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Lettre n°24
27 mars 2000
La
gauche européenne face à la "société de l'information"
Les enjeux économiques
et sociaux des technologies de l'information ont longtemps échappé
au débat politique. Ils affleuraient rarement dans les programmes
des partis et dans les campagnes électorales. Notamment à
gauche.
Le premier parti à franchir le pas fut, en Europe, le New Labour
de Tony Blair, en 1997. Son manifeste électoral consacrait un chapitre
entier aux technologies de l'information (Access to computer technology
- Realising the potential of new technology). Encore dans l'opposition,
le New Labour avait même négocié avec British Telecom
un programme de câblage des écoles. Tony Blair n'avait d'ailleurs
pas caché qu'il puisait son inspiration auprès de Bill Clinton
et Al Gore qui avaient fait des ""information highways" un des thèmes
de leur campagne en 1992.
Les technologies de l'information se frayent désormais une voie
sur l'agenda de la gauche européenne.
Dans la campagne des législatives
qui vient de se conclure en Espagne, les socialistes espagnols proposaient,
par exemple, l'accès gratuit au réseau mondial pour tous
les lycéens, étudiants et professeurs et l'instauration
d'un tarif unique plancher pour l'accès à l'Internet.
En Suède, les sociaux-démocrates,
réunis en congrès extraordinaire, viennent de se prononcer
en faveur d'un réseau de communication à bande large couvrant
l'ensemble du territoire du royaume et devant permettre un accès
rapide à Internet aux neuf millions d'habitants du pays. Le coût
ce programme est évalué à 13 milliards d'euros.
L'appropriation des enjeux sociopolitiques des technologies de l'information
par la gauche européenne s'est opérée, un peu partout,
en deux temps :
Dans un premier
temps, l'impulsion est venue des gouvernements sociaux-démocrates.
On retrouve un peu partout les mêmes thèmes -accès
à Internet, politique d'innovation, modernisation des administrations
et du système éducatif - plus ou moins articulés
dans un programme d'action (PAGSI en France, programme "Innovation et
emplois dans la société de linformation au XXIe
siècle" en Allemagne). Avec le "retard à rattraper", comme
fil directeur.
Dans un second temps,
les partis socialistes ont repris a leur compte, pratiquement tels quels,
ces thèmes dans leur programme. Avec, il est vrai, des nuances
: ils misent, en Suède, sur l'investissement public, et privilégient,
en Grande-Bretagne et en Allemagne, le jeu de la concurrence et la "régulation
intelligente".
Nous entrons, peut
être, dans une troisième étape de la "courbe d'apprentissage"
des technologies de l'information par les socialistes européens.
Après avoir fait
de la "société de l'information" un chapitre en tant que
tel de leur programme, il s'agirait désormais d'aborder les technologies
de l'information dans leurs relations avec les autres axes politiques
et thèmes de réforme. De les appréhender, non plus
comme un domaine d'action en soi, mais, de manière plus transversale,
comme des leviers pour la conduite des reformes, des outils au service
de la transformation sociale.
TemPS
réels
Législatives en Espagne : les technologies de l'information ont
fait irruption dans les plates-formes électorales
Lors des législatives
qui viennent de se tenir en Espagne - et remportées par le Parti
Populaire de José Maria Aznar- la droite et la gauche avaient introduit
dans leurs programmes électoraux des propositions sur "la société
de l'information" .
Le programme du Parti populaire (PP) prévoyait un programme d'investissement
de fonds publics de 2,7 milliards d'euros dont 841 millions en 2000, "pour
incorporer les technologies de l'information à tous les secteurs
économiques et sociaux". Le PP propose de créer un réseau
d'accès public à l'internet dans les zones rurales, les
bibliothèques et les centres éducatifs, de former 125.000
professeurs en technologies de l'information et de développer l'usage
de l'espagnol sur l'internet avec l'objectif d'atteindre en trois ans
un quota de 15% des contenus dans cette langue sur le réseau mondial.
Le programme électoral du parti socialiste (PSOE) mettait l'accent
sur la modernisation des services publics : "les Espagnols pourront réaliser
toutes leurs démarches avec l'administration à travers l'internet".
Accès gratuit au réseau mondial pour tous les lycéens,
étudiants et professeurs", instauration d'un tarif unique plancher
pour l'accès à l'internet, fin du monopole de la téléphonie
de boucle locale (réseau urbain) figuraient parmi les propositions
socialistes pour que "l'Espagne atteigne le niveau des autres pays européens
dans la société de l'information".
