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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Du 11 septembre à l’expédition irakienne ... > Irak : Crise, guerre et reconstruction > L’autre Amérique : mobilisation en ligne contre la guerre en Irak > Le Net, un outil de mobilisation à double tranchant | |
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vendredi 14 février 2003 Imprimer cet article | Cet article au format PDF La Toile joue un rôle majeur dans l’organisation du mouvement antiguerre. Mais les pétitions signées d’un clic en restant chez soi risquent de rester des protestations... virtuelles. (Extraits) Grâce aux avantages qu’il procure, et dont ne disposaient pas les opposants à la guerre du Vietnam, Internet peut aujourd’hui contribuer à propager cette opinion antiguerre.
Le militantisme en ligne a ses points faibles et ses écueils. Par rapport à un demi-million de manifestants dans les rues, un demi-million de signatures sur une pétition en ligne ne constituent qu’une protestation virtuelle. Si le Net autorise une large audience, il manque, de par sa nature, d’impact. Le Net est un outil, pas une fin. C’est pourquoi les leaders du mouvement tentent de transformer l’activisme en ligne en un engagement politique plus concret, renouant avec la tradition des spots et des pétitions sur papier.
Beaucoup de militants ne voient pas les failles d’Internet. Il est en effet facile d’être séduit par certains termes douteux du jargon des point.com, tel que "eyeballs" - exprimant l’idée qu’un grand nombre de personnes consultent des sites Internet -, et d’en conclure que cette fréquentation des sites équivaut à un soutien massif. Barbara Epstein, professeur d’histoire de la conscience à l’Université de Californie de Santa Cruz, souligne que le trafic Internet pourrait bien ne constituer qu’une "chambre d’écho" du militantisme virtuel plutôt qu’une protestation vraiment significative. "Internet, dit-elle, permet aux gens qui sont d’accord de discuter entre eux, leur donnant ainsi l’impression de participer à un réseau bien plus vaste qu’il ne l’est sans doute en réalité. Scott Duke Harris The San Jose Mercury News, San Francisco Traduit par Courrier International Numero 641 Texte intégral (pour les abonnés)
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