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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Réduire les inégalités numériques : débats, diagnostics, leviers... > Fracture ou inégalités numériques : un débat mondial... Diagnostics et analyses > OCDE : un quart des adultes n’ont pas les compétences nécessaires en lecture, en écriture et en calcul pour naviguer sans problèmes sur l’Internet. | |
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mercredi 13 septembre 2000 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Un quart des adultes de 20 pays industrialisés membres de l’OCDE n’ont pas les compétences nécessaires en lecture, en écriture et en calcul pour naviguer sans problèmes sur l’Internet. Telle est la conclusion, inquiétante, de La littératie à l’ère de l’information, un rapport publié le 14 juin par l’Organisation de coopération et de développement économiques. L’enquête a été réalisée entre 1994 et 1998 : 3 000 personnes âgées de 16 à 65 ans ont été interrogées dans chaque pays étudié (dont l’Australie, le Canada, le Chili, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, la Suède ou la Suisse). La littératie, terme directement traduit de l’anglais "literacy", a pour objet de mesurer si un individu est "capable de comprendre et d’utiliser l’information écrite dans la vie courante", selon la définition donnée dans l’enquête. Les tests auxquels étaient soumis les personnes interrogées comprenaient des textes, des documents (graphiques, tableaux) et des données chiffrées (notamment des bulletins météo). Les résultats ont été fractionnés en cinq niveaux, correspondant chacun à un degré de compétences plus ou moins élevées, le niveau 3 étant le minimum souhaitable pour l’OCDE. "Attention, nous ne mesurons pas si les gens savent lire, écrire ou compter, mais à quel point ils savent le faire. La nuance est subtile, mais très importante, souligne Patrick Werquin, membre de la Division de l’éducation et de la formation de l’OCDE." "Même dans les pays que l’on pensait les plus développés et les plus érudits, 15 à 25 % de la population éprouve des difficultés à la compréhension d’un texte ou d’un tableau." La Suède, la Finlande, la Norvège et les Pays-Bas sont les quatre nations où la "littératie" est la plus élevée. En queue de peloton, on trouve le Chili, le Portugal, la Pologne et la Slovénie. Lire et écrire à l’heure d’internet : les pays riches ont un problème Un quart des adultes dans 20 pays industrialisés de l’OCDE ne possèdent pas les compétences en lecture, écriture et calcul pour faire face aux exigences quotidiennes de la vie moderne, transformée par les nouvelles technologies et internet, estime l’OCDE dans un rapport. "Les pays industrialisés ont un problème qui doit être traité de façon urgente", a déclaré mercredi John Martin, responsable du secteur éducation à l’OCDE, lors d’une conférence de presse de présentation du rapport "la littératie à l’ère de l’information". L’OCDE définit la "littératie", terme directement traduit de l’anglais "literacy", comme "l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités". En clair, savoir lire, écrire et compter tout en comprenant ce qu’on fait et en pouvant l’utiliser dans la vie quotidienne. Selon l’OCDE, dans 14 des 20 pays concernés, dont l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, "au moins 15% des adultes ne possèdent même pas les capacités de lecture et d’écriture les plus rudimentaires", ce qui explique "leur difficulté à composer avec les exigences croissantes de l’ère de l’information". La Suède puis la Finlande, la Norvège et les Pays-Bas sont les quatre pays où la "littératie" des adultes de 16 à 65 ans est le plus élevée. Au bas du classement, on trouve le Chili, le Portugal, la Pologne, et la Slovénie. "Même en Suède, environ 8% des adultes font face à un "déficit sévère en littératie dans leur vie de tous les jours et au travail" indique le rapport qui souligne que la globalisation de l’économie et l’arrivée d’une économie basée sur le savoir demandent des niveaux d’éducation plus élevés pour satisfaire notamment les exigences du marché du travail. Il note également que "le chômage est deux fois plus élevé parmi les adultes ayant obtenu les notes les plus basses que parmi ceux les mieux classés". L’étude a été réalisée à partir de données récoltées entre 1994 et 1998 auprès d’échantillons d’adultes de 16 à 65 ans. Elle porte sur 20 pays industrialisés membres de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La France n’a pas participé à l’étude. La littératie à l’ère de l’information
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