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Lettre n°9

27 août 1999


Lionel Jospin à Hourtin : "Depuis deux ans, bien du chemin aura été parcouru"

"L’impulsion donnée (il y a deux ans) par le Gouvernement était indispensable. L’attentisme n’était plus de mise. S’en remettre à la seule spontanéité du marché -en l’occurrence prise en défaut- aurait été dangereux. Il était de la responsabilité de l’Etat de donner le signal d’un vaste mouvement collectif"

"Une nouvelle économie"

"Le centre de gravité de l’activité économique se déplace, au point que se dessine ce que certains appellent une "nouvelle économie" . Si la formule est peut-être excessive, elle recouvre un changement bien réel …"

Un Internet de deuxième génération

"Un Etat moderne est un Etat qui regarde loin. Cet effort d’anticipation doit permettre à la collectivité nationale de tirer le meilleur parti de l’excellence de notre recherche dans les télécommunications et certains domaines informatiques pointus. Nos moyens, encore trop faibles au regard de l’importance économique de ces technologies, doivent être renforcés et mieux orientés. Le retard français -qui est aussi un retard européen- pourra ainsi être comblé et nous serons dans le peloton de tête pour le développement de la deuxième génération de l’Internet". Le prochain comité interministériel pour la société de l’information sera consacré à cet enjeu capital.

L’essor des technologies de l’information ne doit pas creuser un "fossé numérique"

"L’Internet ne doit pas nourrir de nouvelles inégalités dans l’accès au savoir. Il revient au service public de veiller au développement équilibré de ces technologies sur le territoire national et à l’égal accès de tous aux contenus essentiels que diffusent ces réseaux. A travers l’Ecole, en particulier, l’Etat peut prévenir " l’illectronisme" , avant qu’il ne devienne un nouvel avatar de l’illettrisme. …Le taux de raccordement des lycées et des collèges à l’internet est aujourd’hui l’un des plus élevés du monde" .

Une de loi sur la société de l'information

Le premier ministre a annoncé la mise en chantier d'un vaste projet de loi qui devrait être présenté au Parlement au début de l'année prochaine. Le texte mettra l'accent sur trois points jugés essentiels : la liberté de communication, la sécurité des transactions électroniques, et la protection des contenus et des droits d'auteur. Sur le premier point, le Premier ministre estime qu’elle est le fondement de l’Internet, dont elle bénéficie en retour. Les décisions pour en garantir le respect relevant, à son sens, de la loi, il entend favoriser l’usage de la cryptologie, gage de confidentialité, et améliorer la protection des consommateurs. Prônant une forme de "régulation adaptée", Lionel Jospin veut aussi proposer la création d’un organisme associant acteurs publics et privés. Sur la protection des contenus et des droits des auteurs, estimant que "les œuvres ne sont pas des marchandises comme les autres", le Premier ministre veut que les garanties assurées par le régime du droit d’auteur "bénéficient pleinement aux acteurs de l’Internet". Mais il est ouvert à des "adaptations ponctuelles", pour ne pas freiner le développement de l’industrie de contenus français et européen Une concertation sur la notion d’œuvre collective, sur le statut de la création salariée et sur les conditions de dévolution des droits dans un cadre contractuel sera engagée.

Un Internet démocratique, c’est aussi un internet moins coûteux.

" Les tarifs d’accès à l’internet sont désormais inférieurs en France à ce qu’ils sont au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Finlande. Ces conditions favorables, conjuguées avec la multiplication des formules d’Internet sans abonnement, la relance de l’investissement dans les réseaux câblés et le lancement par France Télécom de l’ADSL, encouragent le grand dynamisme du marché français de l’internet. "

http://www.internet.gouv.fr

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Hourtin : Catherine Trautmann souhaite exclure l'audiovisuel des négociations commerciales multilatérales

Inaugurant la 20ème Université d’été de la communication d'Hourtin, Catherine Trautmann a souhaité que la France "relève le défi de l’élaboration d’un projet collectif d’espace public mondial", en contribuant à la définition des normes de l’Internet. Son développement "ne doit pas conduire à remettre en cause la légitimité des politiques de régulation et de financement de l’audiovisuel et des industries culturelles".

