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"Limpulsion donnée (il y a deux ans) par le Gouvernement était indispensable. Lattentisme nétait plus de mise. Sen remettre à la seule spontanéité du marché -en loccurrence prise en défaut- aurait été dangereux. Il était de la responsabilité de lEtat de donner le signal dun vaste mouvement collectif"
"Le centre de gravité de lactivité économique se déplace, au point que se dessine ce que certains appellent une "nouvelle économie" . Si la formule est peut-être excessive, elle recouvre un changement bien réel "
"Un Etat moderne est un Etat qui regarde loin. Cet effort danticipation doit permettre à la collectivité nationale de tirer le meilleur parti de lexcellence de notre recherche dans les télécommunications et certains domaines informatiques pointus. Nos moyens, encore trop faibles au regard de limportance économique de ces technologies, doivent être renforcés et mieux orientés. Le retard français -qui est aussi un retard européen- pourra ainsi être comblé et nous serons dans le peloton de tête pour le développement de la deuxième génération de lInternet". Le prochain comité interministériel pour la société de linformation sera consacré à cet enjeu capital.
"LInternet ne doit pas nourrir de nouvelles inégalités dans laccès au savoir. Il revient au service public de veiller au développement équilibré de ces technologies sur le territoire national et à légal accès de tous aux contenus essentiels que diffusent ces réseaux. A travers lEcole, en particulier, lEtat peut prévenir " lillectronisme" , avant quil ne devienne un nouvel avatar de lillettrisme. Le taux de raccordement des lycées et des collèges à linternet est aujourdhui lun des plus élevés du monde" .
Le premier ministre a annoncé la mise en chantier d'un vaste projet de loi qui devrait être présenté au Parlement au début de l'année prochaine. Le texte mettra l'accent sur trois points jugés essentiels : la liberté de communication, la sécurité des transactions électroniques, et la protection des contenus et des droits d'auteur. Sur le premier point, le Premier ministre estime quelle est le fondement de lInternet, dont elle bénéficie en retour. Les décisions pour en garantir le respect relevant, à son sens, de la loi, il entend favoriser lusage de la cryptologie, gage de confidentialité, et améliorer la protection des consommateurs. Prônant une forme de "régulation adaptée", Lionel Jospin veut aussi proposer la création dun organisme associant acteurs publics et privés. Sur la protection des contenus et des droits des auteurs, estimant que "les uvres ne sont pas des marchandises comme les autres", le Premier ministre veut que les garanties assurées par le régime du droit dauteur "bénéficient pleinement aux acteurs de lInternet". Mais il est ouvert à des "adaptations ponctuelles", pour ne pas freiner le développement de lindustrie de contenus français et européen Une concertation sur la notion duvre collective, sur le statut de la création salariée et sur les conditions de dévolution des droits dans un cadre contractuel sera engagée.
" Les tarifs daccès à linternet sont désormais inférieurs en France à ce quils sont au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Finlande. Ces conditions favorables, conjuguées avec la multiplication des formules dInternet sans abonnement, la relance de linvestissement dans les réseaux câblés et le lancement par France Télécom de lADSL, encouragent le grand dynamisme du marché français de linternet. "
Inaugurant la 20ème Université dété de la communication d'Hourtin, Catherine Trautmann a souhaité que la France "relève le défi de lélaboration dun projet collectif despace public mondial", en contribuant à la définition des normes de lInternet. Son développement "ne doit pas conduire à remettre en cause la légitimité des politiques de régulation et de financement de laudiovisuel et des industries culturelles". Catherine Trautmann a annoncé qu'elle réunira prochainement un comité stratégique en vue de définir "les contenus culturels essentiels" devant être accessibles gratuitement. Elle a aussi annoncé une "grande manifestation européenne", au second semestre 2000 dans le cadre de la présidence française de lUnion européenne, sur les contenus et les services de type culturel. Elle a abordé la question des droits dauteur, domaine dans lequel elle estime que " des tentatives ont été faites pour obtenir une remise en cause de notre droit". Un Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique sera installé à lautomne et devra se saisir en priorité de ces droits. Dans les négociations multilatérales sur les investissements dans le cadre de l'OMC, Catherine Trautmann fera valoir que les contenus audiovisuels "ne peuvent pas être assimilés à de banales transactions commerciales électroniques". Elle refuse par avance tout "AMI-bis" . "Après larrêt ( ) des négociations sur l'Accord mondial sur les investissements (AMI) dans le cadre de lOCDE, la question de linvestissement pourrait échoir à lOMC [...]. L'OMC nest pas une enceinte de discussion appropriée, ni pour la propriété intellectuelle, qui relève de lOMPI, ni pour la culture en général, qui a vocation à être traitée dans le cadre de lUNESCO".