Les partis nationalistes, notamment les catalans, étaient également
présents dans ce débat, avec leurs sites en .net ou .org
afin d'éviter, nationalisme oblige, les noms de domaine en .es
(pour l'Espagne).
Parti populaire : www.pp.es
PSOE : www.psoe.es
http://fr.news.yahoo.com/000310/1/9pph.html
Un accès
à Internet pour chaque Britannique d'ici 2005
Tony Blair estime qu'un tel
objectif est réalisable en encourageant la baisse des prix d'accès
à Internet, et en offrant un accès public au réseau
pour ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir un ordinateur à leur
domicile.
Le Premier ministre s'est félicité des récents développements
de la guerre des prix en Grande-Bretagne entre fournisseurs d'accès
à Internet. Le câblo-opérateur anglo-américain
NTL avait annoncé début mars le lancement prochain du premier
accès à Internet "entièrement gratuit" en Grande-Bretagne,
au lendemain de l'annonce par l'américain AltaVista du premier
service d'accès avec communications gratuites. British Telecom
a tres vite emboîté le pas.
Le gouvernement britannique s'est déjà fixé l'objectif
de connecter à l'internet toutes les bibliothèques et les
écoles du pays d'ici 2002 et d'ouvrir 1 000 centres de formation
aux technologies de l'information d'ici l'an prochain.
De plus, 100 000 ordinateurs d'occasion remis en état seront
loués à très faible coût à des familles
peu fortunées et le gouvernement a promis de prendre en charge
80% du coût de chaque formation de base à l'ordinateur.
Selon une étude du cabinet Booz Allen commandée par le gouvernement,
48 % des utilisateurs britanniques d'Internet appartiennent aux couches
sociales les plus favorisées et 45 % sont âgés
de 15 à 24 ans.
Les sociaux-démocrates veulent doter la Suède d'un accès
rapide à Internet
Les
sociaux-démocrates au pouvoir en Suède se sont prononcés
en faveur d'un réseau de communication à bande large couvrant
l'ensemble du territoire du royaume et devant permettre un accès
rapide à Internet aux neuf millions d'habitants du pays.
Réuni en mars dernier en congrès
extraordinaire à Stockholm, le parti gouvernemental a décidé
que cette infrastructure, considérée comme un équipement
stratégique majeur, serait financée conjointement par le
secteur privé et les pouvoirs publics.
En juin, un rapport avait chiffré
à 80 milliards de couronnes suédoises (13 milliards$ CA)
le coût d'un réseau national à bande large offrant
un débit de 10 à 100 megabits par seconde dans les deux
sens. Les liaisons à Internet par modem via les lignes téléphoniques
classiques sont actuellement limitées à 56 kilobits par
seconde.
Le document avait également
conclu qu'un réseau à bande large " était
nécessaire " pour que la Suède conserve sa position
de pointe dans le domaine des technologies de l'information.
Si 60 % des Suédois sont
équipés d'un ordinateur et 49 % connectés à
Internet, il existe un risque de fracture technologique entre le sud du
pays, où est concentré 70 % de la population, et le
nord, avait-il ajouté.
Le congrès social-démocrate
a notamment recommandé au gouvernement du Premier ministre Goeran
Persson de réfléchir sur la possibilité d'enterrer
le réseau plutôt que de le rattacher en surface à
celui des câbles électriques. Début décembre,
la Suède avait essuyé comme toute l'Europe du nord une très
forte tempête qui avait démontré la vulnérabilité
du réseau électrique haute tension.
Le ministre de l'Industrie Bjoern Rosengren
doit présenter au printemps un plan pour doter l'ensemble du pays
d'un accès rapide à Internet devant notamment permettre
de diffuser des données vidéo de très bonne qualité.
A propos du projet suédois
Le jour n'est peut être
pas si lointain, en France, où un Congrès du Parti Socialiste
serait invité à discuter réseaux, infrastructure,
besoins en bande passante et usages
Le projet suédois a suscité, en tout cas, un débat
au sein de temPS réels.
La dernière fois qua été proposé un
grand réseau large bande pour tous en France, cétait
dans le rapport Autoroutes de linformation de Gérard Théry
en 1995. Chacun sait la limite du modèle. La fibre optique jusque
chez lhabitant (entre 100 et 150 milliards de francs dinvestissement)
est-elle justifiée par le besoin en bande passante ?
La mise en uvre dune mega-infrastructure nest probablement
pas adaptée à la nécessaire segmentation des besoins.