Catherine Trautmann a annoncé qu'elle réunira prochainement un comité stratégique en vue de définir "les contenus culturels essentiels" devant être accessibles gratuitement. Elle a aussi annoncé une "grande manifestation européenne", au second semestre 2000 dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, sur les contenus et les services de type culturel. Elle a abordé la question des droits d’auteur, domaine dans lequel elle estime que " des tentatives ont été faites pour obtenir une remise en cause de notre droit". Un Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique sera installé à l’automne et devra se saisir en priorité de ces droits.

Dans les négociations multilatérales sur les investissements dans le cadre de l'OMC, Catherine Trautmann fera valoir que les contenus audiovisuels "ne peuvent pas être assimilés à de banales

transactions commerciales électroniques". Elle refuse par avance tout "AMI-bis" . "Après l’arrêt (…) des négociations sur l'Accord mondial sur les investissements (AMI) dans le cadre de l’OCDE, la question de l’investissement pourrait échoir à l’OMC [...]. L'OMC n’est pas une enceinte de discussion appropriée, ni pour la propriété intellectuelle, qui relève de l’OMPI, ni pour la culture en général, qui a vocation à être traitée dans le cadre de l’UNESCO".

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France Télécom : nouvelle offre tarifaire et ADSL

Michel Bon, le président de France Télécom, a annoncé a Hourtin avoir demandé à l’Autorité de régulation des télécommunications (ART) l’homologation de sa nouvelle offre tarifaire pour l’accès à Internet : 28 centimes par minute (heures pleines-heures creuses) sans abonnement. Cette offre s’adresse directement aux fournisseurs d’accès gratuit à Internet, dont le nombre s’est multiplié depuis avril. Actuellement, ces fournisseurs d’accès doivent négocier avec les opérateurs téléphoniques concurrents de France Télécom le reversement d’une partie du tarif d’interconnexion que ces derniers négocient, eux-mêmes, avec l’opérateur public. Ce reversement est très faible, il varie de 6 à 4 centimes. Avec sa nouvelle offre, France Télécom espère voir revenir dans son giron les fournisseurs d’accès en leur offrant un reversement plus élevé (inférieur à 10 centimes).

Michel Bon a confirmé le déploiement de la technologie ADSL permettant, sur une ligne de cuivre classique, d’augmenter la vitesse d’accès à Internet à 500 kilobits par seconde, contre 56 kilobits pour les modems actuels. Début novembre, les internautes des six premiers arrondissements de Paris et quelques municipalités de la région parisienne pourront souscrire à un forfait Netissimo 1, à 265 francs par mois (hors location du modem ADSL), ou à un forfait plus cher, Netissimo 2, à 700 francs par mois.

France Télécom teste l’ADSL depuis déjà deux ans. L'opérateur avait dû retarder le lancement officiel après que la direction de la concurrence lui a imposé un délai de quinze semaines à la suite d’une plainte de Club-Internet. Objectif : permettre aux fournisseurs d’accès concurrents de Wanadoo, le service d’accès de France Télécom, de tester cette technologie.

Développée par Alcatel Belgique, l’ADSL a déjà été implantée et exploitée aux Etats-Unis, où Alcatel a notamment signé des accords avec la plupart des opérateurs Bell (5 millions d’internautes environ l’utilisent) et en Asie.


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Syndicalisme dans les nouvelles technologies

35 heures dans les sociétés de service en informatique

Un accord a été signé le 22 juin 1999 par le Syntec, la fédération des services de la CFDT et la CGC.

Plus que beaucoup d’autres, les SSII vivent de la commercialisation du temps de travail de leurs salariés. Elles facturent directement leurs clients à des tarifs qui peuvent atteindre 5 000 francs par jour. L’application stricte de la loi sur les 25 heures ne va pas de soi dans un secteur en plein boom (+18 % en 1998, et même +25 % pour les grandes SSII), et où la pénurie de main-d’œuvre qualifiée est telle qu’elle met déjà en péril les petites sociétés.