Michel Bon, le président de France Télécom, a annoncé a Hourtin avoir demandé à lAutorité de régulation des télécommunications (ART) lhomologation de sa nouvelle offre tarifaire pour laccès à Internet : 28 centimes par minute (heures pleines-heures creuses) sans abonnement. Cette offre sadresse directement aux fournisseurs daccès gratuit à Internet, dont le nombre sest multiplié depuis avril. Actuellement, ces fournisseurs daccès doivent négocier avec les opérateurs téléphoniques concurrents de France Télécom le reversement dune partie du tarif dinterconnexion que ces derniers négocient, eux-mêmes, avec lopérateur public. Ce reversement est très faible, il varie de 6 à 4 centimes. Avec sa nouvelle offre, France Télécom espère voir revenir dans son giron les fournisseurs daccès en leur offrant un reversement plus élevé (inférieur à 10 centimes). Michel Bon a confirmé le déploiement de la technologie ADSL permettant, sur une ligne de cuivre classique, daugmenter la vitesse daccès à Internet à 500 kilobits par seconde, contre 56 kilobits pour les modems actuels. Début novembre, les internautes des six premiers arrondissements de Paris et quelques municipalités de la région parisienne pourront souscrire à un forfait Netissimo 1, à 265 francs par mois (hors location du modem ADSL), ou à un forfait plus cher, Netissimo 2, à 700 francs par mois. France Télécom teste lADSL depuis déjà deux ans. L'opérateur avait dû retarder le lancement officiel après que la direction de la concurrence lui a imposé un délai de quinze semaines à la suite dune plainte de Club-Internet. Objectif : permettre aux fournisseurs daccès concurrents de Wanadoo, le service daccès de France Télécom, de tester cette technologie. Développée par Alcatel Belgique,
lADSL a déjà été implantée et
exploitée aux Etats-Unis, où Alcatel a notamment signé
des accords avec la plupart des opérateurs Bell (5 millions dinternautes
environ lutilisent) et en Asie.
Un accord a été signé le 22 juin 1999 par le Syntec, la fédération des services de la CFDT et la CGC. Plus que beaucoup dautres, les SSII vivent de la commercialisation du temps de travail de leurs salariés. Elles facturent directement leurs clients à des tarifs qui peuvent atteindre 5 000 francs par jour. Lapplication stricte de la loi sur les 25 heures ne va pas de soi dans un secteur en plein boom (+18 % en 1998, et même +25 % pour les grandes SSII), et où la pénurie de main-duvre qualifiée est telle quelle met déjà en péril les petites sociétés. La semaine de 39 heures est un mythe inscrit sur la feuille de paye. Les délais à respecter, les temps de déplacement chez le client, le travail loin de chez soi : tout cela se traduit par des semaines de 45 à 50 heures. Comment dans ce contexte parvenir à une réduction du temps de travail ? Les syndicats signataires ont choisi dentériner la flexibilité du temps de travail, mais de linscrire dans un cadre légal afin de permettre aux négociations dans les entreprises de prendre en considération ce qui a toujours été totalement occulté. Résultat, selon la lecture que lon fait de laccord, un salarié peut se retrouver à travailler seulement 207 jours par an avec des dépassements dhoraires officiels. Il peut tout aussi bien travailler 248 jours en toute légalité sil renonce à 10 jours de congés payés et réalise 130 heures supplémentaires par an. La suractivité devrait se traduire par du temps comptabilisé dans des comptes (temps libre et temps épargne). Laccord napporte pas de réponse claire à la question centrale : comment mesurer le temps de travail pour des salariés du savoir souvent en déplacement ? Cest un des nombreux points quil va falloir négocier entreprise par entreprise. Les syndicats qui ont refusé laccord dénoncent le détournement de lesprit de la loi sur les 35 heures au seul profit des entreprises et de leur besoin de flexibilité. Dès le mois de septembre, certains syndicats nhésiteront pas à faire intervenir linspection du travail pour linviter à constater les abus en matière dheures supplémentaires. (Le Monde Informatique - 09/07/99) Le texte de laccord : http://www.lmi.fr/lmi/pages/2206.htm
