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Lettre n°15
28 janvier 2000
35
heures
L'impact des 35 heures sur les outils de gestion du personnel
Une fois clos le périple juridique
et social d'un accord sur les 35 heures, la partie administrative doit
se montrer à la hauteur. C'est pourquoi les directions des ressources
humaines cherchent actuellement à en évaluer l'impact sur
l'informatique (faisabilité et coût). Le passage aux 35 heures
a des répercussions sur plusieurs familles d'outils : logiciels
de gestion des temps, outils de pointage, de mesure et de saisie des temps,
logiciels de planification des temps et de la masse salariale, applications
de paie, etc. Il peut aussi renforcer des besoins émergents. Par
exemple, recourir à des outils de gestion de compétences
pour adapter plus finement les ressources à la charge de travail.
Et les entreprises peuvent en profiter pour investir dans un intranet,
afin d'informer le personnel.
Toutes ces applications sont stimulées par les accords sur l'organisation
du temps de travail (OTT). Mais, pour l'essentiel, il n'y a pas de "
version 35 heures " des produits. La plupart des progiciels nécessaires
existent déjà, et n'ont pas besoin d'être transformés
pour cette échéance, comme pour l'euro.
Les enjeux se situent plutôt en amont des logiciels. " Pour
les entreprises qui ont signé des accords, la difficulté
est de maîtriser complètement les options choisies, en précisant
tous les détails qui vont être nécessaires : procédures
concernant les données de temps, base de taux horaires, algorithmes
de calcul pour les seuils d'heures supplémentaires. Par exemple,
beaucoup d'entreprises engagées ayant signé des accords
OTT n'en sont pas encore à évaluer l'impact sur la paie.
" explique Daniel Andriamasy, d'ADP-GSI, un des principaux prestataires
en France pour l'externalisation en paie et ressources humaines.
Le
Monde de l'Informatique
35 heures
dans l'informatique : extension de l'accord Syntec
L'accord sur les 35 heures dans la branche Syntec signé le 22 juin
avec la CFDT et la CFE-CGC, mais contesté en justice par la CGT
et FO, a fait l'objet d'un arrêté d'extension paru vendredi
au Journal officiel. L'extension d'un accord rend son application obligatoire
par toutes les entreprises de la branche, y compris celles qui ne sont
pas adhérentes de la fédération patronale signataire.
Certaines dispositions concernant le temps de travail des cadres et son
décompte en jours n'ont pas été étendues,
selon cet arrêté daté du 21 décembre. Pour
le syndicat CFDT Betor-pub, "cette extension rend obligatoire, dès
le 1er janvier 2000, le passage aux 35 heures pour l'ensemble des salariés,
y compris les ingénieurs et cadres. Cette extension marque l'échec
d'une stratégie de retardement mené par un front du refus
composé des dirigeants de l'essentiel des majors du secteur et
des organisations syndicales minoritaires".
La CGT et FO avaient demandé l'annulation de l'accord Syntec, dont
ils jugent qu'il entraînera la "flexibilité" pour les salariés
de la branche sans instaurer une "réelle réduction du temps
de travail".
Le tribunal de grande instance de Paris doit rendre son jugement le 8
février. L'ensemble des syndicats de la branche dénoncent
l'attitude des entreprises concernant les 35 heures mais leur analyse
diverge selon qu'ils sont signataires ou non de l'accord Syntec. Les non-signataires
reprochent aux entreprises de vouloir "calquer l'accord Syntec". Les signataires
leur reprochent de vouloir "dénaturer" cet accord et de traîner
les pieds pour le décliner.
Après l'extension de l'accord Syntec, et à l'approche de
la date fatidique du 1er février, les retardataires ont relancé
les négociations à un rythme effréné. Selon
Silvere Chabot, secrétaire fédéral de la Fédération
des sociétés d'études CGT, "nous ne nous attendions
pas à un tel raz-de-marée. Après l'extension du Syntec,
nous n'avions pas constaté une telle remontée des négociations
depuis septembre. A présent, les représentants des organisations
syndicales et les salariés se préoccupent d'abord de leur
entreprise. Leurs dirigeants font du forcing pour signer un accord avant
le 1er février".
Accord sur
les 35 heures dans les télécoms
CFTC, FO, la CGC et la CFDT avaient signé jeudi 1 er juillet un
accord avec lUnetel (Union nationale des entreprises de télécommunications)
pour anticiper le passage aux 35 heures dans la branche télécoms.