La semaine de 39 heures est un mythe inscrit sur la feuille de paye. Les délais à respecter, les temps de déplacement chez le client, le travail loin de chez soi : tout cela se traduit par des semaines de 45 à 50 heures.

Comment dans ce contexte parvenir à une réduction du temps de travail ?

Les syndicats signataires ont choisi d’entériner la flexibilité du temps de travail, mais de l’inscrire dans un cadre légal afin de permettre aux négociations dans les entreprises de prendre en considération ce qui a toujours été totalement occulté. Résultat, selon la lecture que l’on fait de l’accord, un salarié peut se retrouver à travailler seulement 207 jours par an avec des dépassements d’horaires officiels. Il peut tout aussi bien travailler 248 jours en toute légalité s’il renonce à 10 jours de congés payés et réalise 130 heures supplémentaires par an. La suractivité devrait se traduire par du temps comptabilisé dans des comptes (temps libre et temps épargne).

L’accord n’apporte pas de réponse claire à la question centrale : comment mesurer le temps de travail pour des salariés du savoir souvent en déplacement ? C’est un des nombreux points qu’il va falloir négocier entreprise par entreprise.

Les syndicats qui ont refusé l’accord dénoncent le détournement de l’esprit de la loi sur les 35 heures au seul profit des entreprises et de leur besoin de flexibilité. Dès le mois de septembre, certains syndicats n’hésiteront pas à faire intervenir l’inspection du travail pour l’inviter à constater les abus en matière d’heures supplémentaires.

(Le Monde Informatique - 09/07/99)

Le texte de l’accord : http://www.lmi.fr/lmi/pages/2206.htm

Le syndicalisme américain veut prendre pied dans les entreprises de haute technologie

Après avoir perdu 6 millions de membres depuis quinze ans, les syndicats américains tentent de prendre pied dans l’industrie high-tech. Avec un salaire allant de 50 000 à 100 000 dollars par an pour les programmeurs, en plus d’excellentes assurances médicales et des incontournables "stock-options", l’entreprise promet d’être ardue.

Les syndicats cherchent aussi à défendre les travailleurs temporaires recrutés par milliers par des géants comme Intel ou Microsoft, qui ne bénéficient pas des mêmes avantages que les employés permanents. Pour protéger et organiser les travailleurs temporaires, l'AFL-CIO s’est même muée en recruteur en ouvrant dans la Silicon Valley une agence de travail temporaire offrant des protections particulières.

http://www.zdnet.fr/actu/soci/a0010235.html

Communications Workers of America (CWA) tente une percée chez IBM

"Welcome to the Revolution". Cet appel aux accents révolutionnaires est le mot d’ordre d’un site web lancé récemment — ibmunion.com — par des employés de Big Blue pour encourager leurs collègues, à la fois cadres et ouvriers, à se syndiquer.

L’objectif principal de cette initiative est de résister à un nouveau plan de retraite qui sera imposé de facto aux trois-quarts des quelque 140 000 personnes travaillant pour IBM aux États-Unis, à travers une dizaine de centres régionaux.

Des employés du centre de production d’IBM de Triangle Park, en Caroline du Nord, ont commencé à se plaindre (anonymement) par téléphone ou par courrier électronique au mois de mai, auprès de l’organisation syndicale Communications Workers of America (CWA). La refonte de son plan de retraite est destiné à attirer de nouveaux talents de l’informatique. Le nouveau plan avantage les nouveaux venus et les vétérans, mais laisserait sur la touche la catégorie de personnel intermédiaire.

Communications Workers of America CWA s'appuie sur une vingtaine d’employés du site de Triangle Park pour ouvrir une section syndicale. Il faut qu’au moins 30 % des employés non cadres signent une pétition pour qu’un vote définitif puisse avoir lieu. La signature de la pétition par plusieurs milliers d'employés est loin d'être acquise.

http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?File_ini=a_actu.zd&ID=10476&Rub=244&Dat=

Microsoft : les "permatemps" marquent des points

Les disparités entre employés temporaires , ou à contrat de durée déterminée, et employés permanents, suscitent un nouveau type de conflits de travail . Bon nombre des employes temporaires, recrutés et rémunérés par des agences d'intérim, travaillent parfois depuis plusieurs années pour la même firme. D'ou l'expression de "permatemps".