Sans doute convient-il de distinguer :
Le débit pour les citoyens
Larbitrage
nest pas 56 kbps ou 10 mbps. Pour les applications vidéos
et autres, la clé cest internet par le câble ou par
ADSL
Lenjeu du haut débit pour lavenir technologique
:
Pour
la R&D et linternet du futur : cest RENATER, dont Claude
Allègre aura fait plus que décupler le débit en
infrastructure centrale en deux ans
Pour
le e-business et les applications entreprises/administrations : cest
la baisse des coûts des liaisons louées, les infrastructures
alternatives (boucle locale radio, dont le gouvernement a accéléré
le lancement -licences en cours dattribution, contrairement aux
Britanniques qui nont pas encore commencé)
Pour laménagement du territoire :
Les opérateurs orientent
leurs investissements vers les régions et les villes à forte
densité et avec un fort potentiel d'affaires. Certaines régions
(comme le nord de la suède) risquent de rester à l'écart.
La piste à suivre, ici, ce sont les réseaux régionaux
dont il faudrait accélérer en déploiement. Le Gouvernement,
en l'occurrence, le Comite interministériel Société
de linformation (CISI) y travaille.
Outils
de l'autonomie
545 028 pages personnelles en France
Internet n'est pas seulement
un espace fonctionnel où l'on résout des problèmes
"C'est aussi un espace d'expression où chacun est censé
pouvoir s'adresser, sans autorisation préalable, au monde entier.
Pour la première fois, un système de communication
de masse ne distingue pas, dans son principe l'émetteur et le récepteur.
L'expression publique, directe de tous vers tous est-elle pour autant
audible ? Cet idéal est soumis à de vives contradictions,
mais il continue d'inspirer massivement le développement du réseau.
Et la question des intermédiaires -qu'il s'agisse de leur disparition,
de la modification de leur rôle ou de l'apparition de nouvelles
fonctions médiatrices- est au coeur de ces enjeux". Jean Louis
Weissberg propose le concept d'automediation pour caractériser
ce mouvement paradoxal par lequel on se passe d'intermédiaire tout
en s'instituant soi même médiateur. On pense, bien sur, aux
sites personnels et à l'essor des home pages.
L'Association (AFA) a rendu public le mois dernier le nombre de pages
personnelles en France et des abonnements individuels : : 545 028 et 3.030.000.
Pres d'un abonné sur cinq disposerait ainsi d'une page personnelle.
Nombre de ces pages personnelles se limitent probablement à une
présentation sommaire : photo, coordonnées, liens préférés,
CV
. Mais nous avons tous, au hasard d'une recherche, découvert
des pages personnelles particulièrement utiles, documentées,
ou satiriques.
38 % des internautes interrogés par l'IFOP ont crée
une page web
60 %
d'entre eux l'ont fait pour apprendre à créer des pages
51 %
pour parler d'une passion
27 %
pour rencontrer d'autres internautes
21 %
pour publier un travail antérieur
14 %
pour trouver du travail
(enquête réalisée
par l'IFOP pour Yahoo Internet Life)
Pour Forrester Research, dans une enquête menée sur les usages
des internautes en ligne, "l'utilisation d'Internet n'en est qu'à
ses balbutiements. Dans 5 ans, un internaute sur deux utilisera "un média
interactif supérieurement performant, au moins une fois par mois,
sans aucun problème". L'industrie propose déjà et
travaille à la mise au point de caméras digitales, de camescopes
qui permettront aux individus de faire de la vidéo on line. Avec
des bandes passantes toujours plus larges, et des connections permanentes,
les "contenus personnels multimédias" prendront le relais des home
pages et les emails s'animeront.
Cette poussée d'autonomie ( auto-édition et auto-médiation)
rend, on le sait, caduques les procédures de déclaration
des sites auprès du Conseil Supérieur de l'audiovisuel.
Celui-ci a fini par l'admettre, tout récemment.
Elle conduit, aussi, à définir des règles du jeu
claires en matière de responsabilité, et notamment de partage
de la responsabilité entre hebergeur et auteur du site. C'etait
l'enjeu du fameux amendement Bloche, adopté l'an dernier après
l'affaire Altern, amendé dans un sens restrictif par le Sénat,
et que l'Assemblée vient de rétablir.
