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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Le Parti socialiste : lexique, congrès, motions, contributions > Dijon 2003 : mise à jour, nouvelle version ou reconfiguration du PS ? > Parti Socialiste : état des lieux > Le fossé entre le PS et les classes populaires : phénomene récent ou rupture plus profonde ? | |
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vendredi 20 septembre 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Le fossé semble s’être creusé entre les socialistes et les classes populaires lors des dernières élections. S’agit-il d’un phénomène récent, conjoncturel ou d’une rupture plus profonde ? (...) Selon les enquêtes, seuls 12% des ouvriers ont voté Jospin contre 14% pour Chirac et 26% pour Le Pen. Les cadres constituent a contrario une des bases électorales du Parti socialiste : 24 % d’entre eux ont voté pour Lionel Jospin au premier tour contre 13 % pour Chirac et 8% pour Le Pen. Entre 1995 et 2002, Jospin a ainsi maintenu son score chez les cadres mais il l’a divisé par deux chez les ouvriers. Si on y regarde de plus près, les socialistes apparaissent à la fois déconnectés des fractions déclinantes de la vieille classe ouvrière des usines frappées de plein fouet par les restructurations et les délocalisations, et des fractions montantes du nouveau prolétariat précaire des services, qui se tournent en partie vers l’extrême gauche. (...) C’est dire si le poids des catégories populaires apparaît désormais extrêmement minoritaire au sein de l’électorat socialiste même si le PS prétend toujours en défendre les intérêts au nom de la lutte contre les inégalités. (...)
Extrait de Le Parti socialiste et les catégories populaires Quelques hypothèses pour l’analyse d’un divorce consommé Rémi Lefebvre, Recherches socialistes N° 19 Texte complet sur le site de l’office universitaire de recherche socialiste-OURS
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