Cette dernière concerne aussi bien les constructeurs que les fournisseurs
daccès et de services Internet. Le texte ramène la
durée effective du temps de travail à 1 603 heures annuelles
et limite lamplitude horaire à un maximum de 12 se-maines
de haute activité (dont trois consécutives maximum).Selon
les syndicats signataires, cet accord négocié en parallèle
avec la convention collective de branche garantit aux 40 000 personnes
concernées les salaires et les conditions actuelles dembauche,
tout en posant de sérieux garde-fous à une flexibilité
effrénée. Toutefois, à la différence du texte
signé le Syntec, il offre une très grande souplesse, puisque
son exécution passe par des accords négociés au sein
des entreprises. Enfin, sa conclusion rapide, en dépit de débats
vigoureux sur laccès au compte épargne temps, est
un signe directement adressé à France Télécom.
Ce texte ne visant que les salariés du privé sonne comme
un appel pressant à lancien opérateur public.
http://www.01-informatique.com/parution/1552/1552_9_SOCIALLESHEURES00.html
21569 accords
de RTT conclus
Au 5 janvier 2000, le nombre d'entreprises ayant conclu un accord RTT
atteint 21 569 depuis la promulgation de la loi du 13 juin 1998, couvrant
un effectif de 2 622 742 salariés avec un effet positif de 151
570 emplois supplémentaires (créés ou préservés).
20 361 accords, soit 94 %, présentent un caractère offensif
(aidé ou non) et permettent la création de 129 998 nouveaux
emplois.
En termes de taille des entreprises ayant réduit leur temps de
travail, on compte 8 731 accords concernant des unités de moins
de 20 salariés ; 6 829, entre 20 et 50 salariés ; 4 375,
entre 50 et 200 salariés ; 1 078, entre 200 et 500 salariés
et 556 accords couvrant plus de 500 salariés.
Enfin, au niveau des branches professionnelles, 117 accords RTT signés
étaient recensés début décembre, traduisant
une intense négociation de branche . Ces accords couvrent plus
de 9 millions de salariés, dont 6,7 millions couverts par les 94
accords de branche d'ores et déjà applicables (pour lesquels
l'extension a déjà été obtenue ou n'est pas
sollicitée).

Internet
et syndicalisme
Plan social
dévoilé sur intranet
Vendredi 14 janvier, la majorité des 623 salariés de l'unité
Alstom Transmission et Distribution d'Energie de Saint-Ouen a observé
une journée de grève pour protester contre un plan social
découvert... sur l'intranet de leur entreprise. 175 suppressions
de postes, dont 88 licenciements secs, y étaient planifiés
pour l'été 2000. Selon la direction d'Alstom, le document,
placé par inadvertance sur l'intranet du groupe, ne serait en fait
qu'une hypothèse de travail. "Cette branche est en phase budgétaire,
sur un marché particulièrement mou. Des réductions
d'effectif ne sont pas exclues", nous affirme-t-on chez Alstom.
Légalité
des courriers électroniques syndicaux (suite)
Le Betor Pub CFDT a massivement utilisé les e-mail au cours du
récent mouvement social des Informaticiens sur les 35 heures.
Les réactions des différentes SSII concernés ont
été souvent divergente :
- Ne pas voir,
- Laisser volontairement le syndicat utiliser les adresse électronique.
- Interrompre les connections des militants,
- Filtrer les messages contenant le mots CFDT,
- Menacer de poursuivre le syndicat.
La question de leur légalité pourrait être posée
prochainement si une des entreprises concernées se décidait
à poursuivre le Betor Pub. L'utilisation volontairement provocante
par le Betor Pub des e-mail au cours d'un mouvement social s'inscrivait
dans le cadre de la campagne de l'UNI "des droits en ligne pour les travailleurs
en ligne" (on line rights for on line workers).
Le Betor-Pub est le Syndicat CFDT des personnels de bureaux d'études,
services informatiques, coopération, expertise comptable, publicité,
sondages, diffusion de gratuits, chambres de métiers, centres d'appels
téléphoniques et de l'intérim.
http://www.multimania.com/betor/
(Voir a ce propos dans la Lettre de Temps Réels "Procès
et controverses sur l'usage syndical du courrier électronique"
http://www.temps-reels.org/actualites/actualites11.htm
et le dossier "Surveillance des salariés"http://www.temps-reels.org/actualites/actualites12.htm).

