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Lettre n° 18

20 février 2000



La Cour des Comptes critique sévèrement la stratégie Internet de France Télécom

Dans son dernier rapport annuel, la Cour épingle la politique de services en ligne grand public de l'opérateur. Si le programme Minitel n'échappe pas à quelques remarques, notamment sur sa rentabilité financière, les critiques les plus vives portent sur la stratégie Internet.

Les magistrats lui reprochent tout d'abord son incrédulité vis-à-vis d'Internet au milieu des années 90, alors que le réseau commençait à s'imposer à travers le monde, et son choix tardif de développer une offre à destination des particuliers. " Ce temps d'incrédulité a duré jusqu'en septembre 1995, beaucoup plus longtemps que chez les autres opérateurs ", note le rapport. Or, ce programme n'est devenu une priorité qu'en 1997, ce qui a eu pour effet de multiplier les difficultés, tant pour faire évoluer l'infrastructure existante que pour réformer la tarification.

La Cour rappelle que, malgré l'entrée de France Télécom sur le marché de l'Internet grand public, fin 1995, "l'infrastructure de transport n'a pas été adaptée comme il aurait convenu ", afin de proposer des services en ligne sur un réseau en mode IP. Du coup, le lancement du service d'accès Wanadoo s'est opéré sur une infrastructure surchargée. De même, le nombre d'accès en mode Internet au réseau de transport de données s'est révélé rapidement insuffisant, " situation qui a beaucoup nui à la qualité de l'Internet en France ", non seulement pour l'opérateur national, mais aussi pour tous les autres fournisseurs d'accès.

En ce qui concerne la politique tarifaire autour du Net, la Cour estime que les choix de France Télécom n'ont pas toujours été très clairs, et que les décisions se sont parfois révélées contradictoires. Elle constate que, dans la réforme des tarifs d'octobre 1997, aucune mesure spécifique n'était prévue pour les internautes, dont France Télécom avait par ailleurs sous-estimé l'impact de la mobilisation qui s'en est suivie.

Le rapport reconnait, cependant, en conclusion que, après des années de flottement, l'option choisie semble aujourd'hui sur le point de réussir, tant financièrement que commercialement. Le réajustement tarifaire de décembre 1997 consenti par France Télécom, conjugué à " un effort commercial soutenu " et à " une stratégie de conquête de parts de marché menée désormais avec vigueur ", a permis à Wanadoo de devenir, en 1998, le " fournisseur d'accès le plus dynamique " et de totaliser près de 800 000 abonnés à la mi-1999.

On ajoutera un seul commentaire à ce diagnostic severe : les magistrats situent à fin 97 le revirement de France Telecom vis à vis d'internet. Fin 1997, soit quelques mois après que Lionel Jospin, à Hourtin, ait clairement indiqué les limites du minitel (" le Minitel, réseau uniquement national, est limité technologiquement, et risque de constituer progressivement un frein") et suggéré à l'opérateur historique de mettre le cap sur Internet. ("Je souhaite donc que France Télécom propose des solutions incitatives afin de favoriser la migration progressive du très vaste patrimoine de services du Minitel vers Internet"). Pour une fois, l'ingérence de la tutelle, ou l'injonction du politique, si l'on prefére, ne s'est pas avérée inutile….

Cour des Comptes
http://www.ccomptes.fr/
Le Monde Informatique
http://www.lmi.fr/

Technologie-Croissance-Emploi

La Commission européenne propose une "stratégie pour l’emploi dans l’économie cognitive"

Anna Diamantopoulou, commissaire chargée de l’emploi, propose que des mesures globales soient adoptées dans l’Europe toute entière . " La prochaine génération de main-d’oeuvre - la génération Internet - est encore scolarisée. Les actions mises en oeuvre aujourd’hui pour équiper cette génération jouent un rôle essentiel pour notre développement économique et social.." 

