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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Travail, technologies et systèmes d’information > Réduction du temps de travail > La RTT dans les SSII | ||
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novembre 1999 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Le Syntec-Informatique a accueilli fraichement la loi Aubry Pour justifier son opposition, le Syntec- Informatique rappelle la sur-représentation des "cadres " dans cette profession, " statut pour lequel la notion de temps de travail n’existe pas légalement ". De plus, la réduction du temps de travail des informaticiens entraînerait de facto une hausse des tarifs pour les clients, donc une baisse de la compétitivité au plan international. Enfin et surtout, les SSII craignent que l’application des 35 heures n’aggrave lourdement la difficulté qu’ils éprouvent déjà à recruter des informaticiens. Le monde informatique http://www.lmi.fr/src/lmi/article/a... L’accord de branche du 22 juin 1999 L’accord de branche sur la réduction du temps de travail qui concerne les cabinets d’études, les SSII, les sociétés de conseil et d’ingéniérie est daté du 22 juin 1999 . L’article 2 du chapitre 1 de l’accord stipule que la durée conventionnelle du travail sera "fixée à 35 heures à compter de la date d’effet de l’accord". L’accord Syntec donne la priorité à l’annualisation du temps de travail En ce sens, il définit trois "modalités de gestion des horaires" : standard, réalisation de missions, et réalisation de missions avec autonomie complète. La première s’appuie sur la durée annuelle de référence de 1 610 heures avec un maintien de la rémunération, et les deux autres sur 219 jours de travail maximum, avec une rémunération au moins égale à 115 % du minimum conventionnel de la catégorie pour la deuxième, et 120 % pour la troisième. La formation fait l’objet d’une innovation au sein de l’accord. Il s’agit du co-investissement, qui prévoit pour celles considérées comme diplômantes ou homologuées par l’Etat que le collaborateur participe au financement en imputant 50 % à son compte de temps disponible. Les jours de repos récupérés à l’initiative du salarié sont d’un sur trois en cas de formation, et de deux sur trois dans les autres cas. Le reste des dates de congés est fixé par l’entreprise. L’accord a été signé dans un premier par les syndicats CFDT et CFE-CGC. La CGT et FO ont saisi le tribunal de grande instance de Paris pour réclamer son annulation. Les deux syndicats non signataires lui reprocheraient d’être entaché d’illégalité, et de constituer un support de travail négatif pour l’élaboration de certaines mesures de la deuxième loi concernant les ingénieurs et les cadres. BETOR-CFDT : les 35 heures ne peuvent être appliquées dans ce secteur de façon traditionnelle "Il faut multiplier les solutions et créer un système de contrôle et de temps de travail adapté aux réalités. Car il s’agit d’un véritable changement d’organisation dans l’entreprise. Si on laisse faire, la journée de travail pourrait s’allonger à 12 heures. L’accord Syntec prévoit 10 heures par jour maximum, et pas plus. Car peu importent les modalités pour prévoir un temps de travail, on doit mettre en place une procédure de comptage du temps favorable aux salariés. Nous, informaticiens en SSII L’informaticien en SSII travaille " facilement 50 heures par semaine " et on lui " suggère très fortement d’attendre l’année prochaine pour prendre ses vacances. Avant de passer aux 35 heures, il aurait fallu appliquer les 39 heures. Or tous les coups sont permis : chantage à l’emploi, chantage à la sous-traitance étrangère, charges sous-estimées pour décrocher le contrat, absence de pointeuses ou blocage du compteur à 39 heures, pression des clients. En face nous sommes totalement divisés et désorganisés" 35 heures dans les SSII : les dix questions clés selon 01 Informatique 1- Comment s’applique l’annualisation du temps de travail ? 2- Compte de temps disponible :comment ça marche ? 3- Quel traitement pour les heures supplémentaires ou les tranches exceptionnelles ? 4- Que se passe-t-il dans les entreprises qui ont déjà des accords 35 heures ? 5- Que veut dire repos complémentaire ? 6- Qui gérera le compte épargne temps ? 7- Quid des formations de co-investissement ? 8- Quel suivi ? 9- Quand l’accord va-t-il s’appliquer ? 10- Des emplois seront-ils créés ? Les 35 heures cristallisent une crise de disponibilité Dans nombre de sociétés de conseil et autres SSII, le passage aux 35 heures s’est surtout posé en termes de rareté des ressources et de manque à gagner. L’offre n’arrive pas à suivre la demande, dans bien des cas, faute de compétences disponibles sur le marché du travail. Les 35 heures cristallisent une crise de disponibilité, mais aucunement le risque d’une perte de profit. Le secteur tertiaire dispose d’importants gisements de productivité. Il connaît, sans toujours en avoir bien conscience, le phénomène de l’" usine invisible ". Le manque d’efficacité de nos réunions, notre préférence pour l’improvisation plutôt que l’utilisation de méthodes rigoureuses font partie de notre art de travailler. Une entreprise de services a intérêt à ce que son taux d’occupation et de facturation reste élevé. La réduction du temps de travail à une moyenne de quatre jours n’est pas gênante si l’entreprise peut mobiliser les ressources nécessaires à ses activités durant les mois ou les semaines nécessaires à la conduite d’un projet. Puis les redéployer lorsque vient le temps de la respiration et du repos.
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