Temps Réels Nous contacter Qui sommes-nous ? Observatoire des usages politiques et militants de l'internet
Nous rejoindre Lettre de Temps Réels
Dossiers et débats Liens
Positions et propositions Plan du site
   
# Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Du 11 septembre à l’expédition irakienne ... > Irak : Crise, guerre et reconstruction > George Bush veut cette guerre, coûte que coûte
 
 
# DANS LA MEME RUBRIQUE :
# Bombardement et attaques informatiques contre Al-Jazeera
# Colin Powell et PowerPoint
George Bush veut cette guerre, coûte que coûte
mercredi 19 février 2003

Imprimer cet article | Cet article au format PDF

Malgré les rapports des inspecteurs, en dépit du revers essuyé devant le Conseil de securité, malgré les gigantesques manifestations dans le monde et les réticences d’une très large partie de l’opinion américaine, George Bush et les faucons qui l’entourent se préparent à intervenir militairement en Irak. Coûte que coûte.

-  Cette crise irakienne a provoqué une crise politique en Europe. Elle a peut être été aussi été l’acte de naissance d’une opinion européenne.

Une opinion européenne qui converge à travers les sondages : 61 % des Français sont opposés à une intervention. Outre-Rhin, 71 % des Allemands jugent que leur gouvernement ne doit pas soutenir une intervention. Neuf Britanniques sur dix sont contre une guerre en Irak sans l’aval de l’ONU, et 45 % sont opposés à tout conflit avec ou sans résolution des Nations unies. 74 % des espagnols ne veulent de la guerre " en aucun cas ". 72 % des Italiens sont opposés à un conflit. 75 % des Néerlandais sont résolument opposés à toute aventure guerrière comme 65,8 % des Croates, 57 % des Slovaques et 62 % des Polonais.

Au delà des sondages, il y a surtout ces millions de manifestants dans les capitales europeennes, et tout particulierement à Rome, Madrid et Londres.

-  Aux Etats-Unis, l’opinion publique reste partagée. A peine la moitié des Américains sont convaincus que les charges qui pèsent contre l’Irak sont justifiées. Si les deux tiers des Américains soutiennent le recours à la force pour renverser le dictateur irakien, contre un tiers qui s’y oppose, les deux camps se rééquilibrent en cas de désaccord des Nations Unis (49% contre 46% qui préfèrerait alors ne pas intervenir).

-  Internet aura probablement joué un rôle non négligeable dans cette maturation de l’opinion americaine. C’est en effet sur le Réseau qu’un grand nombre d’américains puisent un partie de leurs informations et debattent de l’opportunité de cette guerre.

-  Faut il souligner aussi la place qu’internet a pris dans la structuration des mouvements antiguerre. C’est en ouvrant des sites, par des petitions en ligne que les premiers opposants a la guerre sont sortis de leur isolement, sites et petitions relayés par des centaines d’autres sites.

Certains collectifs se sont spécialisés dans la collecte de fonds en ligne. MoveOn ou TrueMajority ont recueilli des millions de $ pour acheter des pages de publicité de presse ou diffuser des spots sur les chaines commerciales.

N’oublions pas la contribution tres pratique d’Internet a l’organisation des centaines de manifestations locales et des grandes manifestations nationales : pour relayer les appels a manifester , indiquer les lieux de rendez vous ou le trajet des corteges....

-  Etrange ambivalence d’Internet. Pendant que l’opposition a la guerre s’activait sur Internet, les unités de guerre psychologique ( PsyOps) de l’armee americaine inondent , l’irak d’emails appelant des responsables civils et militaires à se désolidariser du régime de Saddam Hussein. Les planificateurs militairesont prévu une guerre bréve. Cette guerre va permettre d’experimenter , en grandeur réelle, les systémes d’armes et les concepts opérationnels que le Pentagone mis au point depuis dix ans.

TemPS réels

Le plagiat de Tony Blair éventé - en quelques jours- sur Internet

Internet a bouleversé les methodes d’action de la gauche radicale et des mouvements pacifistes américains

"Not in Our Name"

Le Net, un outil de mobilisation à double tranchant

[Royaume Uni : Stop The War Coalition a fait une large usage d’internet, et même du SMS. http://www.temps-reels.net/article.php3 ?id_article=1231]

Where is raed ? Un weblog à Bagdad

Protestations dans l’univers des jeux en réseau

MoveOn : Cinq ans d’actvisme en ligne

Le plagiat de Tony Blair. Aspects technopolitiques. (Débat)

TrueMajority


Imprimer cet article | Cet article au format PDF

 

* *

[Retour à la page d'accueil]