Le document de la Commission fait état d’un certain nombre de possibilités et de défis :

• D’ici 2010, la moitié de l’ensemble des emplois appartiendront à des secteurs qui sont soit d’importants producteurs soit des utilisateurs intensifs de produits et de services des technologies de l’information.
• Environ 9 millions d’Européens sont déjà des télétravailleurs.
• Environ 81 millions de personnes sur les 117 millions ayant moins de 25 ans dans l’Union européenne se trouvent dans des établissements d’enseignement. C’est la génération Internet qui représente aussi la relève sur le marché de l’emploi.
• L’emploi dans la société de l’information devient déjà, en moyenne, moins stable et moins sûr que dans le passé et il dépend davantage de compétences et de capacités d’adaptation élevées.

La Commission formule 18 recommandations dans quatre domaines principaux - Education, travail, services publics et entreprises - assorties d’échéances et d’indicateurs de contrôle spécifiques.

Education

1) Connecter chaque école à Internet
2) Développer les capacités multimédia des PC dans les écoles
3) S’assurer que tous les enseignants possèdent des compétences vérifiables en matière de société de l’information
4) Développer la capacité à intégrer les outils de la société de l’information dans l’enseignement
5) Prendre en charge les outils de la société de l’information et l’intégration du multimédia dans les programmes d’études, grâce au partenariat public-privé
6) Soutenir les réseaux de développement du contenu dans le secteur de l’enseignement

Travail

7) Offrir à chaque travailleur la possibilité de maîtriser la société de l’information
8) Mettre en place des conventions collectives et des dispositions pratiques pour que le télétravail puisse se faire à grande échelle
9) Développer les capacités de l’enseignement de 3e cycle, en veillant à l’équilibre des sexes et aux exigences de l’industrie
10) Promouvoir les cours de technologie de l’information du 2e cycle, y compris l’utilisation de programmes de formation professionnelle agréés par l’industrie
11) S’assurer que des normes de convivialité des équipements soient appliquées afin d’ améliorer l’employabilité des personnes handicapées

Services publics

12) Créer une page Internet conviviale pour les citoyens, dotée d’un plan du site clair, offrant des informations sur les droits et des liens vers les services publics correspondants.
13) Rendre disponibles par voie électronique tous les services publics qui peuvent être fournis par ce moyen, tout en renforçant le contact humain avec le citoyen
14) Assurer un guichet " Internet unique " répondants aux questions relatives aux politiques et à la législation touchant aux affaires, et donnant des informations sur les nouvelles économiques, les foires, les possibilités de partenariat commercial, les appels d’offre, etc.
15) Créer des points d’accès Internet, soutenus par une formation, et ce, dans tous les lieux publics comme les bibliothèques, bureaux de poste,

Entreprises

16) Encourager l’entreprenariat de nouveaux services et entreprises par le biais de politiques fiscales récompensant la prise de risque, en particulier en ce qui concerne les " stock options"
17) Accroître la collaboration entre l’industrie et le secteur de la recherche
18) Intégrer dans les programmes publics les besoins des PME en matière de société de l’information
19) Disséminer les meilleures pratiques et diffuser les performances des entreprises dans l’utilisation des TIC

Les recommandations sont d'importance inégale.
On ne voit pas toujours le lien de certaines recommandations - notamment celles qui concernent l'administration - avec la problématique de l'emploi.

L'intérêt de la demarche proposée reside peut être dans la traduction des recommandations en indicateurs qui permettront de mesurer et de comparer les progrès accomplis dans les pays membres.

Exemples d'indicateurs :

Nombre d’établissements scolaires connectés à Internet et de PC par élève
Nombre d’enseignants utilisant Internet ou des outils multimédia en classe
Proportion d’appels d’offres publiées sur Internet
Nombre de points d’accès/1000 habitants

http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?p_action.gettxt=gt&doc=IP/00/119|0|RAPID&lg=FR


600 000 emplois à pourvoir dans les réseaux en Europe

Un rapport commandé par Cisco Systems à IDC (International Data Corporation) fait état du manque de main d'oeuvre dans l'industrie des réseaux d'ici à deux ans. Selon le cabinet d'étude américain, l'Europe de l'Ouest manquera de quelque 600.000 ingénieurs et techniciens réseaux, dont 67.000 postes en France .

http://www.cisco.com/edu/emea/documents/IDC_WP.pdf


France : L'emploi des jeunes diplômés est dopé par l'informatique

Depuis 1998, c'est dans l'informaitque que les jeunes diplômés (bac + 4 et au delà) sont les plus nombreux à commencer leur vie professionnelle.

