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vendredi 20 septembre 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Par rapport à 1985, les militants sont plus nombreux à travailler dans le secteur privé (42% contre 32% auparavant). On peut supposer que le processus de privatisation des entreprises publiques n’est pas étranger à cet accroissement du secteur privé au sein des adhérents du PS. Travaillez-vous (ou avez-vous travaillé) ?
Le niveau scolaire de ceux qui appartiennent à la Fonction publique est nettement plus élevé (45% ont un diplôme supérieur au baccalauréat contre 36% des salariés du secteur privé et 35% de ceux du secteur public). Ceci s’explique aisément par la présence des enseignants d’une part, mais aussi par celle des cadres administratifs supérieurs plus présents dans la Fonction publique (54%) que dans le secteur privé (31%). Ces deux groupes professionnels contribuent, de fait, à renforcer le pôle d’excellence de la Fonction publique. Les ingénieurs et cadres techniques supérieurs, plus nombreux dans le secteur privé (59%) que dans la Fonction publique (15%), et dont le niveau de diplôme est équivalent, ne suffisent pas à compenser le "déséquilibre" scolaire entre public et privé. Par ailleurs la précarité de l’emploi ne connaît pas de progression notable au sein du PS, comme c’est le cas dans la population globale : 5% des adhérents étaient en situation précaire en 1985, ils sont 4% aujourd’hui ; 2% étaient au chômage à la même date, ils sont 3% aujourd’hui. Le PS est donc bien toujours le parti des "salariés protégés", soit par leur statut, soit par l’excellence de leur niveau scolaire et de leur qualification. Extrait de l’etude " Les Adhérents Socialistes en 1998 " Françoise Subileau, Colette Ysmal, Henri Rey Mai 1999 Cevipof
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