Chez Microsoft, par exemple, le conflit s'est cristallisé sur la question des stock options dont se trouvaient exclus les employés temporaires . Un tribunal de première instance de San Francisco a donné raison à un groupe d’ex-permatemps de Microsoft qui réclamait compensation pour avoir été exclu du processus d’achat d’options . Les options d’achat de capital action, à des prix favorables selon les diverses formules adoptées, permettent d’attirer et de conserver les employés de valeur pour une société et de fidéliser cette précieuse main-d’œuvre. Elles servent également, dans certains cas, à compenser des salaires qu’ont du mal à verser des sociétés émergentes qui doivent concentrer leurs ressources financières sur la recherche et le développement. Si les options sont accordées aux employés permanents, le tribunal a néanmoins statué qu’une personne (employé à terme ou entrepreneur indépendant) ayant après 1986 travaillé pour Microsoft au moins vingt heures par semaine pour une période d’au moins cinq mois dans une année avait aussi droit aux options sur le capital action. La décision touche environ 10 000 ex-employés à terme de Microsoft et pourrait coûter à cette dernière de 15 à 20 millions de dollars en dédommagement, tout compte fait une somme relativement modeste. Depuis sa fondation, Microsoft a grâce à son programme d’options d’achat d’actions "créé" plus de 2 000 millionnaires, et les permatemps auraient bien voulu participer au pactole. La partie ne sera pas facile pour les permatemps car l’Information Technology Association of America (ITAA), organisme qui regroupe 11 000 employeurs membres et affiliés, a déposé en son nom et en celui de huit autres associations un recours.

Parallèlement, une quinzaine d’analystes contractuels à l’emploi de Microsoft se sont joints à la Washington Alliance of Technology Workers (WashTech) pour réclamer le droit de négocier collectivement leurs conditions d’emploi. Ils sont présentement employés par quatre agences de placement de personnel qui "revendent" leurs services à Microsoft. Ils travaillent cependant à plein temps, au sein d’une même unité de développement de logiciel, dans les locaux de Microsoft, et rendent compte directement aux gestionnaires de Microsoft.

http://cyberie.webdo.ch/#6

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NTI, démocratie et développement

Reporters sans frontières épingle 20 pays "ennemis d’Internet"

Selon Reporters Sans Frontières (RSF) "quarante-cinq pays contrôlent l’accès à Internet - la plupart du temps à travers un fournisseur d’accès unique - dont vingt peuvent être qualifiés de véritables ennemis de ce nouveau média. Sous couvert de protéger le public "d’idées subversives" ou "de garantir la sécurité ou l’unité du pays", certains de ces régimes interdisent totalement à leurs citoyens l’accès à Internet. D’autres gouvernements contrôlent le ou les fournisseurs d’accès, ont mis en place des filtres qui bloquent les sites jugés indésirables ou obligent tout utilisateur à s’enregistrer auprès de l’administration.

Pour les régimes autoritaires, Internet pose un double problème : d’une part, il permet à tout citoyen de profiter d’une liberté de parole jamais atteinte dans ces pays et constitue donc une menace. D’autre part, Internet est un facteur de croissance économique grâce notamment au commerce électronique et aux échanges d’informations techniques et scientifiques, ce qui conduit certains de ces régimes à soutenir son développement.

C’est apparemment cette dernière option qui semble l’emporter, en Malaisie et à Singapour par exemple, où le contrôle des sites jugés "dangereux" s’avère difficile pour les autorités. De plus, les internautes trouvent des parades à la censure : cryptologie, "serveur d’anonymat" (qui sert de relais pour consulter des sites interdits ou échanger des e-mails), connexion par des lignes internationales, cellulaires ou satellitaires, etc.

Reporters sans frontières a sélectionné vingt pays ennemis d’Internet, parce qu’ils en contrôlent totalement ou partiellement l’accès, ont censuré des sites ou se sont attaqués à des internautes. Ces pays sont : l’Arabie saoudite, des pays d’Asie centrale et du Caucase (Azerbaïdjan, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan), la Biélorussie, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Irak, l’Iran, la Libye, la Sierra Leone, le Soudan, la Syrie, la Tunisie et le Viêt-nam.