En 1999, un quart des Bac + 4 décroche leur premier emploi dans une entreprise de services informatiques.

La quasi-totalité (96%) des jeunes diplômés qui ont suivi une formation dans cette discipline ont un emploi en 1999. Leur salaire moyen s'élève à 188.000 francs par ans. 91% ont le statut cadre et 96% sont en contrat à durée indéterminée (CDI). Les jeunes diplomés en biologie, à l'autre extrême de ce classement, ne sont que 72% en activité en 1999, 57% ont le statut cadre et leur rémunération se monte à 158.000 francs.

Le " boom " du secteur informatique ne profite pas qu'aux jeunes diplômés informaticiens.

La demande a été si forte que les entreprises, pénurie de main d'œuvre aidant, ont été contraintes d'aller chercher dans d'autres domaines scientifiques des jeunes diplômés pour les former à l'informatique: 61% des mathématiciens bac+4 et au delà, 59% des physiciens, 41% des chimistes trouvent un emploi dans ce secteur.

http://www.latribune.fr/
Voir aussi dans la lettre de temPS réels: Baisse du chômage et amorce de pénurie de main d’œuvre dans les NTI
http://www.temps-reels.org/actualites/actualites10.htm



Téléphone portable : les libéraux de Fortune vantent les mérites de la "bureaucratie européenne"

Le magazine de chevet des hommes d'affaires américains. s'aperçoit avec stupeur que la liberté du marché ne favorise pas nécessairement la meilleure technologie au meilleur coût.

"En Europe, où l'épouvantable bureaucratie européenne étouffe le marché, l'Union européenne a poussé les entreprises à développer un seul standard numérique à la pointe du progrès" .

Les entreprises européennes consacrent leurs ressources à imaginer la prochaine génération de téléphones portables. Pendant ce temps-là, les compagnies américaines dépensent leur argent pour faire disparaître leurs concurrents. Les téléphones portables de 3e génération arriveront sur le marché européen dès 2002 alors que les citoyens américains devront attendre 2003-2005 …

http://www.pathfinder.com/fortune/technology/2000/01/24/ega.html


Action et communication politique sur Internet

Tony Blair chaque semaine sur internet

Tony Blair a annoncé son intention de s'adresser directement à la population, une fois par semaine, depuis le site Internet du gouvernement. Dans un pays où les membres du gouvernement ne s'adressent au public qu'en temps de crise, par des discours à la télévision et à la radio, Tony Blair innove en voulant assurer une transmission vidéo par semaine pour expliquer aux anglais les décisions du parlement.

La première intervention de Tony Blair, mise en ligne le 11 février, portait sur l'éducation.

Elle a suscité les foudres des conservateurs, qui ont déclaré que si le Premier Ministre veut s'adresser aux anglais, il devrait le faire depuis le site de son parti et non pas depuis le site du gouvernement.

Vivement critiqué pour son ignorance dans le domaine des nouvelles technologies, Tony Blair n'avait pas hésité, l'année dernière, à suivre des cours de remise à niveau. Aujourd'hui, il se déclare à l'aise avec Internet et dispose d'une connexion personnelle.

http://www.number-10.gov.uk/default.asp?PageID=44


Le militantisme par courrier électronique

La lettre electronique arobase, spécialisée dans les usages du courrier électronique consacre un dossier au militantisme par mail.

http://www.arobase.org/usages/militer.htm



NTI-Démocratie-Développement

1,7 million d'utilisateurs de l'Internet enregistrés en Afrique dont 1,6 en Afrique du Sud

Le président sud-africain Thabo Mbeki, lors du World Economic Forum à Davos en Suisse, a estimé qu'il y avait en Afrique noire 1,7 million d'utilisateurs de l'Internet enregistrés, dont 1,6 en Afrique du Sud. "Vous n'assisterez pas à une participation automatique des pays africains dans cette révolution technologique, alors que nous [Africains] sommes tous préoccupés par l'extrême pauvreté de millions de personnes et par le sida". Il n'y a même pas souvent "l'infrastructure électrique qui rend possible l'accès à ces technologies", a-t-il relevé.

