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Le bébé des 35 heures (débat)
vendredi 18 octobre 2002

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Le gouvernement Raffarin va assouplir les 35 heures au point de les faire ressembler à Valentin le désossé, que Toulouse-Lautrec a immortalisé. En libérant le recours aux heures supplémentaires et en dissociant l’allégement des charges sociales de la négociation réussie d’un protocole de réduction du temps de travail, il supprime toute incitation à s’engager dans cette direction qui, de mon point de vue, était en grande partie mais non totalement une bonne direction.

Car la motivation initiale, concrétisée dans la première loi de Martine Aubry, était de créer des emplois. Et cela a marché dans les entreprises de plus de 20 salariés, où chacun a gagné quelque chose. En effet, les salariés, souvent des cadres ou des techniciens, ont gagné du temps libre pour leur vie familiale, au prix d’une moindre augmentation de leur revenu au cours des années suivantes.

Quant aux entrepreneurs, ils ont gagné de l’efficacité dans l’organisation de la production et dans le lissage des pointes saisonnières : plus besoin de payer des heures sup l’été et du chômage technique l’hiver puisque la durée du travail était désormais calculée sur l’année entière. Et, dans les professions où il y a une vraie difficulté à recruter des jeunes, comme dans le bâtiment, l’hôtellerie ou la restauration, des horaires moins longs pouvaient susciter des vocations.

Cette réforme a-t-elle coûté cher ? La réponse est le plus souvent négative car elle fut accompagnée d’une réduction des charges sociales, d’une efficacité accrue des processus de production et d’une indéniable modération salariale. Je ne crois pas qu’ait été vraiment dégradée la compétitivité à moyen terme des firmes françaises, même si les étrangers ne comprenaient pas bien cette réforme.

Si de nombreuses usines françaises ont été fermées et transférées en Europe de l’Est et en Chine, je ne pense pas que cela soit dû aux 35 heures, mais à une dynamique du capitalisme mondial qui frappe tous les pays européens et même les États-Unis et le Japon. Les technologies sont devenues aisément transférables et maniables par des salariés peu diplômés et donc peu payés. La combinaison d’une main-d’œuvre peu coûteuse et d’un outillage perfectionné est idéale pour dégager une marge importante de profit. La solution pour compenser cette hémorragie d’emplois est d’inventer perpétuellement de nouveaux produits ou de nouvelles techniques. Les États-Unis y arrivent mieux que nous.

Revenons aux 35 heures pour dire que la société y a probablement gagné 200 000 emplois de plus. Ces emplois nouveaux se sont ajoutés aux emplois résultant d’une période de croissance rapide (1997-2000) et à ceux nés d’autres mesures sociales, comme les emplois-jeunes et les divers dispositifs d’insertion des jeunes et moins jeunes en difficulté. Le chômage a diminué d’un million de personnes en cinq ans. C’est un acquis indéniable, mais fragile de la période Jospin.

Après cette première loi, les choses se sont malheureusement gâtées sur deux fronts. Il y a eu d’abord l’application forcée des 35 heures aux entreprises de moins de vingt salariés à partir de janvier 2002 (la deuxième loi Aubry). Mais, dans le commerce et l’artisanat, dans les services de proximité, les compétences ne sont pas interchangeables et à l’évidence, comme je l’ai écrit dans une de mes premières lettres, si la décision avait été appliquée, la production aurait été perturbée sans que l’emploi y gagne nettement. Au minimum, il aurait fallu du temps pour acclimater l’idée que plusieurs petites entreprises peuvent partager une secrétaire ou un comptable. L’autre extension fâcheuse a été d’étendre le bénéfice des 35 heures aux trois fonctions publiques. La finalité a changé sans que personne ne le dise. Il ne s’agissait plus de créer des emplois, car les effectifs de fonctionnaires sont plutôt nombreux en France par comparaison avec nos voisins européens, mais d’ajouter un supplément de qualité de vie à des personnes qui étaient déjà pour beaucoup dans un statut favorable. Regardons successivement les trois fonctions publiques.

De nombreuses collectivités locales avaient anticipé et travaillaient explicitement 35 heures ou moins. Paris de son côté s’est engagé à créer 6 % d’emplois supplémentaires, qui devraient améliorer les services municipaux de proximité (propreté, etc.).

