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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Démocratie et débat public : nouvelles formes, nouveaux outils > Le vote électronique : pourquoi faire ? A quelles conditions ? > Vote electronique pour le Congrés fondateur de l’UMP | |
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vendredi 22 novembre 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF La droite a célébré son unité retrouvée avec le congres de fondation de l’UMP. Ce congres etait aussi l’occasion d’une " premiere " : l’organisation d’un vote electronique a grande echelle (une premiere en france). Que visait, au juste, l’UMP dans cette affaire ?
Le dispositif L’UMP a experimenté le vote par Internet a l’occasion de ce congres. Un vote " 100 % internet ".
Création de l’UMP : 159 000 adhérents votent par Internet Le fichier electoral Pour organiser ce vote, l’UMP disposait d’un fichier de 154 500 noms. Ce fichier resultait de la fusion des fichiers des partis ayant rejoint la nouvelle formation (RPR, DL, une partie de l’UDF, etc.) ou des partis satellites ayant choisi le statut de membres associés. Il comprenait aussi les nouveaux adherents : ceux qui ont rejoint l’UMP depuis avril. Pres de 60 000. La commission electorale a decouvert a cette occasion le nombre d’adherents reels de ces formations. Le RPR, qui revendiquait 80 000 adherents n’a transmis que 51 000 noms. Il était prévu que seuls les adhérents à jour de leur cotisation en 2002 pourraient voter. Ce droit a finalement été élargi aux militants ayant versé cette cotisation à leur parti d’origine au cours des vingt-quatre derniers mois, ce qui explique le nombre élevé d’adhérents revendiqué par les dirigeants actuels de l’UMP. Nicolas Dupont-Aignan ( l’un des rivaux d’Alain Juppé a la presidence de l’UMP), a mis en doute le nombre d’adherents : il ne ne dépasserait pas, selon lui, 80 000. De nombreuses personnes auraient reçu deux, voire trois cartes d’électeur. Des croisements de listes ont bien été faits par election.com, mais en cas de nom mal orthographié ou d’adresse légèrement différente, l’ordinateur ne détectait pas d’anomalie. On peut supposer l’UMP y remediera d’ici 2004 à ce probléme de fichiers. Contestation Nicolas Dupont-Aignan n’avait aucune chance d’être élu, il comptait sur cette election pour se faire connaitre et agréger autour de lui les gaullistes historiques et les souverainistes.
Nicolas Dupont-Aignan a du caractere. Tout en precisant qu’il n’accusait pas la direction de l’UMP de fraude, il a contesté assez methodiquemement l’organisation du vote, la qualifiant " d’aléatoire. "
Nicolas Dupont-Aignan conteste l’organisation des élections à la présidence de l’UMP Faible taux de participation 47 621 personnes ont finalement pris part à ce vote en ligne. Soit une participation inférieure à 29 %, si on retient le chiffre de 164 500 adhérents . D’environ 50% si on retient le chiffre plus plausible de 90 000 adherents. Dans les deux cas de figure, on est loin du taux de participation a l’election du President du RPR, le 4 decembre 1999 : 70%. Lors du second tour de cette election (qui avait vu Michèle Alliot-Marie l’ emporter sur Jean-Paul Delevoye), 57 170 adherents avaient pris part au vote (sur 81 821 adherents). Le principal argument avancé par les promoteurs du vote electronique, c’est qu’il augmente le taux de participation. La demonstration reste a faire. Faible interet des médias Cette opération a couté assez cher a l’UMP et ses dirigeants en attendaient, probablement, des retombées medias importantes. La presse et la television ont à peine couvert cet aspect du Congres. Les medias sont versatiles. .En 2000 ou 2001, ils s’interessaient au moindre chat politique ... En 2002, ils rendent à peine compte d’un vote electronique a grande echelle. Et passent pratiquement sous silence sa contestation par l’un des competiteurs. A noter, au passage, ce paradoxe. Si le vote par internet presente un attrait, c’est de pouvoir voter a domicile. En allant voter dans un cybercafé, sous les cameras de television, Alain Juppé a médiatisé l’aspect le moins novateur de cette experience. Apres coup, les jugements de la presse etaient assez réservés. La direction de l’UMP reconnaît que le nombre d’adhérents a pu êtresurestimé Les élections en ligne de l’UMP contestées Quel avenir pour le vote electronique à l’UMP ? Répondant à une question concernant le vote par internet, Alain Juppé a déclaré qu’à " l’avenir, c’est une modalité de vote qui s’imposera, elle a le mérite de la simplicité, de la rapidité ". L’UMP a pu experimenter le vote par internet dans ce Congres de fondation car la confrontation des presidentiables et des " mouvements " (l’equivalent a l’UMP des " courants "du PS) n’y etait pas encore ouverte. Elle a utilisé le vote par internet une logique referendaire.
Renouvellera t elle cette experience lors de son prochain congres, en 2004, quand il s’agira d’elire son president ? Il est permis d’en douter.
Si la competition se durcit, il n’est pas certain que les " mouvements " acceptent de s’en remettre a un systeme de vote opaque et incontrolable. Ils regarderont peut être de plus pres le dispositif et les logiciels.
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