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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Technosciences, prospective et politique > Profil politico-sociologique des technologies | |
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lundi 16 septembre 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Point n’est besoin d’être marxiste pour être convaincu que les technologies, comme les sciences qui leur servent de fondation, ne prennent de sens que rapprochées de l’arrière-plan politique et sociologique des groupes humains qui les mettent en oeuvre. Cela leur confère des profils à chaque fois bien différents, auxquels il est indispensable de réfléchir. On peut illustrer cette quasi-banalité par des exemples récents. Le premier concerne deux projets exposés dans la revue Sciences et Avenir de septembre 2002.
Un exemple tout différent de développement technologique très prometteur est celui dont la presse (Voir notamment Le Monde du 04/09/02 p. 25) n’a pas manqué à juste titre de saluer l’audace et l’intérêt. Il concerne l’érection (ce sera vraiment le cas de le dire) à Buronga, dans le désert Australien, d’une Tour solaire de 1.000 mètres de haut. (...) Disons seulement que l’on rejoint là, à une échelle encore modeste, les grands projets de l’avenir, tel l’ascenseur spatial, évoqués notamment par Hans Moravec (...). Ces divers projets sont tous intéressants. Ils mettent en oeuvre des technologies et des industriels très avancés. Ils entraînent un progrès incontestable des sciences appliquées et fondamentales. On ne peut donc que souhaiter les voir réussir et faire des émules partout dans le monde. La seule chose qui les distingue est leur profil économique et politique. Dans l’état actuel des choses, les deux maisons du futur décrites ici visent une clientèle sursaturée de protection et de facilités, qui loin de penser à en faire profiter les autres, cherche à s’entourer d’un cocon protecteur encore renforcé. Sans doute rêvent-ils de créer un super-organisme constitué de maisons analogues en réseau, vivant loin du bruit et des fureurs du monde sous-développé. S’il s’agissait d’émigrer dans un satellite ou une planète extérieure, pourquoi pas. mais sur Terre, il y a sans doute mieux à faire de telles technologies. La Tour solaire au contraire, même si elle n’est pas promue par des philanthropes, s’inscrit dans la recherche indispensable de nouvelles technologies capables de soutenir le développement des pays riches, comme aussi pourquoi pas, des pays pauvres, sans aggraver encore - ou en aggravant moins - le poids prélevé sur l’environnement. Elle est donc d’un tout autre avenir, et bien plus digne que les deux maisons précédentes d’encourager nos rêves. (...) Texte complet et nombreux liens sur Admiroutes
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