Sur les vingt régimes mis en accusation par RSF, quatorze – dont la Tunisie – ont pourtant signé le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDC) et son article 19 sur le droit de l’information. Outre ses recommandations aux autorités pour "libérer" le réseau, l’association tient à rappeler leurs obligations à ces pays signataires et à encourager les six autres à ratifier et appliquer le PIDC.

http://www.rsf.fr/alaune/ennemisweb.html

Fin du monopole de l’État sur Internet en Algérie

Six fournisseurs d’accès ont reçu une licence d’exploitation au siège du ministère des P&T, mettant fin au monopole de l’État algérien sur l’accès à Internet.

En Algérie, le seul fournisseur d’accès à Internet a longtemps été le Cerist (Centre d’études et de recherche sur l’information scientifique et technique), qui relève de l’Etat. Depuis lundi, le monopole est brisé. En effet, Gecos, NHT Technologie, Ecos Net, BMG International et Or Net, 5 entreprises privées et TDA (Télédiffusion Algérie), une entreprise publique, se sont vu remettre une licence d’exploitation. Selon le quotidien El Watan, cette libéralisation de l’accès à Internet permettra à l’Algérie d’entrer dans la "société de l’information" et de concrétiser le commerce électronique.

Les réfugiés palestiniens auront accès à Internet

Les 59 camps de réfugiés palestiniens répartis entre la Cisjordanie, Gaza, le Liban, la Jordanie et la Syrie, vont se connecter à Internet. Premier d’une longue série, le site du camp de Dheisheh s’est ouvert fin juillet dans le cadre du programme Across Borders Project, mis en place sous l’impulsion de l’université arabe Birzeit de Bethléem. Lancé en janvier dernier, le programme s’est fixé deux objectifs : apporter via l’Internet un témoignage sur la culture palestinienne et la réalité quotidienne des réfugiés, et faciliter l’usage des nouvelles technologies pour les Palestiniens vivant dans les camps. À Dheisheh, un centre informatique a été ouvert, piloté par dix étudiants formés à Birzeit. De l’université, toute proche, une émission de radio quotidienne, pilotée par deux étudiants, est diffusée sur le Net. La création du site de Dheisheh a été financée par des fonds canadiens et des dons privés. À terme, tous les camps devraient être équipés d’un centre informatique qui permettra aux 4 millions de Palestiniens qui les habitent de communiquer entre eux.

http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0010519.html

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L’Internet fabrique des milliardaires mais rien ne prouve qu’il permette de lutter contre la pauvreté dans le monde …

Charity business sur Internet pour lutter contre la pauvreté

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et trois entreprises du secteur informatique (Cisco, KPMG et Akamaï Technologies) s’apprêtent à lancer la plus grosse opération multimédia tentée sur Internet - avec vidéo, radio et web intégrés " pour lutter contre la pauvreté".

La première grande manifestation de soutien consistera en trois concerts qui auront lieu simultanément à New York, Londres et Genève et seront diffusés sur la toile le 9 octobre prochain. Eurythmics, Céline Dion, Harry Belafonte, George Michael et Bono et Peter Townshend, entre autres, y participeront.

L’entreprise est ambitieuse: elle prétend pouvoir recevoir 60 millions de hits par heure, assurer la diffusion simultanée de 125.000 transmissions d’images vidéos grâce à 1500 serveurs installés dans 90 centres répartis dans le monde entier. Le cœur de l’initiative sera le site de NetAid grâce auquel les usagers pourront s’informer, établir des liens et monter des opérations. Et déposer leurs dons.

