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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Aménagement numérique du territoire > Les effets sur la santé des antennes relais de téléphonie mobile > Santé : faut-il appliquer le principe de précaution aux antennes GSM ? | ||
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vendredi 15 mars 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Difficile de mesurer les effets sur la santé des antennes relais de téléphonie mobile. En attendant les résultats d’études scientifiques menées à grande échelle, un sénateur français voudrait diviser par 10 les seuils d’émission autorisés en France. Maux de tête, fausses couches, tumeurs au cerveau, augmentation des cas de leucémie chez les enfants, stress, fatigue, baisse de la libido... Des plus bénins aux plus dangereux, les effets directs ou indirects que les téléphones mobiles et leurs antennes relais pourraient avoir sur la santé font l’objet, depuis de longs mois, d’un débat à la fois politique, scientifique et économique. Les champs électromagnétiques auxquels nous exposent portables et antennes de téléphonie mobile posent-ils un problème de santé publique ? À partir de quel degré d’exposition sont-ils nocifs ? Comment évaluer ce degré d’exposition ? Quels sont leurs effets avérés sur la santé ? Ce sont autant de questions auxquelles personne ne parvient, aujourd’hui encore, à répondre... Le rapport Zmirou, rédigé par un collège de scientifiques à la demande de la Délégation générale à la santé (DGS) et publié l’an dernier, a déjà tenté de passer en revue toutes les connaissances et les études scientifiques accumulées sur le sujet. Mais ces dernières sont loin d’apporter les réponses que tout le monde attend. Les normes françaises vivement contestées Quant aux études menées notamment par l’OMS (Office mondial de la santé), leurs résultats définitifs ne seront disponibles que dans quelques années. C’est pourquoi au nom du principe de précaution, le rapport Zmirou a recommandé de "réduire le niveau moyen d’exposition du public au plus bas niveau possible compatible avec la qualité de service". Sauf que ce dernier s’en tient aux seuils limites d’exposition aux micro-ondes GSM en France. Des valeurs qui sont aujourd’hui largement contestées. "Concernant les antennes relais, je pense que la norme fixée par décret est un peu haute", confie à ZDNet le sénateur Raoul. Basée sur une recommandation européenne de janvier 1999, elle fixe le niveau maximum d’émission des antennes à 41 volts/mètre (V/m) pour les réseaux de 900 MHz (ceux d’Orange et de SFR) et à 58 V/m pour les réseaux de 1800 MHz (Bouygues Télécom). Pourtant, ces seuils limites sont beaucoup moins contraignants que ceux fixés par plusieurs pays européens voisins (entre 0,6 et 6 V/m). L’emploi par la France de ces normes a été vivement critiqué. Car, c’est sur cette base que l’Agence nationale des fréquences (ANFR) a publié au mois de janvier 2002 son "Panorama du rayonnement électromagnétique en France en 2001", dont les résultats rassurants s’avèrent de fait passablement faussés par l’emploi de seuils limites dépassés. Une méthodologie vigoureusement dénoncée par le professeur Roger Santini, spécialiste en bio-environnement électromagnétique et chercheur à l’Insa, école d’ingénieur lyonnaise. Texte complet : Santé : faut-il appliquer le principe de précaution aux antennes GSM ? Voir aussi, toujours sur ZDNet : Nocivité des relais GSM : " On est en plein brouillard ", selon le député André Aschieri Christian Pierret exige la mise aux normes des antennes relais
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