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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Le Parti socialiste : lexique, congrès, motions, contributions > Dijon 2003 : mise à jour, nouvelle version ou reconfiguration du PS ? > Cinq questions pour cinq motions > Les réponses de ’Nouveau Monde’ (motion E) aux questions de Temps Réels | |
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mardi 6 mai 2003 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Question 1 - Etes vous favorable à la création de sections thématiques ? Oui. Le Parti Socialiste souffre d’un faible nombre d’adhérents et d’absences cruelles dans certains secteurs de la société (ouvriers et employés, femmes, jeunes,...). Il souffre aussi de la faible participation des intellectuels, des chercheurs, des universitaires à qui il faut offrir des possibilités de s’exprimer. Un parti de reconquête doit pouvoir offrir des modes d’investissement qui correspondent aux aspirations des uns et des autres. L’affiliation multiple évitera cependant les phénomènes de rétrécissement de l’investissement militant sur les seules questions qui de prime abord intéresseraient tel ou tel adhérent. Question 2 - Etes-vous favorable à la mise d’une instance de coordination "internet et systèmes d’information" au niveau national ? Oui, notre parti souffre d’un manque de coordination entre ses différentes structures : en étant davantage organisés en réseaux, les socialistes seraient sans aucun dote plus efficaces. Les nouvelles technologies peuvent favoriser le retour d’expériences, la formation militante, le dialogue et les échanges entre militants... Question 3 : Etes vous favorable à la mise en place d’un groupe de réflexion sur la propriété intellectuelle ? Notre réponse est bien entendu positive mais elle nous permet d’aborder cette question cruciale. La question de la propriété intellectuelle est en effet devenue un enjeu majeur dans la promotion d’une mondialisation qui tourne le dos à la globalisation actuelle ordonnée autour de la loi du profit. L’exemple de l’accord de Doha sur les médicaments témoigne toutefois de la difficulté du combat quand, pour protéger les profits de grandes firmes pharmaceutiques, on en vient à condamner des millions de malades à une mort certaine, faute de traitement médicamenteux qui pourtant existent. Il y a un véritable combat à mener pour inverser la hiérarchie des valeurs qui découle de l’ordre économique mondial actuel. Le droit à la santé, à un environnement durable, les libertés fondamentales... doivent prédominer sur le commerce. L’OMC doit donc être subordonné à des instances internationales garantes des droits fondamentaux. C’est dans ce cadre que la réflexion sur la propriété intellectuelle doit être engagée. Mais au-delà, il nous faut avance pour promouvoir les TIC en France et en Europe. Au niveau européen, nous pourrions faire ce que les Américains, à l’opposé des discours dogmatiques qu’ils professent pour les autres, font chez eux : la politique communautaire doit orienter l’effort vers des secteurs stratégiques, dont les retombées influent positivement sur l’ensemble de l’économie. Il convient de coordonner nos politiques nationales pour permettre à l’Europe de se positionner sur les technologies qui feront la croissance de demain : technologies de l’information et de la communication (TIC), nanotechnologies, biotechnologies. Certains prétendent que le marché libre est plus qualifié que la puissance publique pour orienter les investissements du futur. L’exemple de l’UMTS (la nouvelle norme de télécommunications à débit rapide, dont le coût a quasiment ruiné la plupart des grands opérateurs) montre le contraire : il aurait été plus efficace et beaucoup moins dispendieux d’inciter les opérateurs à développer conjointement cette technologie, quitte à dépenser de l’argent public pour en accélérer le rythme et créer une infrastructure unique (publique) d’antennes-relais. On éviterait, entre autres, de voir nos paysages et nos immeubles saccagés par les antennes privées de chaque opérateur, ou de devoir renflouer, avec l’argent du contribuable, ceux d’entre eux qui n’ont pas survécu aux investissements nécessaires. Imaginons un instant que l’Europe, au lieu de faire Airbus, se soit contentée de mettre en concurrence Aérospatiale, British Aerospace, Casa (Espagne) et Daimler Benz (Allemagne). Pense-t-on sérieusement qu’en un peu moins de vingt ans, un géant industriel, concurrent redoutable pour Boeing, en fût sorti ? C’est par la coopération et la mise en commun des savoir-faire que l’on est parvenu au fantastique succès d’Airbus, pas par la concurrence débridée. Il en est de la concurrence comme de la monnaie : la mauvaise chasse la bonne. Au lieu d’abandonner l’avenir au jeux de casino du libéralisme, appliquons les recettes qui marchent : notre objectif devrait être la création d’un consortium de type « Airbus » dans la téléphonie, les TIC et les biotechnologies. Dans notre pays, les nouvelles technologies de l’information ouvrent à terme, potentiellement, des perspectives qui permettront peut-être de desserrer la contrainte financière qui pèse sur ce secteur. Encore faudrait-il y réfléchir et se préoccuper de l’accès de tous à ces nouvelles technologies, ainsi qu’à la sauvegarde d’espaces publics sur le cyberespace. Car rien ne garantit que cet espace restera libre. C’est pourquoi nous proposons :