L’État s’est trouvé très embarrassé pour mesurer la réalité du temps de travail de ses fonctionnaires. Dans certains cas, rien n’a changé (les enseignants). Dans d’autres, il a fallu créer quelques emplois. Parfois, il a fallu paradoxalement payer des indemnités de non-réduction du temps de travail à des policiers qui dans les faits travaillent probablement moins de 35 heures par semaine.

Le seul vrai problème se situe en fait dans les hôpitaux où les infirmières et les personnels de service travaillent effectivement 39 heures dans des conditions souvent difficiles. Mais l’on n’a pas trouvé de solution imaginative. C’est le seul domaine public où la réduction du temps de travail devrait entraîner des créations d’emplois et pourtant l’équilibre du financement de la Sécurité sociale est si fragile qu’il n’offre guère de marge de manœuvre.

En résumé, la première loi sur les 35 heures était une loi efficace en termes d’emploi et de qualité de vie. On aurait pu se dispenser de l’étendre si vite aux petites entreprises et aux agents de la fonction publique. Que va-t-il se passer maintenant ? Dans une économie dont la croissance est molle pour encore quelques mois ou quelques trimestres, les entreprises vont éliminer la main-d’œuvre temporaire et différer les embauches de renouvellement des départs en retraites. Elles préféreront accroître les horaires des salariés en place, qui ne seront pas mécontents de gagner plus pour faire face aux multiples traites à rembourser sur l’automobile ou sur le pavillon achetés à crédit. Ce comportement est logique et la sincérité affichée du Premier ministre qui exhorte les entreprises à investir et à embaucher ne changera rien à l’affaire.

Le chômage, qui est certes reparti à la hausse avant le changement de majorité, va s’accélérer faute d’embauches suffisantes et faute de dispositifs d’accompagnement. Faire l’inverse de son prédécesseur n’est pas toujours signe de sagesse. Jeter les 35 heures avec l’eau du bain, stopper les emplois-jeunes dans un contexte de croissance anémiée ne peut qu’entraîner le retour à des niveaux élevés de chômage, dont personne ne peut se réjouir.

Il y a plus grave. Je trouve quelque peu cynique de se plier ainsi à une démocratie d’opinion où ne comptent que ceux qui votent ou qui appartiennent à un groupe de pression. Les chômeurs votent moins, les exclus ne votent guère, les étrangers ne votent pas. Tous ces citoyens et résidents de notre pays vont devenir des marginaux que dédaigne l’action politique. Les 35 heures demandaient un effort de solidarité à tous, aux contribuables qui allégeaient les charges, aux salariés qui renonçaient à des hausses de salaires, soit présentes (heures sup) soit futures.

Les valeurs de solidarité s’essoufflent, parfois même à gauche. Et la vertu de charité augmente, à temps très partiel. Nous ne devons pas nous habituer au chômage des autres, même indemnisé.

Les sociologues américains distinguent les "insiders", ceux qui sont dans le système et sont défendus par des syndicats et des corporations, et les "outsiders" sur lesquels ne se penchent que les églises et, heureusement, de plus en plus les associations.

On nous a bassinés avec "la France d’en haut" et "la France d’en bas". La nouvelle loi sur les 35 heures crée une barrière supplémentaire entre "ceux du dedans" et "ceux du dehors". Ce n’est pas un jour de gloire pour notre démocratie. CS


Pour continuer sur les 35 heures

Au debut (97-98), quand ce projet a ete introduit dans des conditions de debat ideologique tres violent, on pouvait (de l’exterieur) penser qu’il s’agissait d’un coup de maitre politique, qui aurait des consequences economiques et sociales catastrophiques.

Aujourd’hui, j’ai au contraire l’impression que les consequences economiques et sociales sont largement positives (sauf la ou il n’y a pas eu de negociation locale : dans les PME qui sont passees a 35h par application directe d’un accord de branche, et dans la fonction publique), mais que c’est un echec politique (meme si les Francais sont contents des 35h ils n’en sont pas pour autant reconnaissants au PS et a la gauche).

Une inversion assez etonnante... NV

PS. Dans le bilan "officiel" de la DARES (publie par Fillon debut septembre), l’effet emploi est chiffre a 300,000 au 30 juin, ce qui est tres significatif surtout si on considere que seulement 53% des salaries du secteur prive ont a ce jour reduit leur temps de travail (75% dans les entreprises de plus de 20 salaries, 12% dans les moins de 20).