Politiques
publiques
Romano Prodi lance l'initiative
"eEurope"
Le président de la Commission Européenne a annoncé
le 8 décembre la mise en place d'un programme spécifique,
visant à "mettre à la portée de tous les citoyens
européens les avantages de la société de l'information".
Pour y parvenir, 10 domaines d'action prioritaire ont été
fixés : faire entrer Internet dans les écoles ; favoriser
un accès moins cher à Internet en accroissant la concurrence
; développer le commerce électronique en accélérant
la mise en uvre du cadre légal et développer le recours
à la passation électronique des marchés ; assurer
un accès rapide pour les chercheurs et les étudiants ; développer
les cartes à puce pour l'accès électronique ; porter
à son maximum le capital-risque disponible pour les PME de haute
technologie ; veiller à une "eParticipation" des handicapés
; favoriser les soins et l'information santé en ligne ; rendre
les transports plus sûrs et plus efficaces, grâce aux techniques
numériques ; et enfin, dernier point, faciliter les démarches
administratives en ligne. L'initiative "eEurope" devrait être adoptée
au cours du Conseil européen spécial sur l'emploi, la réforme
économique et la cohésion sociale - Vers une Europe de l'innovation
et de la connaissance - qui aura lieu à Lisbonne en mars 2000.
Administration en ligne : Jospin
presse le mouvement
Le Journal officiel a publié une circulaire en date du 31 décembre
relative à laide aux démarches administratives
sur linternet. (http ://www.legifrance.gouv.fr) La circulaire
demande aux administrations de développer les services interactifs
daide à la démarche administrative : accusé
de réception, suivi de dossier en ligne, prise de rendez-vous,
etc.
Un label est créé pour les sites publics hébergeant
des formulaires ou des services interactifs. Cette labellisation vise
à favoriser les initiatives locales tout en garantissant la qualité
et la fiabilité des services proposés aux usagers.
Ce texte prescrit en outre aux ministères
dachever la mise en ligne de la totalité des formulaires
dont lusage est nécessaire aux citoyens et aux entreprises
pour accomplir une démarche auprès dune administration
au plus tard le 1er juillet 2000.
Dores et déjà, les formulaires
en ligne accessibles à partir du portail Admifrance (http ://www.admifrance.gouv.fr)
permettent aux citoyens et aux entreprises daccomplir environ 35%
de leurs démarches administratives. Les administrations ont prioritairement
mis en ligne les formulaires les plus utilisés. A loccasion
de ce travail, près dune centaine de formulaires ont été
supprimés et 474, soit 20% du total, ont pu être significativement
simplifiés.
Depuis le 2 février 1999, les administrations
ont lobligation légale daccepter un formulaire imprimé
depuis linternet. Les conditions techniques et ergonomiques visant
à garantir laccessibilité des formulaires et des téléservices
sur les sites internet de lEtat ont également été
définies dans la circulaire du 7 octobre 1999 relative aux sites
internet des services et des établissements publics de lÉtat.
L'échéance fixée par
le Premier ministre est ambitieuse. Pour Jean-Paul Baquiast,
responsable d'Admiroutes et vieux routier de l'informatisation des administrations,
" les formulaires seront probablement mis en ligne fin 2000
à environ 80 % mais il ne s'agit là que de la phase
initiale de téléprocédures dématérialisées
de bout en bout. " Dans sa circulaire, Lionel Jospin évoque,
en effet, la nécessité de ne pas s'en tenir à la
mise en ligne (de formulaires de type Cerfa ou autres) et d'engager dès
maintenant le chantier de " véritables téléprocédures ".
Parmi les priorités : la TVA en ligne
(échéance fin 2000) et la "télédéclaration"
des revenus. Sur ce dernier point, la Délégation générale
des impôts tente de parvenir à ses fins avant l'échéance
du 1er mars, mais rien n'est acquis.
Le Sénat rétablit la responsabilité
des prestataires techniques du Net
Après lAssemblée nationale, en mai dernier, cétait
au tour du Sénat de se prononcer, le 19 janvier, sur la responsabilité
des prestataires techniques du Net : fournisseurs d'accès, de service
et d'hébergement. Le texte voté par les sénateurs,
le 19 janvier, dénature lesprit de lamendement Bloche,
voté par les députés, en mai dernier.