Cisco, spécialiste de l'équipement réseau, sponsor officiel, fournira l'équipement nécessaire à la réalisation du projet . Une action qui permettra aussi à la marque de s'implanter dans les 174 pays concernés par l'action du Pnud. La contribution des autres sponsors au lancement du site a été fixée entre 5 et 10 millions de dollars (entre 30 et 60 millions de francs).

http://www.netsurf.ch/archives/1999/99_08/990817nt.html
http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?File_ini=a_actu.zd&ID=10439&Rub=14&Dat=
http://www.netaid.net/ (à partir du 8 septembre)

Bill Gates au premier rang de la philanthropie

Le président de Microsoft avait déclaré qu'il avait l'intention de donner la majeure partie de sa fortune personnelle avant sa mort. Avec 20 % des parts de Microsoft, la fortune personnelle du patron de Microsoft était estimée à 90 milliards de dollars, en juin dernier.

Bill Gates et sa femme Melinda envisagent d' octroyer plus de 5 milliards de dollars à la Fondation qui porte leurs noms. Récemment, cette fondation à donné 200 millions de dollars pour équiper en informatique et en accès Internet des bibliothèques d'Amérique du Nord. 100 millions ont été alloués pour distribuer des vaccins aux enfants de pays en voie de développement.

Avec 15 milliards de F, la Fondation Bill et Melinda Gates serait, selon The Chronicle of Philanthropy, l'association caritative la mieux dotée au monde.

http://www.zdnet.fr/cgi-bin/nl.pl?a=soci/a0010521

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Extrêmes-droites

Querelle d'URL entre Le Pen et Mégret

Le Tribunal de grande instance de Paris vient de donner raison au Mouvement national de Bruno Mègret dans un conflit qui l’opposait au Front national de Jean-Marie Le Pen et à la société Arobaz. Le Mouvement national reprochait au parti de Jean-Marie Le Pen et à la société Arobaz d’avoir réservé des adresses électroniques au nom de Mouvement national et Bruno Mégret afin d’en détourner les usagers. Reconnaissant qu’il s’agissait là d’une manœuvre "malveillante" et "illicite" , le TGI, par ordonnance de référé du 31.07.99, a interdit, au FN l’usage de ces sites sous astreinte de 5 000 francs par jour. De surcroît le FN et la société Arobaz à verser une indemnité de 8 000 francs au Mouvement national.

L’Allemagne s’inquiète de l’agitation néo-nazie sur le Web

Selon l’office fédéral allemand de protection de la constitution (BFV), Internet connaîtrait une recrudescence de groupuscules néo-nazis en Allemagne. Les sites d’extrême—droite, évalués à 200 en 1997, seraient aujourd’hui plus de 300 indiquait ce week-end le quotidien Frankfurter Allgemeine.

Au-delà de cette augmentation, les autorités s’inquiètent de l’apparition sur ces sites de listes de cibles à abattre. Une récente annonce offrait, par exemple, une récompense de 10 000 marks à qui assassinerait un opposant du groupe néo-nazi éditeur du site. La difficulté vient, selon le BFV, de la localisation de ces sites sur des serveurs installés à l’étranger, ce qui rend les poursuites très compliquées, voir impossibles.

Les néo-nazis sont, selon le BFV, environ 53 600 en Allemagne, soit 11 % de plus que l’an dernier.

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Régulation économique du Net

Un sénateur américain propose une taxe de 5% sur le commerce en ligne

Le sénateur démocrate Fritz Hollings propose une taxe fédérale de 5% sur toutes les transactions commerciales faites par catalogue, qu’il soit électronique ou pas. L’argent recueilli serait ensuite placé dans une fiducie afin d’établir des bourses permettant de payer de enseignants des niveaux primaires et secondaires. Le Sales Tax Safety Net and Funding Act permettrait de redonner aux communautés des sommes perdues en taxes de vente à cause de la croissance du commerce électronique. Les ventes à distance (commerce électronique et par téléphone) sont exemptes de taxes de ventes car les vendeurs sont habituellement dans un état (ou province) autre que celui où réside le client. Ils ne sont donc pas soumis aux mêmes législations.

Les ventes en ligne pourraient atteindre les 300 milliards $ en 2002, les états pourraient perdre de 15 à 20 milliards $ en taxes de ventes selon l’Association nationale des gouverneurs d’états.