Mon interprétation n’est pas la même

-  C Sautter indique, pour le minimiser, l’impact sur les flux d’investissemnt externes, la mesure étant pratiquement "invendable", au moins a priori, à des investisseurs étrangers (il faut savoir que dans les choix d’investissements, on ne regarde dans le détail, de façon fine, qu’après une "short list" ; même si les 35h sont vendables après longues explications, elles sont un vrai repoussoir a priori, or c’est cela qui compte). S’agissant de l’industrie, plus de 25% des investissements annuels sont d’origine étrangère. Il en est résulté -il en résulte encore- un handicap de compétitivité externe qui est d’un ordre de grandeur significatif- ; tous ceux qui sont dans des entreprises confrontées à la concurrence internationale le savent. Les stats sur les flux d’investissement (et leur solde, même déflaté de Vivendi et FT sur les deux années atypique de la bulle) le montrent pour ceux qui en douteraient encore. Le sachant, et le constatant dans les arbitrages intra-groupe qui sont rendus en leur défaveur, ils votent contre.

-  les PMI représentent la moitié de la valeur ajoutée industrielle. Les PME, en nombre, nettement plus de la moitié des salariés. Dire qu’on a réussi dans les grandes, et échoué (en tout cas moins réussi) dans les petites, veut dire qu’on a échoué, en nombre de salariés, dans une majorité de cas. Cela fait encore un paquet de votes négatifs.

-  je suis d’accord avec l’analyse de CS sur les fonctions publiques. Soit 5M d’actifs salariés, sur les 22 au total, dont 0,7 pour la seule fonction publique hospitalière. Majoritairement, ces fonctions publiques sont pour, mais avec des grincements sur les modalités qui, in fine, ne rapportent pas de voix. Et pour nombre de ceux qui leur sont extérieurs, et qui ont le sentiment qu’ils vont devoir financer un surcoût de fonctionnement, à service grosso modo constant (voire moindre), ils sont contre.

Si on fait le total de tout cela, en voix, on trouve...l’assemblée actuelle.

Pourquoi ? Parce qu’on a négocié de façon centralisée, avec des appareils dont la représentativité n’est pas celle du pays, mais laissait précisément de côté les endroits où cela n’allait pas ainsi, omù les shémas conceptuels étaient élaborés à partir de réalités très différentes de celles vécues par tous ceux à qui ils prétendaient indifféremment s’appliquer. TGV


RTT dans la Fonction publique et les PME

-  la RTT n’a globalement pas bien marché dans la fonction publique et dans les PMEqui n’ont pas de structures de negociation—je ne dis pas autre chose. Mais le reste, ca fait encore pas mal de monde. NV

-  C’est vrai, mais le probleme est de savoir si on peut se payer le luxe de fortes divergences avec nos partenaires, ie des pbs économiques portant sur près des deux tiers de la population salariée...(air connu). TGV


Sur l’investissement direct etranger

-  J’ai moi aussi entendu des tas d’anecdotes mais il ne semble pas clair qu’un "effet repoussoir" se soit traduit dans les montants d’investissements, qui sauf erreur ont ete plutot élevés en 1997-2000. NV

-  Les années 1999 2000 et 2001 sont atypiques, liées à la bulle : les grandes entreprises se sentent très riches, et conduisent de très nombreuses OPA, selon un mécanisme par ailleurs analysé par C Sautter et Peyrelevade, selon lequel on ne peut assurer sur assez longue période de rentabilité des capitaux qui dépasse sensiblement la somme de la croissance démographique, du progrès technique et de la productivité, qu’au prix de fusions et rationalisations (ou de finir par avouer un peu plus tard qu’on n’y arrive pas, et provoquer des crises financières, ramenant la rentabilité du capital sur longue période aux fondamentaux, après quelques suroscillations : nous y sommes).

Les OPA explosent donc, et culminent en 2000 avec 1200Mds euros, soit un rythme qui aboutirait s’il était maintenu à ce que l/10è du capital mondial des grandes sociétés change de main chaque année (ce chiffre était de 4% dix ans plus tôt), soit un total rebattage des cartes industrielles mondiales tous les 7 ans, ce qui est extraordinairement rapide ; la lecture de rapports d’activité comme celui du GE, par exemple, est à cet égard éclairant. 2001 ralentit, 2002, suites du 11 septembre aidant, freine brutalement.

