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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Europe et social-démocraties européennes > Royaume-Uni > Tony Blair : "Tous ceux qui le souhaitent devront pouvoir acces à Internet d’ici 2005" | ||
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vendredi 15 septembre 2000 Imprimer cet article | Cet article au format PDF 11 septembre 2000 : lancement de la campagne UK online Lors d’un discours à Cambridge, M. Blair a lancé la nouvelle campagne UK Online. Son but est de mettre le Royaume-Uni en ligne. "Nous voulons mettre les gens, les entreprises et l’administration en ligne." Il a souhaité que la Grande-Bretagne devienne "le meilleur lieu au monde pour commercer électroniquement d’ici 2002... Avec un accès universel à l’Internet et tous les services du Gouvernement en ligne d’ici 2005. Tony Blair a annoncé que son gouvernement avait adopté un programme d’action composé de 60 mesures. Il a officiellement désigné le premier "e-envoy" (responsable du commerce électronique) qui aidera les entreprises britanniques à se préparer à l’ère électronique. Ce poste sera occupé par le haut-commissaire à l’Australie, Alex Allan. Tony Blair a vivement encouragé les entreprises de son pays à saisir les opportunités que présentent l’internet et le commerce électronique afin d’éviter la faillite. "Nous devons adopter l’internet aujourd’hui, et non dans quelques années", a déclaré M. Blair. "Dans deux ans, l’internet pourrait devenir aussi commun au bureau que le téléphone. Si vous n’exploitez pas le potentiel du commerce électronique, vous pourriez faire faillite", a prévenu le Premier ministre. La Grande-Bretagne, dont les revenus issus du commerce électronique devraient atteindre 10 millions de £ cette année, est en retard par rapport au Canada, à l’Australie et aux pays scandinaves, alors que la France et l’Allemagne "font un réel effort de rattrapage", a souligné M. Blair. Le commerce électronique devrait ainsi devenir un puissant moteur de la croissance et permettre de juguler l’inflation grâce aux économies de coût qu’il permet. Dans cette perspective, Tony Blair a annoncé que son gouvernement allait adopter un programme d’action composé de 60 mesures, agencées autour de 5 thèmes :
Aider les secteurs de l’électronique, des communications et contenu pour qu’ils contribuent à la compétitivité par la réduction de l’écart de productivité avec les Etats-unis, la France, l’Allemagne et le Japon sur la durée du cycle économique 30 mars 2000 : "tous les services de l’administration seront accessibles en ligne d’ici 2005" Voulant faire du Royaume Uni le "chef de file mondial de l’économie Internet ", Tony Blair souhaite que d’ici 2005 tous les services de l’administration soient accessibles en ligne, par ordinateur personnel, téléphone ou télévision numérique. "Ceci veut dire que les gens et les entreprises pourront accéder aux services du gouvernement 24 heures par jour, sept jour par semaine... C’est un objectif stimulant, qui demandera plus de coopération entre les ministères, moins de paperasserie, et le développement de nouvelles façons de travailler". Les déclarations fiscales pourront être remplies en ligne et que les paiements pourront se faire de façon électronique. 1er mars 2000 : "Tous ceux qui le souhaitent devront pouvoir acces à Internet d’ici 2005"
Mars 1999 : toutes les écoles seront raccordées a Internet d’ici 2002 Le gouvernement britannique débloque 235 millions de £ pour l’équipement informatique des quelque 32 000 écoles de Grande-Bretagne. Il a par ailleurs annoncé un vaste projet de création, sur 5 ans, d’un réseau de la connaissance s’appuyant sur l’Internet. Conseiller les enseignants, permettre aux étudiants de préparer leurs examens et devoirs.... Ce nouvel "outil" doit aider les jeunes britanniques à entrer dans l’ère de l’information. D’ici 2002, 3 enseignants sur 4 et 50 % des élèves disposeront de leur propre adresse électronique. Microsoft participera, avec British Telecom, au développement de ce "réseau de la connaissance". Il s’agit, selon Tony Blair, de l’un des programmes les plus ambitieux au monde, qui "contribuera à soutenir la croissance et l’égalité des chances". Les responsables syndicaux de l’enseignement, cependant, s’interrogent sur cette politique d’investissement en infrastructures plutôt qu’en ressources humaines, compte tenu de l’ampleur de la crise de recrutement des enseignants dans le pays et du retard dans le paiement des primes ! Février 1999 : 90 % des achats effectués par l’administration britannique devront s’effectuer sous forme électronique d’ici à 2001. Les fonctionnaires britanniques devront utiliser le commerce électronique pour effectuer 90 % du volume des achats de routine d’ici 2001. Le National Audit Office (NAO) affirme que le gouvernement anglais pourrait économiser jusqu’à 1 milliard de £ (2,5 milliards$ CA). "Pour que les économies soient réelles, il est important que nos employés à l’approvisionnement utilisent toute la technologie à leur disposition, explique le rapport du NAO. Sinon, il se pourrait bien qu’ils se concentrent sur des moyens plus évidents quoique moins efficaces (comme les commandes téléphoniques) afin d’économiser". Certains systèmes centraux et automatisés de commande ont été mis en place, mais leur utilisation est encore marginale. Par exemple, le gouvernement a lancé en 1998 le GCAT, un système de catalogue électronique et d’achat en ligne pour les fournisseurs du gouvernement. Le système est encore sous-utilisé, une situation que le NAO voudrait renverser. Avril 1998 : 600 millions de £ pour propulser le Royaume-Uni à l’âge de l’information. Le Premier ministre Tony Blair a dévoilé "le plus important programme d’investissement dans les technologies de l’information jamais mis sur pied par un gouvernement britannique. Nous sommes au coeur de la révolution de l’information. Il est vital que la Grande-Bretagne ouvre la voie afin que nous soyons les pionniers de l’Europe dans ce que l’on appelle l’âge de l’information. " Le programme gouvernemental est doté d’un budget de 600 millions de £ , dont plusieurs seront tirés des gains de la loterie. La moitié de cette somme sera consacrée à l’achat de matériel :
L’autre moitié du budget sera consacrée à la formation :
1997 : le manifeste électoral du New Labour donne la priorité à l’introduction des technologies dans l’éducation. Le manifeste électoral consacrait un chapitre entier aux technologies de l’information (Access to computer technology - Realising the potential of new technology). Encore dans l’opposition, le New Labour avait même négocié avec British Telecom un programme de câblage des écoles. Tony Blair n’avait d’ailleurs pas caché qu’il puisait son inspiration auprès de Bill Clinton et Al Gore qui avaient fait des ""information highways" un des thèmes de leur campagne en 1992. Extraits du Manifeste Nous avons modernisé le Parti travailliste et nous moderniserons la Grande Bretagne. (We have modernised the Labour Party and we will modernise Britain). Nous ferons de l’éducation notre priorité numero 1. Access to computer technology - Realising the potential of new technology Labour is the pioneer of new thinking. We have agreed with British Telecom and the cable companies that they will wire up schools, libraries, colleges and hospitals to the information superhighway free of charge. We have also secured agreement to make access charges as low as possible. For the Internet we plan a National Grid for Learning, franchised as a public/private partnership, which will bring to teachers up-to-date materials to enhance their skills, and to children high-quality educational materials. We will use lottery money to improve the skills of existing teachers in information technology. In opposition, Labour set up the independent Stevenson Commission to promote access for children to new technology. Its recent report is a challenging programme for the future. We are urgently examining how to implement its plans, in particular the development of educational software through a grading system which will provide schools with guarantees of product quality ; and the provision for every child of an individual email address. An independent standing committee will continue to advise us on the implementation of our plans in government.
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