Le congrès américain avait imposé l’an dernier un moratoire de trois ans sur les taxes au commerce électronique tandis qu’une commission nouvellement établie étudie la question. Selon les opposants aux taxes sur le commerce électronique, le moratoire doit être maintenu pour ne pas stigmatiser la croissance du commerce en ligne et pour permettre de trouver les solutions fiscales les plus efficaces.

http://www.mmedium.com/cgi-bin/nouvelles.cgi?Id=2515

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NTI et environnement

Il serait grand temps de penser à recycler les ordinateurs personnels

Les fabricants américains d’ordinateurs produisent annuellement 36,7 millions d’ordinateurs dont 80 % sont destinés au marché intérieur. Parmi les 20,6 millions d’ordinateurs déclarés désuets en 1998, seulement 2,3 millions (11 %) ont été recyclés. On estime que la plupart des ordinateurs désuets sont tout simplement rangés à domicile par leurs propriétaires, environ 1 % aboutirait directement aux rebuts. La faible valeur de revente est une raison, mais aussi les exigences à la hausse des "receveurs" traditionnels, comme les organisations caritatives qui écoulaient les stocks vers des pays en voie de développement. Il existe encore peu d’entreprises qui assurent le recyclage, et dans bien des cas les ordinateurs laissés aux rebuts finissent dans des incinérateurs. Un ordinateur typique comprend plus de 700 substances chimiques, dont la moitié sont toxiques et sont dégagées dans l’atmosphère lors de l’incinération.

On évoque aussi le problème des écrans qui contiennent environ 1 kilo de plomb, et la date fatidique de 2005. En effet, c’est la date fixée aux États-Unis pour le passage à la télévision haute définition, et c’est alors 250 millions de téléviseurs qu’il faudra songer à recycler.

http://cyberie.webdo.ch/

Internet consomme 290 milliards de kilowatt/heures

La consommation énergétique de l’ensemble des ordinateurs liés à Internet exigerait, à l’échelle du globe, 290 milliards de kilowatt/heures par année. L’accroissement constant du nombre d’ordinateurs branchés au réseau, et la demande énergétique accrue, constituerait ce que Peter Huber et Mark P. Mills, dans un récent numéro du magazine Forbes, appellent la "convergence infoélectrique". Huber et Mills estiment que, d’ici dix ans, la moitié de la capacité de production électrique pourrait servir à alimenter l’économie réseau. Reste à savoir si les économies apportées par le réseau (télétravail, efficacité, substitutions médiatiques, etc.) sauront compenser l’accroissement du nombre d’usagers et d’heures d’utilisation.

http://www.forbes.com/forbes/99/0531/6311070a.htm
http://cyberie.webdo.ch/

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Indicateurs

Les ventes de micro-ordinateurs progressent en France de 17 %

Selon GfK, le nombre de micro-ordinateurs vendus en France est passé de 1,33 million d’unités au premier semestre 1998 à 1,56 million au premier semestre 1999, soit une progression de 17 %.

Les offres de la rentrée devraient permettre d’atteindre un taux d’équipement des foyers proche de 26 % fin 1999, contre 22,5 % fin 1998. Les ventes de micro-informatique ont progressé dans les circuits grand public de 52 % en volume, mais seulement de 23 % en valeur en raison de la forte baisse des prix (19 %).

Selon GFK, 300 000 micro-ordinateurs seront vendus dans les circuits grand public en août et septembre.

27 millions d’internautes en Europe

Le nombre des utilisateurs d’Internet a doublé l’an dernier pour atteindre 27 millions, révèle une étude réalisée par la Commission européenne. L’"Eurobaromètre sur les Européens et la société de l'information 1998" précise qu’outre les 8,3 % des ménages européens qui disposent d'un accès au réseau, 4,2 % des Européens de plus de 15 ans (soit environ 12 millions de personnes) auraient l’intention de se brancher dans les six mois à venir. L’étude souligne également une forte différence de pénétration des technologies de l’information entre les pays du nord et du sud de l’Europe. Les Suédois sont largement en tête du classement avec un taux qui frôle les 40 % de l’ensemble des internautes européens, suivis des Danois (24,9 %), des Néerlandais (19,6 %) et des Finlandais (17,2 %).

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