Quid, pour la France, pendant cette période ? La France exporte plus de capitaux que ses voisins, donc elle fait "plus que la bulle moyenne". Et ceci pour des raisons dont on peut se réjouir, et d’autres, beaucoup moins :

• les bonnes : les grandes entreprises conquièrent des parts de marché et améliorent leur position compétitive, ce qui, en termes relatifs, (relatifs seulement) les met en meilleure posture à long terme au regard de l’emploi sur le territoire. Exemples : Arcelor, St Gobain, Lafarge, l’Oréal, l’Air Liquide, etc, premiers mondiaux...

• Les moins bonnes portent surtout deux noms : Vivendi et FT, et suffisent à elles seules à gonfler considérablement la bulle des flux sortants, portées elles-aussi par des stratégies de conquête, encore plus ambitieuses, mais dont la suite montrera les aléas.

Cela c’est pour les flux sortants d’investissements directs à l’étranger. Mais quid des investissements entrants ? Ils s’accroissent aussi rapidement sur la période, mais BEAUCOUP MOINS que les flux sortants, si bien que le solde plonge. Et, même si l’on extrait de ce solde, un peu artificiellement, Vivendi et FT, il y a une inflexion défavorable (par exemple, l’accroissement des flux entrants est plus faible en France que ceux de la moyenne du G7 sur ces 2 ans, et ce, indépendamment des secousses sur les flux sortants).

C’est ce que disait le rapport Charzat en juillet 2001, qui fut enterré sur l’autel de la majorité plurielle, car il déplaisait, notamment, au PC (et à un camaïeu d’autres, à vrai dire)

Reste 2002, où le solde négatif diminue, mais on peut gloser longtemps sur les facteurs de cette diminution : • pour une large part (positive) due à la diminution globale des flux entrants et sortants ; • pour une part (négative) liée aux questions qui ont suscité ce mél ; • pour une part (positive) du fait de la perte de compétitivité de certains de nos voisins, à commencer par l’Allemagne ; dont il n’y a pas lieu de se réjouir pour autant, car notre sort est fort lié au sien, en termes de croissance. • pour une part (positive) si l’on est optimiste, par l’activité fourmilière des structures mises en place pour améliorer l’état de déficit chronique diagnostiqué plus haut (AFII, par exemple, mais pas seulement : l’investissement de Crolles est un succès qui vient de loin, en termes de politique d’innovation, et qui apportera des montants significatifs...) TGV

-  Il semble que les investisseurs étrangers focalisent moins sur des positions idéologiques quand au temps de travail qu’ un patronat français plus inquiet de ces pouvoir et relais politique que de ses positions sur les marchés et de la recherche de création de richesse. RG

-  Je ne sais pas, mais ce que je constate, c’est que ce facteur apparaît comme très négatif dans les matrices de rating qui sont largement diffusées, par exemple dans le rapport annuel à l’usage du WEF, et sont ensuite repris comme parole d’évangile par les analystes tant dans les grandes entreprises qui y vont, que dans les banques ou chez les principaux consultants. Bien sûr, la méthodologie de tels rapports est contestable. Bien sûr leur logique n’est PAS de développement durable et est peu préoccupée (avec une légère inflexion récente) de stabilité à très long terme du développement économique et social des territoires sous revue.

Bien sûr, on entendra sur ma gauche parler de mur de l’argent, quant ce n’est pas des gnômes de Zurich...mais leur existence et leur audience est un fait...et il faut tenir compte des faits, lorsqu’ils portent sur un quart de l’investissement : rouler sur une voiture à 3 roues qui n’a pas été conçue pour cela, et alors que les autres en ont conservé 4, expose à de graves soucis dans les virages. Sauf, bien sûr, si l’on entend avoir non pas une culture de gouvernement, mais une culture d’opposition marginale, qui a aussi son sens...

Quant à la remarque sur le patronat français, elle me semble méconnaître tout à fait la réalité quotidienne aussi bien d’un entrepreneur de PMI que d’un patron de grand groupe : pour le second, la France représente souvent de l’ordre de 7% du marché mondial, seul pertinent désormais.

Donc il n’est pas surtout préoccupé de ses relais politiques hexagonaux. Il peut aimer son pays, mais la survie de ce dont il a la responsabilité ne repose pas principalement sur de tels relais, désormais, dans la plupart des cas. Et s’il ne se préoccupe pas de ses marchés, il est mort, sous très peu de mois.

