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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Economie, technologie, croissance, logiciel, emploi > Economie(s) politique(s) du logiciel > Des programmes éternels (Un peu de théologie ...) | |
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lundi 24 février 2003 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Software is temporal in nature > If software were really eternal, then I shouldn’t be sitting here worrying > about whether I should get out of the programming field (which I am...). > > Algorithms can be eternal. Euclid discovered his GCD algorithm thousands of > years ago, and we’re still using it, and it’ll likely still be useful > thousands of years later. > > Programs are not eternal in this sense — while they may remain `there’, > they become irrelevant quickly. The CP/M operating system for the 8080 > processor is now available under a liberal license. How many people use it > for anything other than nostalgia’s sake ? > Software is temporal in nature Je pense que cela souligne en fait un des grands challenges techniques du logiciel. Assurer la pérennite des realisations au travers de l’evolution des modes d’expression. Les langages de programmation ne sont que l’equivalent informatique de ce que les mathematiciens appellent notation, c’est-a-dire le langage dans lequel ils expriment les concepts mathematiques, definition, preuves et theoremes. Le progres des notations, des langages, est essentiel. L’invention du zero et de la numeration decimale fut un proges majeur. Le langage est la aussi le vehicule de la pensee. Mais les mathematiciens n’eprouvent pas le besoin de refaire les vieilles demonstrations chaque fois que leur langage evolue. On admet que les resultats acquis le sont independamment de leur expression. On pourrait meme le prouver, je pense. Malheureusement les informaticiens sont moins bien logés. L’objet qui les interesse, ce n’est pas le theoreme, mais la preuve. Le programme est un preuve. Si l’on change le langage, il fait reecrire la preuve pour pouvoir l’utiliser, c’est a dire pour executer le programme. Peut-etre toutes les preuves, depuis le debut. Et cela gene pour avancer. En fait les choses sont moins dramatiques, et il y a heureusement de outils pour mitiger ce probleme (la bibliotheque C est utilisable par d’autres langages). Je crains cependant que cela ne reste un probleme majeur a resoudre pour les informaticiens. Mais j’ai quand meme bon espoir qu’un jour nos programmes soient aussi éternels que l’algorithme du PGCD.
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