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Vous êtes ici : Accueil > Observatoire des usages politiques et militants de l’internet > Internet et action politique : fiches pratiques > Campagne locale : communiquer avec les électeurs, organiser la campagne | |
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avril 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Une campagne électorale victorieuse, c’est un ensemble de rencontres réussies. Pour cela le candidat doit toucher chaque électeur à travers son " réseau de campagne ", composé des hommes et les femmes qui participent à l’aventure. Internet et les technologies de l’information sont des outils efficaces pour atteindre ces objectifs. S’en priver, c’est partir avec un handicap face à des adversaires qui les utilisent de plus en plus fréquemment et efficacement. Cette fiche montre, à travers quelques exemples, dont la mise en œuvre n’excède pas une demi-journée, comment tirer le meilleur parti des technologies de l’information dans votre campagne.
sur 70 000 électeurs en moyenne dans une circonscription législative, plus de 20 000 sont connectés à l’internet, que ce soit dans les zones rurales ou urbaines. La moitié des jeunes, la majorité des agriculteurs-exploitants, la plupart des journalistes, disposent d’une adresse mél et l’utilisent quotidiennement. Un site web de candidat établit une présence publique à peu de frais et relaie efficacement les messages à destination des électeurs, des intermédiaires (presse) et des partenaires (syndicats, associations, etc.).
1. La communication avec les électeurs Un quart des Français possèdent une connexion internet à domicile. Internet est désormais un moyen de communiquer directement avec les électeurs. En voici trois exemples concrets :
Passer à l’acte : le PS a diffusé un " kit de site " qui permet, en quelques minutes, de mettre sur pied une présence en ligne. Il reste à faire héberger ces pages par un hébergeur gratuit commercial, comme www.chez.tiscali.fr ou www.multimania.lycos.fr, ou associatif, comme www.ouvaton.org, et, si vous le souhaitez, à réserver un nom de domaine particulier (www.jeandupont.org, par exemple), ce qui coûte 12 _ HT pour un an chez www.gandi.net. Attention : le coût de développement et d’hébergement du site doit être intégré aux frais de campagne et le site ne doit plus être actualisé dès le samedi précédant les dimanche de vote. Après les élections, ne pas oublier de donner les résultats sur le site et de remercier les électeurs : le site doit donc " vivre " au moins 3 mois après les élections.
Passer à l’acte : en premier lieu, il faut créer une adresse électronique à partir de laquelle la lettre sera gérée. Le service public, avec www.laposte.net, permet de faire cela en quelques minutes, en utilisant un nom comme ps-aveyron.2002@laposte.net, par exemple. Ensuite, il faut gérer la liste des adresses en utilisant par exemple www.clubs.voila.fr. Le mieux est de mettre en place un mécanisme d’inscription automatique à partir du site web du candidat. Aucune déclaration à la CNIL n’est nécessaire, tant que l’on reste dans le cadre de la campagne.
Passer à l’acte : il faut d’abord créer une adresse électronique spécifique, par exemple à www.laposte.net, distincte de celle du gestionnaire du site et de la " véritable " adresse électronique du candidat. Le succès du dispositif vient de la qualité et de la fréquence avec laquelle il est assuré. Les internautes ne doivent pas attendre plus d’une demi-journée la réponse à une question. Un responsable doit donc être désigné, qui ait à la fois les outils nécessaires (connexion à internet) et l’autorité suffisante pour répondre sans avoir à faire valider ses messages. 2. Le travail avec les militants La gestion de l’équipe de campagne revêt toutes les caractéristiques d’un projet collectif opérationnel et géré dans l’urgence. Les technologies de l’information sont redoutablement efficaces dans cette situation. Voici deux exemples concrets qui déclinent leur utilisation :
Passer à l’acte : il faut avant tout créer une liste de discussion " action ", toujours en utilisant www.clubs.voila.fr par exemple. Sur cette liste, on regroupe les adresses électroniques de ceux qui sont prêts à être sollicités. Quand le collage est décidé, le responsable envoie par courrier électronique sur la liste l’ensemble des secteurs à coller ; les membres répondent à tous en indiquant quels secteurs ils choisissent, sur une base " premier arrivé, premier servi ". Très rapidement, l’attribution est faite.
Passer à l’acte : informer de la tenue de la réunion d’appartement, sans donner toutes les indications de sécurité (digicode, par exemple), sur la liste de diffusion des sympathisants (établie à partir des meetings et du site web du candidat). A ceux qui répondent, envoyer un courrier électronique comportant toutes les informations, accompagnées par exemple d’un plan établi grâce à www.pagesblanches.fr ; ce courrier peut également proposer aux futurs participants de poser des questions ou de donner les thèmes dont ils souhaiteraient débattre, afin que la réunion soit bien en phase avec les attentes des participants. 3. Et maintenant... Pour mettre en place les outils décrits jusqu’ici, le mieux est de trouver localement une personne suffisamment compétente dans l’utilisation de l’internet et de la charger de mettre en place ces outils, dont tous sont simples et la plupart gratuits, en commençant par réunir les adresses électroniques des membres du réseau de campagne. Aussi surprenant que cela puisse paraître, une fois le démarrage assuré, le reste vient rapidement.
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