JL Weissberg, Présences à distance.
http://hypermedia.univ-paris8.fr/Weissberg/presence/presence.htm
Etude Forrester
http://www.lalettre.com/todaynews.cfm?id=267&actions=view
Libération consacrait, à l'occasion de la Fête
de l'Internet, un dossier au phénomène des pages personnelles.
http://www.liberation.com/multi/feteinter/index.html
19 % des Français
ont lintention de se connecter à domicile en 2000
Moins dun Français
sur dix est connecté à Internet en 1999 depuis son domicile.
Toutefois, 19 % des Français ont lintention de se connecter
depuis leur domicile en 2000, contre 16 % en 1998. Il sagit surtout
de jeunes, de personnes ayant suivi des études supérieures
longues et des catégorises sociales aisées. Néanmoins,
17 % des ouvriers et des employés, de même que les travailleurs
à leur compte, en particulier les agriculteurs, manifestent la
même intention.
68 % des Français interrogés ne souhaitent pas se connecter
de chez eux, contre 52 % lannée précédente.
Il sagit surtout de retraités (87 %), de femmes de plus de
35 ans (80 %) ainsi que des trois quarts des salariés du secteur
privé.
64 % de ces personnes ne voient pas lutilité de lInternet
à domicile. Les femmes de moins de 35 ans, les personnes disposant
de bas revenus et les employés évoquent aussi le fait de
ne pas posséder de micro-ordinateur, lachat étant
trop onéreux. Par ailleurs, 15 % des personnes, en particulier
les étudiants et les lycéens, les jeunes de moins de 25
ans, nayant pas lintention de se connecter, mentionnent le
coût dutilisation trop élevé.
42 % des personnes interrogées déclarent sintéresser
aux nouvelles technologies de linformation et de la communication
et à lInternet. Les plus motivés sont les cadres supérieurs,
les professions intermédiaires, les étudiants et les lycéens.
41 % des personnes interrogées veulent accéder à
lInternet à domicile pour rechercher avant tout des informations,
28 % pour communiquer, 14 % pour travailler chez soi, 12 % pour se distraire.
Plus de 4 Français sur dix souhaitent que lEtat intervienne
davantage pour protéger les consommateurs vis-à-vis des
vendeurs indélicats et pour assurer la sécurité du
paiement sur le réseau.
Plus dun tiers des Français souhaiteraient également
que les pouvoirs publics accentuent leur action pour assurer le respect
de lanonymat des utilisateurs ainsi que le contrôle du contenu
des informations circulant sur lInternet.
27 % seulement des Français
estiment que les pouvoirs publics ninterviennent pas assez dans
le domaine de la diffusion dinformations dintérêt
général sur lInternet.
Sondage réalisé, du 14 octobre au 26 octobre 1999, par lInstitut
CSA Opinion pour le ministère de lEconomie, des Finances
et de lIndustrie, auprès de 1 024 personnes âgées
de 15 ans et plus.
Nouvelles
inégalités
Un téléphone mobile pour chaque chômeur ?
Le Gouvernement britannique
a lancé une opération-test dans plusieurs quartiers de Londres
: "un téléphone mobile pour chaque chômeur". Pratiquement,
des téléphones et des pagers seront mis gracieusement à
la disposition des chômeurs de longue durée (12 mois) de
plus de 25 ans. Ainsi leur agence pour l'emploi pourra les avertir immédiatement
lorsque des places seront à prendre. Ils recevront également
jusqu'à 4 000 F pour subsister entre le moment où ils perdront
leurs allocations chômage et leur première paie. Ils bénéficieront
aussi d'aides pour l'achat d'une voiture, pour passer leur permis de conduire
et acheter un costume. L'équipement en portables est financé
par l'entreprise de recrutement Reed qui pense délivrer 19.000
terminaux : Reed y trouve son compte puisqu'elle recevra quelque £300
par emploi retrouvé grâce à cette recherche d'emploi
assistée par mobile. Les chômeurs pourront non seulement
être joints et joindre plus facilement d'éventuels employeurs,
mais recevront également via SMS, régulièrement,
les annonces leurs correspondant le mieux.
Il est toujours utile
de donner des opportunités (matériels et infrastructures)
à ceux qui ny ont pas accès - et qui en feront éventuellement
un usage imprévu. Mais est il bien certain que le que problème
des chômeurs soit réellement de pouvoir être joints
? On est au coeur des ambiguïtés de la politique de Tony
Blair visant à organiser le retour des chômeurs au travail.
Une politique sous-tendue (pour partie) par l'idée que " le
chômage cest la faute aux insuffisances des chômeurs ".
Cette problématique résume les questions du travail à
celle de loffre et de la demande : apprendre à se vendre...
