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L’Internet vu par les députés français : une etude de netpolitique
mardi 15 mai 2001

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Les résultats de cette étude s’appuient d’une part sur les réponses retournées par 103 députés à un questionnaire qui leur avait été adressé, d’autre part sur l’analyse des 85 sites personnels de députés recensés par NetPolitique. Il en ressort les points suivants :

-  Les députés (ou leur équipe parlementaire) sont désormais tous connectés à Internet. Ils utilisent le réseau avant tout pour envoyer et recevoir des courriers électroniques, secondairement pour effectuer des recherches documentaires, consulter des sites institutionnels ou s’informer sur l’actualité. Les députés français apparaissent encore épargnés par le " spam lobbying " que connaissent leurs homologues américains ou britanniques : ils reçoivent, en médiane, moins de 50 e-mails par semaine.

-  Seule une minorité de députés (15%) anime un site propre. La réalisation et la maintenance des sites sont, le plus souvent, " artisanales ", prises en charge par l’entourage professionnel ou personnel du député. Interrogés sur leurs intentions, 45% des députés qui ne disposent pas aujourd’hui d’un site déclarent envisager d’en créer un, sans nécessairement assigner d’échéance précise à cette perspective. La montée en puissance devrait donc se faire, mais sans précipitation.

-  S’agissant de la prochaine campagne électorale, seuls 40% des députés estiment qu’Internet y jouera un rôle important. Quant à leurs propres intentions à cet égard, 27% des députés déclarent vouloir créer ou modifier leur site à l’occasion de la campagne ; mais 29% ont l’intention de ne rien faire et les autres (44%) sont encore indécis. Ce scepticisme peut s’expliquer par différentes raisons : tout d’abord le code électoral plafonne les dépenses de campagne à 250.000 francs pour chaque candidat à l’élection législative et la plupart des députés estiment sans doute plus judicieux, compte tenu de la pratique encore modeste de l’Internet par les électeurs, de concentrer leurs moyens sur les outils de campagne traditionnels ; ensuite un grand flou persiste, du point de vue juridique, sur l’utilisation qui peut légalement être faite d’Internet comme support de communication électorale, ce qui incite probablement chacun à la prudence (cf. les fermetures précipitées de sites dans les derniers jours de la campagne municipale de 2001) ; enfin l’inversion du calendrier électoral - les législatives venant après la présidentielle -, suggère une campagne raccourcie, laissant peu de place aux stratégies individuelles, entièrement dominée par les enjeux de la constitution d’une majorité présidentielle, auquel cas l’intérêt d’un site personnel apparaît mineur.

L’étude de netpolitique


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