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Vous êtes ici : Accueil > Observatoire des usages politiques et militants de l’internet > Le courrier électronique dans la vie politique ... > Le Congrès américain submergé d’e-mails | |
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février 2001 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Les membres du Congrès américain reçoivent tellement d’e-mails - 80 millions pour la seule année 2000 - qu’ils ne peuvent répondre à la plupart d’entre eux... "Au lieu renforcer la démocratie (...) l’e-mail a exacerbé les tensions et la méfiance de l’opinion publique vis-à-vis du Congrès..Un nombre croissant de citoyens sont de plus en plus mécontentement de ce qu’il perçoivent comme un manque d’empressement de leurs élus à leur répondre. Le Congrès déplore quant à lui ce qu’il perçoit comme une méconnaissance par ces e-citoyens de son mode de fonctionnement." Le nombre de messages électroniques reçus par le Congrès américain a plus que doublé en deux ans et les sénateurs reçoivent maintenant près de 55.000 messages par mois, selon une étude du Congress Online Project. Les membres du Congrès reçoivent des millions de messages de leurs électeurs qui leur demandent des précisions sur les projets de loi en cours, mais les véritables responsables de cette explosion sont les entreprises et les lobbies qui utilisent de plus en plus l’internet pour plaider leur cause auprès des élus, précise l’étude, réalisée conjointement par une fondation du Congrès et l’Université George Washington. La majorité des 80 millions de messages reçus sont "systématiquement ignorés", car les élus ne disposent ni du personnel ni du matériel nécessaire pour répondre au courrier électronique, poursuit l’étude. Le phénomène a atteint son paroxysme pendant la procédure d’impeachement contre l’ancien président Bill Clinton. Les bureaux de la Chambre des représentants recevaient alors jusqu’à 1.000 messages électroniques par jour et ceux du Sénat jusqu’à 10.000 messages. Cette année, la nomination controversée de John Ashcroft au poste d’Attorney general (ministre de la Justice) pour succéder à Janet Reno a été accompagnée d’une salve d’emails adressés aux bureaux du Sénat, selon l’étude. Le système était tellement engorgé que les serveurs tournaient au ralenti et que la diffusion des messages a parfois été retardée de plusieurs jours. L’étude conclut sur la nécessité d’accorder davantage de moyens aux bureaux du Congrès pour qu’ils puissent acheter de nouveaux ordinateurs et embaucher du personnel afin de pouvoir répondre à davantage de messages. Elle ajoute que les Américains devraient quant à eux revoir leurs exigences à la baisse : "Les citoyens doivent reconnaître que les bureaux du Congrès ne sont pas, et ne peuvent pas, être capables de répondre (par email) à chaque Américain".
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