Le dispositif du député
Patrick Bloche était explicite : les hébergeurs ne pouvaient
être poursuivis que dans le cas où ils avaient eux-mêmes
contribué à la création du contenu dun site
illégal, ou sils refusaient dobtempérer à
la demande, faite par un juge, de fermer laccès au site.
Les sénateurs, pour leur part,
entretiennent le flou, puisque les hébergeurs doivent, selon eux,
être poursuivis "sils sont à lorigine de la
transmission ou de la mise à disposition des contenus, ou quils
ont participé à leur création". Que doit-on entendre
par "mise à disposition des contenus" et par "transmission"
?
Les autres dispositions contiennent
également nombre déléments qui vont, un peu
plus, compliquer la vie des hébergeurs : ils seraient tenus de
révéler lidentité des auteurs dun site
gênant "aux tiers, justifiant dun intérêt
légitime", et non plus seulement au juge. Les entreprises parodiées,
tout comme les personnes privées estimant que leur droit à
limage a été violé, pourraient donc faire pression
sur un intermédiaire technique pour obtenir le nom du véritable
coupable ? Sans quà aucun moment, le juge nintervienne
?
Les hébergeurs auraient également
lobligation globale de fermer un site "sils ont eu connaissance
du caractère illicite des contenus". Autrement dit, à
eux de trancher ! Ils devraient aussi vérifier lidentité
des personnes enregistrant des sites sur leur serveur... Peines envisagées
pour toute contravention à ces principes : 50 000 F damende
et 6 mois demprisonnement, assortis de la possibilité dinterdire
lexercice de lactivité
Le repart maintenant devant
les députés
Le compte rendu des débats sur
le site du sénat : http://www.senat.fr/cra/s20000119/s20000119.html
Texte du projet de loi, déjà
adopté par lAssemblée nationale et transmis au Sénat
: http://www.senat.fr/leg/taan98-325.html
Les amendements déposés
par Patrick Bloche : http://www.patrickbloche.org/1/dossiers/dossieraudiovis.htm
Voir aussi Lettre de Temps
Réels 3 : http://www.temps-reels.org/actualites/actualites3.htm

Logiciel
libre
Les sénateurs promoteurs du logiciel libre trahis par la
technique
Deux senateurs centristes Pierre
Lafitte et René Tregouet, avaient proposé, en novembre dernier,
une proposition de loi tendant à généraliser dans
l'administration l'usage d'Internet et de logiciels libres.Ils avaient
ouvert un forum a été ouvert sur le site du Sénat
. Une proposition assez radicale puisque son article 3 prévoit
que "Les administrations de l'État, des collectivités locales
et des services administratifs, sous réserve des dispositions de
l'article 4 ne peuvent utiliser que des logiciels libres de droits
et dont le code source est disponible. Un décret fixera les conditions
de transition avec la situation actuelle".
Pour le sénateur du
Rhône René Trégouët, l'utilisation d'Internet
pour préparer cette proposition de loi est "une novation dans la
procédure parlementaire française". Les citoyens ont en
effet participé à ce travail préparatoire avant l'examen
par le Parlement.
En prenant part au debat,
des internautes se sont rendus compte que la proposition de loi soumise
a discussion avait été éditée sous "frontpage",
le logiciel d'édition HTML de... Microsoft. Paradoxal pour une
proposition de Loi visant à imposer l'utilisation des logiciels
libres !
http://www.senat.fr/grp/rdse/page/forum/texteloi.html
Un père du logiciel libre contre Amazon
Richard Stallman, personnalité
éminente de la communauté des logiciels libres, part en
guerre contre le libraire en ligne Amazon.com, Il reproche aux dirigeants
d'Amazon d'avoir protégé par un brevet " une simple
idée " : acheter un produit en ligne "en un
seul clic", comme le clame Amazon avec sa technologie "1Click".
Début décembre, Amazon s'est vu conforté devant les
tribunaux, puisque la justice américaine a interdit à Barnesandnoble.com,
son concurrent direct, d'utiliser un système similaire, et ce pour
" contrefaçon de brevet ". Dans une lettre
ouverte du 13 décembre, Stallman s'insurge : " Amazon
a intenté un procès pour bloquer l'utilisation de cette
simple idée, démontrant leur réelle volonté
de la monopoliser. Ceci est une attaque contre le Word Wide Web et contre
le commerce électronique en général ".