Question 4 : Comment le Parti socialiste, pourrait-il s’organiser pour anticiper les débats sur les avancées des sciences et de leurs applications et pour dégager une position dans les controverses technopolitiques ? S’il existe un progrès autonome des connaissances, les applications des sciences sont socialement construites. La technologie n’est pas neutre et a des conséquences importantes dans les rapports de domination. Le choix de telle ou telle organisation du travail, par exemple, pourra soit favoriser l’enrichissement des tâches des salariés ou conduire à une segmentation plus forte au sein de l’entreprise. De manière encore plus visible, les débats sur la bioéthique ou les OGM comportent des enjeux fondamentaux pour les socialistes et doivent donner lieu à de vrais débats politiques. Le problème réside moins dans notre capacité à anticiper les enjeux et les débats qu’à notre capacité collective à les faire sortir de petits cercles d’initiés pour les faire partager et trancher par tous les militants. Ces questions fondamentales peuvent être assez facilement présentées et débattues par les militants, et au-delà, par l’ensemble des citoyens. Encore faut-il en avoir une réelle volonté. Nous avons par exemple fortement milité pour la levée de l’interdiction du clonage thérapeutique, et il est regrettable que ce débat n’ait été tranché que par de petits cénacles là où notre Parti aurait dû consulter l’ensemble des militants. Donc, il me semble que les controverses technopolitiques doivent faire l’objet de conventions nationales pour déclencher un large débat et déboucher sur un vote des militants afin de dégager des positions claires. Question 5 - Etes-vous favorable à la mise en ligne sur le site national de tous les textes officiels du PS ? Le Parti socialiste consacre beaucoup de moyens et d’efforts a l’édition d’un hebdomadaire qu’il diffuse a l’ensemble de ses membres. Cet hebdomadaire est un outil précieux de cohésion politique, de formation et de transparence. Il ne fait aucun doute que les nouveaux supports de diffusion (site Internet national, bulletins électroniques) vont progressivement relayer l’Hebdomadaire dans les fonctions qu’il assure. L’article 13.6 des statuts prévoit que " la presse du parti publie les actes officiels du parti ". Depuis la refonte du site et le renforcement de l’équipe Internet, une tres grande partie des " actes officiels " sont désormais en ligne : déclarations du premier secrétaire et des secrétaires nationaux, communiqués de presse, la composition des instances de direction, les textes de congrès. Le site " parti-socialiste.fr " relaie désormais tres efficacement " l’hebdo des socialistes " pour la diffusion des " actes officiels " . Tous les citoyens peuvent désormais prendre connaissance des positions et des analyses des socialistes. Le site national assure leur diffusion mais aussi leur archivage : il devient progressivement la " mémoire " du Parti socialiste. Sans méconnaître les progrès accomplis, ni oublier le fait qu’un grand nombre de citoyens (et parmi eux, de militants socialistes) n’utilisent pas Internet aujourd’hui, et pour certains d’entre eux, durablement, il nous semble qu’il est possible d’aller plus loin. Etes vous favorable a la mise en ligne : o des comptes-rendus du bureau national o des travaux des commissions nationales o des rapports d’activité des commissions nationales o des rapports d’activité des secrétaires et délégués nationaux o du budget annuel du parti socialiste En précisant, le cas échéant, selon la nature des documents, si vous souhaitez en réserver la consultation aux seuls adhérents (via " l’espace militant "). S’agissant du budget annuel, compte tenu de la part prépondérante du financement public, il nous semble qu’il devrait être consultable par tous les citoyens. Ce budget préciserait, outre l’origine des ressources, leur allocation, par grandes catégories. Question annexe : Etes vous favorable a une actualisation du titre XIII des statuts consacrés à la " presse du parti ". Cette actualisation prendrait acte du fait que par " presse du parti ", il faut désormais entendre les publications imprimées, les sites Internet et les bulletins électroniques. La réponse est oui à ces deux questions
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