"C'est un problème pressant. Comment s'engager dans ce défi moderne, quand l'Afrique fait face aux problèmes de la paix et de la stabilité?", a-t-il demandé. "Une intervention consciente est donc nécessaire, de la part de quelqu'un, peut-être d'une organisation comme l'Union internationale des télécommunications, afin de dire quelles mesures doivent être prises pour s'assurer que les pays africains ne sont pas distancés".

"Si l'on laisse les choses se faire d'elles-mêmes, si l'on dit que le marché va corriger [cette inégalité], je ne pense pas que le marché le fera".


Internet au service du microcrédit

Planet Finance, crée par Jacques Attali, épaule et met en relation les associations qui offrent des services financiers aux plus démunis. Son financement est assuré par des institutions internationales (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, etc.). , par la Caisse des Dépôts et Consignation, mais aussi par les grands groupes de hautes technologies qui fournissent infrastructure technique (Cap Gemini) , des journées d'ingénieurs et des machines (Arthur Andersen, Oracle, Sun, UUNet...). En tout, une vingtaine de firmes.

Pres de 7.000 banques dans le monde distribuent des crédits sans garantie aux très pauvres pour leur permettre de créer leur emploi. Ces institutions qui ont quinze millions de clients ont un potentiel de développement considérable mais elles ne sont pas connues ni utilisées à leur juste mesure. "Grâce à Internet, nous avons créé cette institution qui va leur permettre de passer à 100 voire 200 millions de clients dans les dix ans qui viennent, explique Jacques Attali. "Nous aidons ces institutions à faire leur site, nous créons des banques de données qui permettent aux instituts de micro-financement ou aux investisseurs d'échanger leurs expériences. Nous voulons former une bibliothèque et une université virtuelle, traitant des techniques bancaires. Nous avons également créé un instrument de rating pour attirer les marchés. On a créé un système de dotation en ligne. Si un internaute donne 100 francs par exemple, il choisit sur notre site à qui l'on donne. Nous le prêtons à l'institution choisie par le donateur. A la fin du crédit, lorsque l'institution rembourse, nous informons le donateur, qui choisit à qui le prêt est re-dirigé. On prête tout. Il n'y a pas de frais de gestion "

http://www.journaldunet.com/it_attali.shtml


La Chine reprend le contrôle du Net

Neufs millions d’internautes chinois endurent le contrôle omniprésent de l’État chinois sur le Réseau. Cette censure s'est renforcé avec l’adoption, le 26 janvier, de nouvelles dispositions…

Depuis quelques mois, une centaine de cybercafés de Shanghai ont été fermés par les autorités chinoises. Le prétexte de cette censure en règle : ces lieux n’étaient pas "licenciés" par les autorités chinoises. Ils étaient, en outre, accusés de "disséminer" du matériel pornographique qui "corrompt l’esprit des jeunes" chinois, selon un officiel de Shanghai. BBC News rapporte l’existence de 750 cybercafés à Shanghai. Ils jouissent d’une grande popularité, en Chine, où le taux d’équipement en ordinateurs reste très bas et les lignes téléphoniques sont quasi-inabordables. Dans ce contexte, le régime de Pékin a adopté, le 26 janvier, de nouvelles dispositions drastiques. En pratique, tout ce qui n’a pas reçu l’accord de publication de la part du régime est susceptible de s’apparenter à de la trahison de "secrets d’États". Cette réglementation s’applique, par exemple, aux news groups, aux chats et même aux mails. Et, pour s’assurer que rien ne puisse échapper à Big Mao Brother, la possibilité de crypter des données est soumise à l’autorisation du pouvoir central…

http://www.transfert.net/revueweb/rev0103.htm



Logiciel libre



Projet d'agence du logiciel libre

Après un débat public organisé sur son site internet, les sénateurs Lafitte et Tregouet publient une nouvelle version de leur proposition de loi sur l'usage des logiciels libres dans les services de l'État et les collectivités locales.