Richard Stallman, President de Free
Software Foundation,, milite depuis une quinzaine d'années pour
que le code source d'un logiciel, quel qu'il soit, devienne aussi libre
que l'air (utilisation, diffusion, modification, etc.). Stallman
a été surtout à l'origine du projet GNU, qui a fait
germer une myriade de programmes ouverts et partagés, et qui a
notamment servi de modèle au "noyau" de Linux, le populaire
système d'exploitation de Linus Torvalds.
http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0012278.html?nl
http://www.fsf.org/home.fr.html
"Copyleft attitude"
Des artistes organisaient les
21-23 janvier, à Paris, une conférence sur la notion de
"copyleft". La "copyleft attitude" est une initiative qui vise à
"prendre modèle sur les pratiques liées aux logiciels libres
pour s'en inspirer et les appliquer dans le domaine de la création
artistique". L'idée est de permettre "la création collective
d'objets numériques qui peuvent être librement copiés,
donnés et modifiés". Informations pratiques et programme
en ligne.
http://copyleft.tsx.org
Meryem Marzouki nous signale
trois autres manifestations et initiatives autour du "libre" :
"Autour du Libre" : colloque du 7 au
10 février à Brest
Revue TERMINAL : numéro spécial
"Les logiciels libres : de l'utopie au marché"
Naissance d'une association : ILLICO
: "Internet et les Logiciels LIbres dans les COllectivités Territoriales"

Science
fiction
Les technologies de l'information
doivent pouvoir être pilotées "à la main"
Selon une etude financée
par Bull Grande Bretagne , les agents intelligents, très présents
sur Internet, et les progrès du matériel informatique posent
des problèmes aussi importants que la bio-génétique
ou le clonage humain. Intitulée "Morals for Robots and Cyborgs",
l'étude se veut un début de réflexion sur les questions
éthiques posées par ces technologies et formule quelques
principes de bon sens.
Les agents intelligents doivent
respecter l'anonymat des données personnelles
Les technologies du réseau
et la capacité d'apprentissage des robots menacent clairement l'anonymat
des informations personnelles échangées. Qui contrôlera
les banques de données et de connaissances agrégées
sur Internet
Les agents doivent pouvoir être
"déconnectés"
Les technologies de l'information
touchent à l'organisation économique de l'entreprise et
de la société dans son ensemble. Ces technologies auront
à l'avenir des responsabilités grandissantes. Les agents
doivent pouvoir être "déconnectés" en cas de problème
: enchères électroniques, bourse, nucléaire, militaire...
Le principe d'honnêteté
Les utilisateurs doivent
savoir si ils ont affaire à un robot ou à un être
humain dans leur rapport aux réseaux, aux sites Web, aux banques
de connaissance, aux services de support technique ou commercial. Ceci
afin de de ne pas nuire au processus de décision.
Les décisions prises par
des machines ne doivent s'appliquer qu'aux machines
Un robot de gestion de l'information
déployé sur un intranet n'a pas à prendre de décision
qui s'applique à l'organisation du travail des salariés.
Il en va de même pour la sphère politique ou familiale.
L'étude, réalisée par l'universitaire Perri 6 de
l'Université de Strathcly, s'appuie sur l'expérience des
laboratoires de recherche et de développement de Bull.
http://www.france.internet.com/actualite/news1_151199.html
France: 59% des possesseurs d'ordinateurs
ne sont pas connectés
Selon l'enquête annuelle Sciences et
Vie Micro- GfK, les achats de matériel informatique ont encore
progressé vigoureusement l'an dernier, puisque 4 millions de micro-ordinateurs
ont été vendus en France en 1999 (+17% par rapport à
1998). Les ventes totales de produits électroniques (informatique,
électronique grand public et télécoms) ont ainsi
atteint l'an dernier plus de 130 milliards de francs (près de 29
milliards$ CA), dont 55% pour la seule informatique.
Les rythmes de croissance se sont ralentis
en 1999, passant de 21% en 1988 à 17% en 1999 pour les ventes de
micro-ordinateurs, de 36 à 20% pour les imprimantes, de 60 à
25% pour les numérisateurs. La peur du bogue chez les acheteurs
d'entreprise, la concurrence d'autres produits comme la télévision
16/9 ou le lecteur de DVD chez les particuliers, ont joué leur
rôle.
