L’utilisation d’internet a été deux à trois fois plus intense qu’a l’accoutumée dans les heures qui ont suivi le declenchement des opérations.
Quelques sites gouvernementaux américains ont connu des difficultés face à l’afflux d’internautes, a indiqué l’entreprise de mesure d’audience internet Keynotes System.
D’une manière générale, l’activité sur le réseau aux Etats-Unis, qui s’est accentuée dès après l’annonce télévisée du début de l’offensive par le président George Bush, n’a pas causé de réels effondrements de sites web du fait que les téléspectateurs ont continué majoritairement à regarder le petit écran.
Juste après la déclaration de Bush, les pages d’informations du site américain Yahoo ont vu leur fréquentation tripler par rapport à la même heure un jour normal. Les mots-clé les plus utilisés pour rechercher des informations sur le portail américain dans les 15 minutes qui suivirent étaient "Iraq" ("Irak"), "George W. Bush" "world map" ("carte du monde"), "Ari Fleischer", "Saddam Hussein" et "war".
Les jours suivants, la fréquentation des 15 sites d’actualité les plus populaires enregistrait une hausse de 41% par rapport a la moyenne quotidienne des quatre semaines précédentes, selon comScore Media Metrix.
FreeServe, le premier service internet britannique, a constaté que l’activité sur ses forums de discussion consacrés à l’Irak avait triplé : les messages reflétant les hesitations d’une opinion britannique, majoritairement opposée a la guerre mais se rassemblant derriere les troupes britanniques sur le point de se jeter dans la bataille.
[Web Deluged After Iraq Attack