Après avoir perdu 6 millions de membres depuis quinze ans, les syndicats américains tentent de prendre pied dans lindustrie high-tech. Avec un salaire allant de 50 000 à 100 000 dollars par an pour les programmeurs, en plus dexcellentes assurances médicales et des incontournables "stock-options", lentreprise promet dêtre ardue. Les syndicats cherchent aussi à défendre les travailleurs temporaires recrutés par milliers par des géants comme Intel ou Microsoft, qui ne bénéficient pas des mêmes avantages que les employés permanents. Pour protéger et organiser les travailleurs temporaires, l'AFL-CIO sest même muée en recruteur en ouvrant dans la Silicon Valley une agence de travail temporaire offrant des protections particulières. http://www.zdnet.fr/actu/soci/a0010235.html
"Welcome to the Revolution". Cet appel aux accents révolutionnaires est le mot dordre dun site web lancé récemment ibmunion.com par des employés de Big Blue pour encourager leurs collègues, à la fois cadres et ouvriers, à se syndiquer. Lobjectif principal de cette initiative est de résister à un nouveau plan de retraite qui sera imposé de facto aux trois-quarts des quelque 140 000 personnes travaillant pour IBM aux États-Unis, à travers une dizaine de centres régionaux. Des employés du centre de production dIBM de Triangle Park, en Caroline du Nord, ont commencé à se plaindre (anonymement) par téléphone ou par courrier électronique au mois de mai, auprès de lorganisation syndicale Communications Workers of America (CWA). La refonte de son plan de retraite est destiné à attirer de nouveaux talents de linformatique. Le nouveau plan avantage les nouveaux venus et les vétérans, mais laisserait sur la touche la catégorie de personnel intermédiaire. Communications Workers of America CWA s'appuie sur une vingtaine demployés du site de Triangle Park pour ouvrir une section syndicale. Il faut quau moins 30 % des employés non cadres signent une pétition pour quun vote définitif puisse avoir lieu. La signature de la pétition par plusieurs milliers d'employés est loin d'être acquise. http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?File_ini=a_actu.zd&ID=10476&Rub=244&Dat=
Les disparités entre employés temporaires , ou à contrat de durée déterminée, et employés permanents, suscitent un nouveau type de conflits de travail . Bon nombre des employes temporaires, recrutés et rémunérés par des agences d'intérim, travaillent parfois depuis plusieurs années pour la même firme. D'ou l'expression de "permatemps". Chez Microsoft, par exemple, le conflit s'est cristallisé sur la question des stock options dont se trouvaient exclus les employés temporaires . Un tribunal de première instance de San Francisco a donné raison à un groupe dex-permatemps de Microsoft qui réclamait compensation pour avoir été exclu du processus dachat doptions . Les options dachat de capital action, à des prix favorables selon les diverses formules adoptées, permettent dattirer et de conserver les employés de valeur pour une société et de fidéliser cette précieuse main-duvre. Elles servent également, dans certains cas, à compenser des salaires quont du mal à verser des sociétés émergentes qui doivent concentrer leurs ressources financières sur la recherche et le développement. Si les options sont accordées aux employés permanents, le tribunal a néanmoins statué quune personne (employé à terme ou entrepreneur indépendant) ayant après 1986 travaillé pour Microsoft au moins vingt heures par semaine pour une période dau moins cinq mois dans une année avait aussi droit aux options sur le capital action. La décision touche environ 10 000 ex-employés à terme de Microsoft et pourrait coûter à cette dernière de 15 à 20 millions de dollars en dédommagement, tout compte fait une somme relativement modeste. Depuis sa fondation, Microsoft a grâce à son programme doptions dachat dactions "créé" plus de 2 000 millionnaires, et les permatemps auraient bien voulu participer au pactole. La partie ne sera pas facile pour les permatemps car lInformation Technology Association of America (ITAA), organisme qui regroupe 11 000 employeurs membres et affiliés, a déposé en son nom et en celui de huit autres associations un recours. Parallèlement, une quinzaine danalystes contractuels à lemploi de Microsoft se sont joints à la Washington Alliance of Technology Workers (WashTech) pour réclamer le droit de négocier collectivement leurs conditions demploi. Ils sont présentement employés par quatre agences de placement de personnel qui "revendent" leurs services à Microsoft. Ils travaillent cependant à plein temps, au sein dune même unité de développement de logiciel, dans les locaux de Microsoft, et rendent compte directement aux gestionnaires de Microsoft.