A chaque fois que ce genre de messages passe, cest une partie
des vraies questions qui est oubliée
(JFM)
Le contenu du Web est-il adapté à tous les internautes
?
Non, répond l'étude
réalisée par une association américaine, dénonçant
un "fossé numérique", qui isole les petits revenus et les
plus démunis.
Plusieurs études, menées notamment par le gouvernement américain,
ont déjà souligné un "fossé numérique"
empêchant l'accès à Internet à toute la population.
Le nouveau rapport que vient de publier Children's Partnership, une association
à but non lucratif, insiste sur un point particulier : le contenu
du Web ignorerait 20 % de la population totale des Etats-Unis, parce qu'elle
a des moyens financiers limités.
En croisant interviews et analyse qualitative de 1000 sites de proximité,
elle arrive à la conclusion suivante :
A peine 6 % des sites analysés pendant neuf mois par la
fondation contiennent le type d'informations que les plus défavorisés
(les pauvres, ceux qui vivent dans des communautés rurales, ont
une éducation limitée ou appartiennent aux différentes
minorités ethniques) souhaiteraient trouver.
Sauf exception, ils sont presque tous en anglais alors que
32 millions d'Américains parlent une autre langue. Et leur présentation
est encore essentiellement sous forme de textes et de graphiques alors
que pour ce type de public le son et la vidéo seraient sans doute
bien utiles.
44 millions d'adultes américains (22 %) ne sont pas
suffisamment alphabétisés pour pouvoir tirer parti efficacement
du web.
Peu de sites proposent des informations locales, utiles,
notamment pour la recherche d'emploi et de logement
Children's Partnership mentionne
un chiffre : les Américains à "bas revenus" disposent tout
de même d'un pouvoir d'achat global de 300 milliards de dollars
http://www.childrenspartnership.org
Fondation de France : " Le multimédia, un outil pour
tous "
L'appel à projet de
la Fondation concerne les organismes à but non lucratif (associations,
fondations, établissements publics, collectivités locales,
...) oeuvrant dans les secteurs habituellement soutenus par la Fondation
de France : solidarités, culture, santé, environnement et
qui souhaitent utiliser les NTIC dans leur pratique quotidienne.
Ils ont pour objectifs :
-
Daméliorer
le fonctionnement des réseaux dacteurs intervenant sur
des problématiques communes par lutilisation adaptée
des nouvelles technologies de linformation et de la Communication
(axe 1)
-
De renforcer lefficacité
des actions des organismes à but non lucratif auprès
de leur public par lutilisation des nouvelles technologies de
linformation et de la Communication (axe 2)
Par ailleurs, la Fondation
de France vous propose un ouvrage intitulé : " Le Multimédia,
Internet et les associations, pourquoi et comment sen servir ".
Y sont identifiées les principales activités du secteur
non lucratif dont les NTIC peuvent être un support significatif.
On y découvre les possibilités offertes par ces nouveaux
outils ainsi que les implications et les conséquences de leurs
multiples usages.
http://www.fdf.org/
Pénuries
de main-d'oeuvre dans les NTI
L'Allemagne hésite entre recours à l'immigration et formation
des chômeurs
Le chancelier allemand Gerhard
Schröder a annoncé fin février l'octroi de 30 000
visas spéciaux à des informaticiens étrangers, mesure
d'urgence controversée qui témoigne sans la régler
d'une profonde pénurie de main-d'oeuvre dans ce secteur en Allemagne.
Le chancelier a posé comme condition que les entreprises allemandes
du secteur fassent tout leur possible pour participer à la qualification
des chômeurs allemands. Mais il a cédé à la
Fédération des entreprises informatiques (BITKOM) qui réclamait
à cor et à cri que l'Allemagne suive "l'exemple des
États-Unis" en accordant " 30 000 visas pour
des techniciens spécialisés ".
L'octroi de 30 000 visas spéciaux ne comblera en tout état
de cause que partiellement le manque de main-d'oeuvre que la Fédération
des entreprises informatiques évalue dans l'immédiat à
75 000 emplois.
D'ici à 2003, la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée
pourrait s'élever à 300 000 personnes, selon la Fédération.
Un chiffre jugé élevé par l'Office du travail, qui
ne livre pas de statistique mais souligne que plus de 30 000 personnes
qualifiées dans la branche informatique sont au chômage.
Pour Gerhard Schröder, il serait préférable de "former
des personnes qui ont perdu leur emploi en leur donnant une chance d'en
retrouver un autre dans le secteur des technologies de l'information et
de la communication ", une industrie qui pesait plus de 100
milliards d'euros (1444 milliards$ CA) en 1999, soit une expansion de
9,6% en un an.