Selon Gfk, en 2000, il se vendra cependant
en France 4,8 millions de micro-ordinateurs, pour un chiffre d'affaires
de 44 milliards de francs (9,8 milliards$ CA). Le potentiel de croissance
est d'autant plus important que le taux de présence du micro-ordinateur
dans les foyers reste inférieur en France à celui des autres
pays européens: à fin 1999, il était de 26% en France,
contre 32% pour la moyenne européenne, et notamment 42% en Allemagne.
L'écart subsiste pour le nombre
de foyers connectés à Internet: seulement 10,7% des foyers
français, la moyenne européenne etant à 15,4% (22%
en Allemagne et 32% aux Pays-Bas). Fin 2000, 16% de foyers seraient connectés
dans l'Hexagone, contre une moyenne européenne de 22%.
Internet mobile : lEurope
dépassera les USA
Alors que les Etats-Unis possèdent
une avance conséquente dans le domaine de lInternet depuis
un PC ou un boîtier (" set-top box "), lEurope
profitera bientôt de son avance dans le domaine de la téléphonie
mobile. Daprès les projections du Gartner Group, près
de 60% de la population européenne sera équipée dun
téléphone portable. Mieux : plus de 40% des échanges
commerciaux à destination du grand public seffectueront dans
quatre ans à laide dun appareil mobile. A terme, lEurope
pourrait dépasser les Etats-Unis sur ce marché. Pour étayer
ses arguments, Garner Group assure que ladoption massive du protocole
sans fil WAP devrait intervenir dici trois ans. En outre, trois
nouveaux mobiles ou PC de poche sur quatre seront compatibles Bluetooth
(standard de communication sans fil à distance réduite)
en 2004.
Network news
http://www.vnunet.fr/NN/pgs/actu_infos_article.htm?date=1999-11-08&id=4

Extrême-droite
et négationnisme sur la toile
DŽlires racistes
sur martinlutherking.org (2000)
Le nom de domaine martinlutherking.org n'est pas consacrŽ ˆ la vie et
l'Ïuvre du dŽfenseur des droits des Noirs, comme on pourrait le penser.
Il est mme consacrŽ ˆ une idŽologie tout ˆ fait contraire. Sur la page
d'accueil, trompeuse, on trouve ainsi une rubrique "La vŽritŽ sur Martin
Luther King : pourquoi il a combattu et qui l'a aidŽ". Suit une biographie
douteuse, que l'auteur de ce texte nausŽabond rŽsume : "King est juste
un dŽgŽnŽrŽ sexuel, un communiste qui ha•ssait l'AmŽrique, et un tra”tre
criminel, qui a Žgalement trahi les intŽrts de son propre peuple.
http://www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2427505,00.html?chkpt=zdnn012600

Séminaire
Informatique, Réseaux et Société
Terminal organise en collaboration
avec d'autres associations un séminaire mensuel de débat
sur l'informatisation de la société.
Le séminaire avait été consacré en 1999 au
theme "Informatique : enjeux de citoyenneté".
Mercredi 13 octobre 1999: Internet et démocratie locale
http://www.terminal.ens-cachan.fr/navigation/fr/CrSem1.html
Mercredi 10 novembre 1999 : le rôle de l'informatique dans la
vie associative
http://www.terminal.ens-cachan.fr/navigation/fr/CrSem2.html
Mercredi 8 decembre 1999
: Vers une nouvelle loi Informatique et Libertés
http://www.terminal.ens-cachan.fr/navigation/fr/CrSem3.html
En 2000, le seminaire sera consacré
aux transformations du travail impliquées a la fois par l'automatisation
des processus de production que par le recours aux progiciels dans la
gestion des entreprises.
8 mars 2000 : Conditions de travail
et NTIC ; travail informatise
19 avril 2000 : Les cadres, les 35
heures et la flexibilite
10 mai 2000 : Surveillance et intervention
des salaries
14 juin 2000 : Extensions et limites
des libertes syndicales
Les séminaires auront lieu de
18h30 a 20h30 à l'Université de Jussieu Tour 55-65 3ème
étage salle 303
http://www.terminal.ens-cachan.fr/navigation/fr/seminaire.html

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