Selon Reporters Sans Frontières (RSF) "quarante-cinq pays contrôlent laccès à Internet - la plupart du temps à travers un fournisseur daccès unique - dont vingt peuvent être qualifiés de véritables ennemis de ce nouveau média. Sous couvert de protéger le public "didées subversives" ou "de garantir la sécurité ou lunité du pays", certains de ces régimes interdisent totalement à leurs citoyens laccès à Internet. Dautres gouvernements contrôlent le ou les fournisseurs daccès, ont mis en place des filtres qui bloquent les sites jugés indésirables ou obligent tout utilisateur à senregistrer auprès de ladministration. Pour les régimes autoritaires, Internet pose un double problème : dune part, il permet à tout citoyen de profiter dune liberté de parole jamais atteinte dans ces pays et constitue donc une menace. Dautre part, Internet est un facteur de croissance économique grâce notamment au commerce électronique et aux échanges dinformations techniques et scientifiques, ce qui conduit certains de ces régimes à soutenir son développement. Cest apparemment cette dernière option qui semble lemporter, en Malaisie et à Singapour par exemple, où le contrôle des sites jugés "dangereux" savère difficile pour les autorités. De plus, les internautes trouvent des parades à la censure : cryptologie, "serveur danonymat" (qui sert de relais pour consulter des sites interdits ou échanger des e-mails), connexion par des lignes internationales, cellulaires ou satellitaires, etc. Reporters sans frontières a sélectionné vingt pays ennemis dInternet, parce quils en contrôlent totalement ou partiellement laccès, ont censuré des sites ou se sont attaqués à des internautes. Ces pays sont : lArabie saoudite, des pays dAsie centrale et du Caucase (Azerbaïdjan, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan), la Biélorussie, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, lIrak, lIran, la Libye, la Sierra Leone, le Soudan, la Syrie, la Tunisie et le Viêt-nam.
Sur les vingt régimes mis en accusation par RSF, quatorze dont la Tunisie ont pourtant signé le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDC) et son article 19 sur le droit de linformation. Outre ses recommandations aux autorités pour "libérer" le réseau, lassociation tient à rappeler leurs obligations à ces pays signataires et à encourager les six autres à ratifier et appliquer le PIDC. http://www.rsf.fr/alaune/ennemisweb.html
Six fournisseurs daccès ont reçu une licence dexploitation au siège du ministère des P&T, mettant fin au monopole de lÉtat algérien sur laccès à Internet. En Algérie, le seul fournisseur daccès à Internet a longtemps été le Cerist (Centre détudes et de recherche sur linformation scientifique et technique), qui relève de lEtat. Depuis lundi, le monopole est brisé. En effet, Gecos, NHT Technologie, Ecos Net, BMG International et Or Net, 5 entreprises privées et TDA (Télédiffusion Algérie), une entreprise publique, se sont vu remettre une licence dexploitation. Selon le quotidien El Watan, cette libéralisation de laccès à Internet permettra à lAlgérie dentrer dans la "société de linformation" et de concrétiser le commerce électronique.
