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LE PRESTIGE, CETTE HORREUR ÉCONOMIQUE... jeudi 28 novembre 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Je me souviens d’avoir polémiqué avec Viviane Forrester sur la faiblesse de l’argumentation intellectuelle de son ouvrage à gros tirage, " L’horreur économique ". Mais la récente catastrophe du pétrolier " Prestige " apporte de l’eau, ou plutôt du pétrole, à son moulin. Ce bateau-poubelle cumulait tous les défauts. Il était techniquement périmé, avec ses vingt-six ans d’âge et sa coque simple. Il avait un armateur grec et un affréteur russe. Il était immatriculé en Suisse par un courtier travaillant à Londres. Il transportait une cargaison de 77000 tonnes d’un fioul de qualité innommable de Saint-Petersbourg à Singapour. Cette épave ambulante, qui a coulé au large des côtes du Portugal, incarne tous les défauts d’une mondialisation anarchique, où l’on retrouve la négligence technique des normes de sécurité les plus élémentaires pour des raisons de pure profitabilité à court terme, le désordre commercial d’un marché londonien du brut où opèrent des traders marginaux sans foi ni loi, le paradis fiscal de la Suisse, qui n’est pas regardante sur les sociétés qu’elle abrite. Face à cette catastrophe, qui se repète trop souvent, parce que le système de non-régulation mondiale est vicié à la base par l’omniprésence des intérêts financiers, il y a trois attitudes possibles. Voir aussi Voir loin, agir proche " , la chronique de Christian Sautter L’Etat doit adopter une politique du logiciel Le Commissariat général au Plan a rendu public un rapport consacré à l’économie du logiciel. " L’industrie du logiciel occupe une place centrale dans l’infrastructure technologique de nos sociétés et dans le fonctionnement des entreprises et des organisations. Facteur de compétitivité, mais aussi de différenciation des produits et des services, elle crée de la richesse et de l’emploi très au-delà de ses propres frontières. Dans notre pays, et du reste en Europe, le logiciel pèse plus que le laissent entendre les chiffres couramment cités : des distorsions statistiques biaisent les comparaisons avec les États-Unis. Si en France les particuliers et le secteur public sont moins équipés que dans quelques pays avancés, les grandes entreprises exportatrices n’ont rien à envier à l’étranger entermes d’équipement logiciel. Le rapport souligne que le retard de la France n’est donc pas immense, et qu’au profit des ruptures technologiques qui se produisent régulièrement dans les technologies de l’information, il peut être comblé ".
Selon le Monde, " la seule proposition réellement forte du rapport est celle qui touche à l’Etat acheteur de logiciels. En 2000, l’ensemble des collectivités locales et des administrations a consacré une somme de 9 milliards d’euros à la dépense informatique. L’Etat aurait donc intérêt à penser sa politique en la matière d’autant qu’il y va de son propre avenir : comme certaines tentatives l’ont montré - bien qu’imparfaitement - à Bercy, une politique logicielle intelligente offre à un gouvernement volontaire un moyen souple pour mener à bien une réforme de l’Etat. La recommandation de la création d’une direction des systèmes d’information centralisée, qui serait " responsable des choix d’architecture " et des outils communs à l’ensemble des structures d’Etat, ou encore celle d’une réforme du code des marchés publics, aujourd’hui mal adapté aux prestations intellectuelles en général et aux logiciels en particulier, paraissent frappées au coin du bon sens. Le but de toutes ces opérations serait bien entendu de réduire les coûts en profitant des offres d’infogérance par exemple, mais aussi de soutenir des solutions d’open source (libres de droits et perfectibles par une communauté d’utilisateurs) et de bâtir des partenariats durables avec des entreprises capables de travailler à des systèmes utiles au public comme au privé. Cette politique centralisée fait d’autant plus sens que, par sa force de frappe financière, l’Etat peut accélérer utilement des évolutions de marché en direction des logiciels open source. Des interventions bien ciblées peuvent aider à propulser au sommet un outsider national ou à réduire l’omnipotence de certains éditeurs, notamment américains, qui occupent des positions monopolistiques sur certains segments de marché. "
Il souligne les apports " des logiciels libres ou open-source, [qui] promeuvent, aux yeux de tous les observateurs et y compris de Microsoft, un mode de développement présentant d’indéniables mérites du fait de la spécificité des biens logiciels : ils contribuent à enrichir, toujours selon Microsoft, l’ "écologie " du monde logiciel. "
Par ailleurs " la logique même du développement des logiciels open-source en fait en effet un moyen tout à fait privilégié de fédération des acteurs du développement logiciel, outil qui pourrait être lui aussi aisément étendu au niveau européen."
Économie du logiciel : Renforcer la dynamique française Yves Mamou Le monde : L’etat doit adopter une politique du logiciel Vote electronique a l’UMP La droite a célébré son unité retrouvée avec le congres de fondation de l’UMP.
Ce congres etait aussi l’occasion d’une " premiere " : l’organisation d’un vote electronique a grande echelle (une premiere en france). Que visait, au juste, l’UMP dans cette affaire.
Sections thematiques et sections virtuelles à l’UMP En integrant la notion de mouvement (l’equivalent des courants du PS), l’UMP pretend s’inspirer du fonctionnement du PS. Nous en sommes loin : pour le moment, son fonctionnement reste assez proche de celui du RPR (de haut en bas) . Un exemple : C’est le bureau politique qui nomme les secretaires departementaux ( sur proposition du Président de l ?Union, après consultation préalable de l’ensemble des parlementaires du département). Plus intéressant.
Les statuts du nouveau parti chiraquien prevoient :
Ces deux innovations sont infiniment plus porteuses d’avenir et d’ouverture que le vote electronique. Sur ce plan, l’UMP prend une longueur d’avance sur le Parti socialiste. Congrès du PS : Refonte du logiciel socialiste ? Libre ou propriétaire ? " Il faut changer, refondre, rénover le logiciel politique du PS " C’est, depuis quelques mois, un thème récurrent dans le discours des responsables socialistes.
Cette rhétorique du logiciel, chez les responsables socialistes n’est peut être qu’une simple concession à l’air du temps. Ils chercheraient tout bonnement à créer une une connivence avec une partie du public. Aprés tout, le logiciel fait désormais partie de l’expérience commune de 50% des français ... Et si cette métaphore du " logiciel politique " allait au delà de la commodité de langage, de l’effet de modernité ? Lire la suite Congres du PS : Un parti en réseau ?
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