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Vous êtes ici : Accueil > Observatoire des usages politiques et militants de l’internet > Mobilisations en ligne .... > Néomilitantisme : critique sociale et engagement distancié | |
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dimanche 21 juillet 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Depuis la fin des années 80, émergent au sein de la société civile française de nouveaux groupements protestataires orientés vers la défense de groupes à faibles ressources (pour n’en citer que quelques-uns parmi les plus médiatisés : AC !, Act Up-Paris, CDSL, DAL, Droits devant !!, MNCP, Ras l’front, mouvement des sans-papiers, etc.). Organisations de petites tailles, non fédérées et dégagées des inféodations idéologico-politiques traditionnelles, elles répondent de plus en plus aux exigences de la lutte contre l’exclusion et réarticulent dans l’action collective des dimensions à la fois éthique et politique. Ces récentes structures de la conflictualité sociale marquent également une rupture avec les formes instituées du mouvement ouvrier et des réseaux coutumiers de la mobilisation syndicale . Ce sont de nouvelles formes d’engagement militant qui apparaissent ainsi, décrivant le passage d’un militantisme "traditionnel" à un engagement distancié (un néo-militantisme, une "nouvelle" critique sociale) dont les symptômes se lisent tout autant dans le renouvellement des modes d’action collective que dans les formes de sociabilité qu’il convoque par ailleurs. Le trait principal de cette évolution est sans aucun doute la perte d’influence de la forme fédérale au profit d’un modèle d’organisation en réseau. Les néo-militants s’expriment alors de préférence au travers de multiples voies, plus modestes et chacune consacrée à une cause particulière. L’engagement se négocie davantage dans la multiplicité de projets revendicatifs menés de front à un niveau collectif ou individuel. Ce qui compte avant tout pour le néo-militant, c’est de s’inscrire non plus au sein d’une organisation idéologique clairement identifiée mais plutôt de générer des projets ou de s’intégrer à des projets initiés par d’autres et d’exploiter toutes les connexions susceptibles de s’avérer à cet égard utiles. C’est notamment au regard de cet impératif d’ajustement particulier que les plus récents réseaux télématiques sont généralement utilisés par les militants de la "nouvelle" critique sociale . Investissant d’abord de façon ponctuelle, à l’occasion des périodes de forte mobilisation, le potentiel de communication lié à la messagerie électronique, certaines structures militantes ont également construit des interfaces digitales pérennes et plus élaborées (sites web, lettres d’information, listes de diffusion etc.) et développé des pratiques soutenues et régulières des réseaux télématiques. Les militants-internautes : passeurs,filtreurs et interprètes Fabien Granjon Télécharger l’étude
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