Les 59 camps de réfugiés palestiniens répartis entre la Cisjordanie, Gaza, le Liban, la Jordanie et la Syrie, vont se connecter à Internet. Premier dune longue série, le site du camp de Dheisheh sest ouvert fin juillet dans le cadre du programme Across Borders Project, mis en place sous limpulsion de luniversité arabe Birzeit de Bethléem. Lancé en janvier dernier, le programme sest fixé deux objectifs : apporter via lInternet un témoignage sur la culture palestinienne et la réalité quotidienne des réfugiés, et faciliter lusage des nouvelles technologies pour les Palestiniens vivant dans les camps. À Dheisheh, un centre informatique a été ouvert, piloté par dix étudiants formés à Birzeit. De luniversité, toute proche, une émission de radio quotidienne, pilotée par deux étudiants, est diffusée sur le Net. La création du site de Dheisheh a été financée par des fonds canadiens et des dons privés. À terme, tous les camps devraient être équipés dun centre informatique qui permettra aux 4 millions de Palestiniens qui les habitent de communiquer entre eux. http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0010519.html
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et trois entreprises du secteur informatique (Cisco, KPMG et Akamaï Technologies) sapprêtent à lancer la plus grosse opération multimédia tentée sur Internet - avec vidéo, radio et web intégrés " pour lutter contre la pauvreté". La première grande manifestation de soutien consistera en trois concerts qui auront lieu simultanément à New York, Londres et Genève et seront diffusés sur la toile le 9 octobre prochain. Eurythmics, Céline Dion, Harry Belafonte, George Michael et Bono et Peter Townshend, entre autres, y participeront. Lentreprise est ambitieuse: elle prétend pouvoir recevoir 60 millions de hits par heure, assurer la diffusion simultanée de 125.000 transmissions dimages vidéos grâce à 1500 serveurs installés dans 90 centres répartis dans le monde entier. Le cur de linitiative sera le site de NetAid grâce auquel les usagers pourront sinformer, établir des liens et monter des opérations. Et déposer leurs dons. Cisco, spécialiste de l'équipement réseau, sponsor officiel, fournira l'équipement nécessaire à la réalisation du projet . Une action qui permettra aussi à la marque de s'implanter dans les 174 pays concernés par l'action du Pnud. La contribution des autres sponsors au lancement du site a été fixée entre 5 et 10 millions de dollars (entre 30 et 60 millions de francs). http://www.netsurf.ch/archives/1999/99_08/990817nt.html
Le président de Microsoft avait déclaré qu'il avait l'intention de donner la majeure partie de sa fortune personnelle avant sa mort. Avec 20 % des parts de Microsoft, la fortune personnelle du patron de Microsoft était estimée à 90 milliards de dollars, en juin dernier. Bill Gates et sa femme Melinda envisagent d' octroyer plus de 5 milliards de dollars à la Fondation qui porte leurs noms. Récemment, cette fondation à donné 200 millions de dollars pour équiper en informatique et en accès Internet des bibliothèques d'Amérique du Nord. 100 millions ont été alloués pour distribuer des vaccins aux enfants de pays en voie de développement. Avec 15 milliards de F, la Fondation Bill et Melinda Gates serait, selon The Chronicle of Philanthropy, l'association caritative la mieux dotée au monde. http://www.zdnet.fr/cgi-bin/nl.pl?a=soci/a0010521
Le Tribunal de grande instance de Paris vient de donner raison au Mouvement national de Bruno Mègret dans un conflit qui lopposait au Front national de Jean-Marie Le Pen et à la société Arobaz. Le Mouvement national reprochait au parti de Jean-Marie Le Pen et à la société Arobaz davoir réservé des adresses électroniques au nom de Mouvement national et Bruno Mégret afin den détourner les usagers. Reconnaissant quil sagissait là dune manuvre "malveillante" et "illicite" , le TGI, par ordonnance de référé du 31.07.99, a interdit, au FN lusage de ces sites sous astreinte de 5 000 francs par jour. De surcroît le FN et la société Arobaz à verser une indemnité de 8 000 francs au Mouvement national.
Selon loffice fédéral allemand de protection de la constitution (BFV), Internet connaîtrait une recrudescence de groupuscules néo-nazis en Allemagne. Les sites dextrêmedroite, évalués à 200 en 1997, seraient aujourdhui plus de 300 indiquait ce week-end le quotidien Frankfurter Allgemeine. Au-delà de cette augmentation, les autorités sinquiètent de lapparition sur ces sites de listes de cibles à abattre. Une récente annonce offrait, par exemple, une récompense de 10 000 marks à qui assassinerait un opposant du groupe néo-nazi éditeur du site. La difficulté vient, selon le BFV, de la localisation de ces sites sur des serveurs installés à létranger, ce qui rend les poursuites très compliquées, voir impossibles. Les néo-nazis sont, selon le BFV, environ 53 600 en Allemagne, soit 11 % de plus que lan dernier.