L'article 4 du nouveau texte - proposition n°117 - fait notamment appel à la création d'une " Agence du logiciel libre " (ALL), qui sera " chargée d’informer les services de l’État (…) des conditions d’application " de la loi. L'ALL " veille à l’interopérabilité des logiciels libres au sein des administrations publiques [et] réalise l’inventaire, par secteur d’activité, des manques en matière de logiciels dont l’usage et la modification sont libres et pour lesquels le code source est disponible (…) En fonction de cet inventaire, elle autorise les administrations publiques à déroger à la présente loi. "

Cette agence " est ouverte aux internautes et ses décisions devront en particulier être précédées par des consultations sur l'internet. " Enfin, " un correspondant de l’Agence du logiciel libre est désigné au sein de chaque préfecture. " " Cette nouvelle proposition est bien plus qu'une banale correction ", indique dans un communiqué l'Association pour la promotion et la recherche en informatique libre (April), qui " apporte son soutien à cette nouvelle proposition de loi ainsi qu'à cette "Agence du Logiciel Libre". "

http://www.senat.fr/grp/rdse/page/forum/texteloi.html
http://www.zdnet.fr/actu/soci/a0012803.html?nl

Le modèle Linux a de l'avenir

Un rapport du Gartner Group met à mal les mythes et les objections qui freinent l'acceptation de Linux dans les entreprises. Gartner Group fait valoir la pérennité des projets ouverts, dont le plus marquant reste le développement de l'infrastructure de l'internet.

Le rapport relativise aussi l'idée selon laquelle "personne n'a envie de travailler gratuitement" : les développeurs qui prennent part à des projets ouverts le font aussi pour étoffer leur CV. L'argument selon lequel donner des produits gratuitement est commercialement malsain est sans fondement : " des éditeurs comme Apple ou IBM distribuent déjà des produits ouverts, en faisant leur marge sur le support, les services ou la vente d'extensions propriétaires. "

• Enfin, la légende tenace selon laquelle les logiciels ouverts sont le fait d'étudiants et de hackers, ne devrait plus avoir cours du fait de l'arrivée de Linux dans le monde commercial.

Le document conclut que le modèle ouvert n'est ni récent ni transitoire, et que les entreprises qui l'excluent encore de leurs choix devraient réexaminer leur politique. " La communauté Linux veut remplacer des systèmes d'exploitation bien établis mais il faut des années aux grands responsables informatiques pour redessiner l'architecture de leurs systèmes ", précisent les analystes, " la communauté Linux a tort quand elle annonce qu'elle peut renverser Microsoft. "

http://www.zdnet.fr/actu/logi/a0012859.html?nl
http://gartner12.gartnerweb.com/public/static/hotc/hc00085832.html



Indicateurs


5 millions d'internautes en France, 9 % de la population

5.370.000 : c'est le nombre d'internautes des 12 derniers mois en France, sur la population des 18 ans et plus pour le dernier trimestre de l'année 1999. La croissance a été régulière sur l'ensemble de l'année puisqu'on compte 4 570 000 internautes au premier trimestre, 4 729 000 au deuxième, 5 212 000 au troisième et enfin 5 370 000 au quatrième.

42,4% des internautes se connectent du domicile. Le travail reste toutefois le lieu de connexion dominant (de 48,6% au premier trimestre 1999 à 50,8% au quatrième trimestre).


Les internautes se connectent plus fréquemment

Les internautes assidus représentaient 28,8% de l'ensemble des internautes au premier trimestre pour atteindre 34,6% au quatrième trimestre 1999. La part des internautes réguliers reste quant à elle quasiment stable (33,8% au premier trimestre à 35,0% au quatrième trimestre). En revanche, la part des occasionnels baisse tout au long de l'année (on passe de 37,4% à 30,4%).

63,6% sont des hommes. Lorsque Internet arrive dans un foyer, les hommes sont les premiers à se connecter au Web. Les utilisateurs d'Internet se féminisent par la suite.

La répartition par âge reste stable sur l'année 1999 avec une majorité d'utilisateurs entre 25 et 49 ans. Cette tranche d'âge progresse de 2,5 points entre le troisième et le quatrième trimestre 1999 (de 59,2% à 61,7%).

Les résultats de cette étude Médiamétrie reposent sur un échantillon de 5 981 personnes interviewées, âgées de 18 ans et plus, parmi lesquelles 581 internautes s'étant connectés au cours des 12 derniers mois.

http://www.mediametrie.fr/fr/dossier/1999/baro4_99.html

 

 
 
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