Le gouvernement a récemment décidé d'augmenter le
nombre de formations dans cette branche de 5 000 à 35 000
par an jusqu'en 2003, soit un investissement annuel de 500 millions d'euros
(724 millions$ CA).
La majorité républicaine du Sénat américain
envisage de modifier la loi concernant l'immigration de travailleurs hautement
qualifiés.
La mesure vise à faire passer le nombre de visas H1-B (concernant
les personnes pouvant prouver qu'ils ont au moins un diplôme universitaire)
de 115 000 à 195 000 pour les trois prochaines années. Avec
4 % de chômeurs seulement au niveau national, les besoins de l'industrie
américaine, et en particulier des secteurs high tech, en main d'oeuvre
qualifiée sont loin d'être comblés. Les universités
américaines forment de moins en moins de diplômés
en informatique. L'administration Clinton, bien que soumise a la pression
du lobby informatique, souhaite maintenir le nombre de visas au même
niveau (115 000) et donner la priorité a la formation des étudiants
américains.
http://www.vnunet.fr/VNU2/ent/actualites/page_article.htm?id=2&date=2000-02-10
Logiciel
libre
La Norvège envisage de mettre Linux et Windows en concurrence
Statskonsult, un institut
public de recherche, vient de ancer, à la demande du gouvernement,
une étude sur les applications de Linux éventuellement utiles
aux différentes administrations, essentiellement afin de réduire
la dépendance vis-à-vis du seul fournisseur actuel, Microsoft.
Le but est aussi de déterminer si le choix de Linux s'avèrerait
plus économique que celui de Windows. Statskonsult devrait rendre
publiques ses conclusions à la fin de l'année. Il reviendra
alors à chaque administration d'opter pour l'un des deux systèmes
d'exploitation concurrents.
La "loi Linux" en attente
Le sénateur Pierre
Laffitte espère que sa proposition de loi, " tendant à généraliser
dans l'administration l'usage de l'internet et de logiciels libres "
sera examinée par le Parlement avant la fin de la session parlementaire,
en juin prochain. Cette proposition de loi, débattue dans le cadre
d'un forum public à l'automne dernier et refondue le 25 janvier 2000,
aurait dû figurer dans la loi sur la signature électronique
par le biais d'amendements. Le 8 février, date à laquelle
les sénateurs ont voté cette loi, la Commission des lois
du Sénat a dû retirer ces amendements de l'ordre du jour.
Libres enfants du savoir numérique
Une anthologie du libre présentée
par Olivier Blondeau et Florent Latrive et publiée par les Editions
de lEclat. Ce livre est conçu comme une boîte à
outil théorique visant à faire connaître certains
des textes fondateurs de la pensée du Libre. Le site web Freescape
accueille la version intégrale on-line de ce livre.
Freescape : un site consacré au logiciel libre
Freescape (en construction)
sinscrit dans la continuité de lanthologie. Il sagit
de faire de ce site un observatoire du libre, un espace transversal de
réflexion et dinformation sur les pratiques du libre dans
lensemble des domaines du savoir et de la création artistique.
http://www.freescape.eu.org
Indicateurs
La " nouvelle économie " tire la croissance
américaine
Depuis 1995, le secteur
des technologies de linformation a contribué à plus
de 30 % de la croissance économique américaine
Linformatique,
le commerce électronique, les services télécoms,
etc. ont représenté 8 % du produit intérieur brut
(PIB) des États-Unis en 1999.
En 8 ans, les entreprises
ont multiplié par 12 leurs dépenses en matériel informatique
En 1999, près
de 45 milliards de dollars ont été investis en capital-risque
(contre 3,7 milliards en 1990) ;
Début 2000,
les valeurs du secteur technologique représentent 15 % de la capitalisation
boursière de Wall Street (contre 5,5 % en 1964).
Tous secteurs confondus,
la croissance américaine (évolution du PIB dune année
sur lautre) a affiché en 1999 un score de + 4,1 % et de +
6,9 % sur le seul dernier trimestre de lannée.
Les États-Unis
en sont à leur 107e mois consécutif ayant enregistré
une croissance du PIB.
Département américain
du Commerce: http://www.bea.doc.gov/bea/newsrel/gdp499p.htm
La lettre de temPS réels
est éditée par temPS réels,
section Internet (virtuelle et technotrope) du Parti Socialiste (Fédération
de Paris)
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