Un sénateur américain propose une taxe de 5% sur le commerce en ligne Le sénateur démocrate Fritz Hollings propose une taxe fédérale de 5% sur toutes les transactions commerciales faites par catalogue, quil soit électronique ou pas. Largent recueilli serait ensuite placé dans une fiducie afin détablir des bourses permettant de payer de enseignants des niveaux primaires et secondaires. Le Sales Tax Safety Net and Funding Act permettrait de redonner aux communautés des sommes perdues en taxes de vente à cause de la croissance du commerce électronique. Les ventes à distance (commerce électronique et par téléphone) sont exemptes de taxes de ventes car les vendeurs sont habituellement dans un état (ou province) autre que celui où réside le client. Ils ne sont donc pas soumis aux mêmes législations. Les ventes en ligne pourraient atteindre les 300 milliards $ en 2002, les états pourraient perdre de 15 à 20 milliards $ en taxes de ventes selon lAssociation nationale des gouverneurs détats. Le congrès américain avait imposé lan dernier un moratoire de trois ans sur les taxes au commerce électronique tandis quune commission nouvellement établie étudie la question. Selon les opposants aux taxes sur le commerce électronique, le moratoire doit être maintenu pour ne pas stigmatiser la croissance du commerce en ligne et pour permettre de trouver les solutions fiscales les plus efficaces. http://www.mmedium.com/cgi-bin/nouvelles.cgi?Id=2515
Les fabricants américains dordinateurs produisent annuellement 36,7 millions dordinateurs dont 80 % sont destinés au marché intérieur. Parmi les 20,6 millions dordinateurs déclarés désuets en 1998, seulement 2,3 millions (11 %) ont été recyclés. On estime que la plupart des ordinateurs désuets sont tout simplement rangés à domicile par leurs propriétaires, environ 1 % aboutirait directement aux rebuts. La faible valeur de revente est une raison, mais aussi les exigences à la hausse des "receveurs" traditionnels, comme les organisations caritatives qui écoulaient les stocks vers des pays en voie de développement. Il existe encore peu dentreprises qui assurent le recyclage, et dans bien des cas les ordinateurs laissés aux rebuts finissent dans des incinérateurs. Un ordinateur typique comprend plus de 700 substances chimiques, dont la moitié sont toxiques et sont dégagées dans latmosphère lors de lincinération. On évoque aussi le problème des écrans qui contiennent environ 1 kilo de plomb, et la date fatidique de 2005. En effet, cest la date fixée aux États-Unis pour le passage à la télévision haute définition, et cest alors 250 millions de téléviseurs quil faudra songer à recycler.
La consommation énergétique de lensemble des ordinateurs liés à Internet exigerait, à léchelle du globe, 290 milliards de kilowatt/heures par année. Laccroissement constant du nombre dordinateurs branchés au réseau, et la demande énergétique accrue, constituerait ce que Peter Huber et Mark P. Mills, dans un récent numéro du magazine Forbes, appellent la "convergence infoélectrique". Huber et Mills estiment que, dici dix ans, la moitié de la capacité de production électrique pourrait servir à alimenter léconomie réseau. Reste à savoir si les économies apportées par le réseau (télétravail, efficacité, substitutions médiatiques, etc.) sauront compenser laccroissement du nombre dusagers et dheures dutilisation. http://www.forbes.com/forbes/99/0531/6311070a.htm
Selon GfK, le nombre de micro-ordinateurs vendus en France est passé de 1,33 million dunités au premier semestre 1998 à 1,56 million au premier semestre 1999, soit une progression de 17 %. Les offres de la rentrée devraient permettre datteindre un taux déquipement des foyers proche de 26 % fin 1999, contre 22,5 % fin 1998. Les ventes de micro-informatique ont progressé dans les circuits grand public de 52 % en volume, mais seulement de 23 % en valeur en raison de la forte baisse des prix (19 %). Selon GFK, 300 000 micro-ordinateurs seront vendus dans les circuits grand public en août et septembre.
Le nombre des utilisateurs dInternet a doublé lan dernier pour atteindre 27 millions, révèle une étude réalisée par la Commission européenne. L"Eurobaromètre sur les Européens et la société de l'information 1998" précise quoutre les 8,3 % des ménages européens qui disposent d'un accès au réseau, 4,2 % des Européens de plus de 15 ans (soit environ 12 millions de personnes) auraient lintention de se brancher dans les six mois à venir. Létude souligne également une forte différence de pénétration des technologies de linformation entre les pays du nord et du sud de lEurope. Les Suédois sont largement en tête du classement avec un taux qui frôle les 40 % de lensemble des internautes européens, suivis des Danois (24,9 %), des Néerlandais (19,6 %) et des Finlandais (17,2 %).
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