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jeudi 19 septembre 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Les élites " périphériques " quant à elles, si elles manifestent des origines sociales plus diversifiées, n’en monopolisent pas moins les responsabilités électives et tendent à perdre le contact avec les quartiers populaires. Jamais sans doute le poids des élus locaux au sein du Parti socialiste n’a été aussi fort. Les élus municipaux actuels sont le plus souvent issus de la génération politique promue lors des municipales de 1977 (celle qui remplace alors les notables " Troisième Force " de la SFIO). C’est dire si le renouvellement du personnel politique municipal est faible. (...) Cette notabilisation va de pair avec une dépolitisation du discours politique local qui s’est développée après 1983 et jamais démentie depuis. L’apolitisme qui est traditionnellement le fait des élus sortants ou en place est souvent de mise sur le plan local : il faut fédérer autour d’un homme, la politique " politicienne " n’a pas bonne presse au niveau municipal. Les dernières élections municipales ont été très faiblement politisées par le PS qui a adopté le credo consensuel de " la proximité ". Or il faut noter que la politisation des enjeux locaux, dotés d’un degré de réalité élevés pour les catégories populaires, a constitué historiquement un puissant facteur de mobilisation politique de ces groupes. Par-delà ses avatars historiques successifs, le " socialisme municipal " permettait de donner un sens politique à l’expérience quotidienne, au vécu local et social, au-delà de l’adhésion abstraite à une offre politique. Extrait de Le Parti socialiste et les catégories populaires Quelques hypothèses pour l’analyse d’un divorce consommé Rémi Lefebvre, Recherches socialistes N° 19 Texte complet sur le site de l’office universitaire de recherche socialiste-OURS
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