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Les sites des parlementaires en France
lundi 7 avril 2003

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Comparée aux sites des parlementaires americains, la situation des parlementaires français n’est pas brillante.

Auy cours de l’année 2002, une opération de mailing destinée aux députés français sur leur mail officiel de l’assemblée avait donné des résultats médiocres :

-  aucun accusé de réception
-  nombre considérable de boite mail pleines et non consultées
-  sites webs réduits à une page de présentation sans ressources.

Voir L’Internet vu par les députés français : une etude de netpolitique

En vérité, le député français utilise Internet de façon indépendante, en franc-tireur, sans s’appuyer sur le système collectif, ce qui rend le contact avec l’élu plus difficile : nom de domaine propre, email distinct de l’email officiel, email officiel négligé et non redirigé vers un autre email..


Trois choses sur internet et les parlementaires français

-  certains ont un site internet "vivant" mais dans ce cas toujours fait avec les moyens du bord car rien n’est prévu ni pour accueillir des pages ni pour financer un webmaster.

-  ce lundi matin j’ai relevé les messages du week-end : 501 messages dans la boîte du parlementaire (dont je suis l’assistant) depuis vendredi soir. Nous faisons donc un tri : nous ne répondons pas aux messages adressés à plusieurs parlementaires.

-  Enfin, l’hébergement de l’assemblée ne permet pas la diffusion de message à caractère politique : c’est absurde. Un site de parlementaire doit être un site de la liberté d’expression.


Certains ont un site internet "vivant" mais dans ce cas toujours fait avec les moyens du bord car rien n’est prévu ni pour accueillir des pages ni pour financer un webmaster..

Ce qui est en cause est moins le caractère individualiste de la démarche que l’absence d’une structure cohérente. L’hébergement de l’assemblée nationale se borne à une page, ce n’est pas normal.

D’autre part l’individualisme pousse certains à mettre leur nom en avant dans un nom de domaine à leur couleur. C’est une chose inconnue pour les parlementaires américains qui se coulent tous dans le moule, y compris les vedettes. Cette démarche individualiste a pour effet d’éparpiller les ressources, d’interdire à l’internaute de trouver facilement le site de son député selon une charte de nommage connue d’avance.


Ce lundi matin j’ai relevé les messages du week-end : 501 messages dans la boîte du parlementaire (dont je suis l’assistant) depuis vendredi soir. Nous faisons donc un tri : nous ne répondons pas aux messages adressés à plusieurs parlementaires.

Ce qui est en cause n’est pas la méthode de traitement du courrier que l’absence d’information sur le traitement dudit courrier reçu. En envoyant un mail à un député français, on ne peut pas savoir s’il a été reçu, on ne sait pas ce qu’il va en faire et on ne reçoit la plupart du temps aucune réponse. L’ensemble de ce que je viens de décrire est réglable une fois pour toutes, par l’utilisation effective d’une réponse automatique qui explique ce que deviennent les courriers, à qui on répond et à qui on ne répond pas. C’est zéro travail pour les collaborateurs et cela satisfait l’expéditeur qui sait à quoi s’en tenir.

D’autre part, ce qui est contestable est la négligence des emails de l’assemblée au profit, là encore, d’une solution individualiste. Combien de parlementaires utilisent leur adresse mail de l’assemblée ? Combien de message d’erreur pour boites pleines qui n’ont jamais été relevées ? Ce qui est en cause est une question d’attitude et non de moyen.


Un parlementaire français dispose de 8469 euros pour rémunérer ses collaborateurs. Il en a trois en général. Je suis passé, il y a quelques années dans un cabinet de MP américain : nous étions 57...

Ce n’est pas non plus le même volume de traitement : la sénatrice Hillary Clinton représente 18 millions de personnes... Il faut rapporter cela à un ratio.


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