Pour le premier, il se débat entre ses marchés, ses fournisseurs, ses sous-traitants, la conjoncture, des concurrents qui viennent de partout, les questions posées par ses salariés, par ses actionnaires, l’hygiène et la sécurité, les normes, la propriété industrielle, l’innovation, les taxes diverses, et quand il a fini le soir, il a le plus souvent d’autres chats à fouetter que la politique (d’ailleurs, certains sont franchement poujadistes, du coup), tout en sachant parfaitement que son poids individuel, sauf localement, ou sauf pour le très petit nombre qui a des fonctions électives au sein de représentations professionnelles, est faible à l’égard de décisions politiques.

Je ne suis pas en train de faire une apologie : on en trouve, comme partout, d’admirables ou de très mauvais. Simplement, leur réalité quotidienne ne conduit pas sauf rare exception à la politique. D’ailleurs, il suffit de regarder les bancs de l’assemblée, ou des grandes mairies, pour constater l’incompatibilité de fait, dans l’immense majorité des cas : ils n’ont, tout simplement, pas le temps. TGV


Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

Les apports des 35 hrs Aubry 1 sont parfaitement résumés, ne les oublions pas. Ils sont majeurs ... Et le cortège des autres mesures citées par CS ont apporté une solution immédiate pour 1 million de personnes (ça c’est du concret - en tout cas pour eux)

Aubry 2 : Je ne crois pas une seconde pour l’avoir constaté dans les faits depuis plus de 20 ans que pour une PME/PMI le partage d’une ressource (secretaire, autre,) soit possible . Ca marche pour les GIE paysans (moyens et forces de travail personnelles en commun), ou les professions libérales et médicales. Grosso modo les professions indépendantes à valeur ajoutée),

Pour ma boulangère, Aubry 2, c’était pas d’embauche possible, mais le bimms pour gèrer les horaires (amplitude d’une boulangerie, ou d’un opticien, nous sommes loin des 35 heures) . Ou des couts impossible à mettre en oeuvre : création d’un emploi pour compenser 12 hrs hebdo sur 3 employés qui travaillent 5 jours... comment faites vous ?) Et beaucoup de frustration des personnels. La compensation hres sup mise en place en ce moment permet de débloquer le système (le débugger meme) et de s’en sortir par le haut.

Aubry 2 n’a pas saisi les implications réelles et les soucis de gestion qui allaient en découlé dans plus de 1 million de PME/PMI ; ça en fait du monde, dont plein d’électeurs acquis qui ne vont pas comprendre...

Quant à la fonction publique, et c’est la seconde erreur dans cette boite de pandore que sont les statuts et avantages divers, il y a eu probablement un grand manque de courage politique, qui perdure depuis la première rigueur (1983)...

On l’on fait sans le dire de la gestion ultra dure des "moyens humains" en faisant porter sur des métiers couteux et sans profit marchand possible (le service public et la solidarité nationale l’un de nous sait-il encore ce que cela veut dire dans la pratique que nous avons accepté que nos élus aient au gouvernement sur nos 15 années de pouvoir)

-  La poste : Nos comportements sociaux y sont assez dignes de ceux de marchands de bétail humain du privé (call center/enquetes/non limitatif)

-  L’hopital : La mise en oeuvre Aubry 2 n’a pas crée un emploi, mais ajouté certainement une couche à la pression subie d’une recherche de productivité (avec des succès réels) mal expliquée.

Le refus de dire et définir ce que devait etre une santé publique et donc les moyens nécessaires et leurs couts font que pour gratter des postes de dépenses que l’on ne pouvait augmenter, notre gauche au pouvoir s’est comportée comme n’importe quel patron du privé en jouant sur la première variable d’ajustement à laquelle pensent tout ceux à qui leur formation et leur caste éviteront de se trouver dans cette situation : soit on licencie, soit on fait peser des pressions productivistes inattégnables (les fameuses stats de production staliniennes).

-  Quant à certains autres, dans les Ministères ou quelques grands corps, où l’on travaillait moins de 35Hre, souvent 32hres, le manque de courage politique permettant de construire un discours d’évitement des 35 hrs, fait que l’on travaille encore moins ou que l’on se fait effectivement payer comme le rappele Christian un abandon à ne pas travailler moins de 32 hrs...PM


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