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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Le Parti socialiste : lexique, congrès, motions, contributions > Dijon 2003 : mise à jour, nouvelle version ou reconfiguration du PS ? > Je voterai pour la motion (Débat temps réels) | |
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lundi 5 mai 2003 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Je crois que je voterai blanc J’ai reçu un annuaire téléphonique à lire, le texte des motions parait-il, et il m’est tombé des mains. En laissant de côté tout le pathos identitaire et le destin de la planète, j’aimerais qu’on me dise :
J’ai un peu peur que le débat interne au PS passe à côté de ces questions. Aussi, si la seule option est de remplacer les apparatchiks par d’autres apparatchiks, je crois que je vais voter blanc. MB Pour ma part, je soutiens la motion E, Nouveau Monde
Je vote pour la motion A car c’est la mieux construite sur l’Europe. Je persiste à penser que nous (moi compris), toutes motions confondues, n’avons trouvé des solutions imaginatives et concrètes pour changer la vie des gens que je vois dans le métro parisien : l’emploi, la sécu, les retraites, le pouvoir d’achat, la promotion sociale par l’éducation, les services publics plus proches des citoyens, même si nous avons encore une qualité de service public parmi les meilleures d’Europe. SC Pour ma part, je voterai NPS Avant tout parce que la motion A rassemble à sa tête des gens (pleins de qualités) qui ont choisi de mentir sur leurs désaccords, et ne sont d’accord que sur une chose, l’urgence de refermer le couvercle et d’éviter le débat. Depuis un an, le PS, au plan national, s’oppose peu et propose peu ; et il n’écoute pas. (on râle, on râle, mais on n’a qu’à y aller si on n’est pas contents, direz-vous ; béoui, c’est vrai, mais je continue). La première chose à changer était probablement dans les pratiques (politiques, de débat, de concertation), et c’est la première chose qui a été verrouillée : je ne sais toujours pas donner une seule raison à quelqu’un d’adhérer au PS, sinon par défaut, parce que ce sont les partis politiques qui font la politique. Mais le PS comme les autres partis de gauche est un lieu sans énergie politique, semble-t-il (-je parle de son fonctionnement d’ensemble, pas des énergies des militants !), et comme lessivé par les figures de ses chefs successifs, auxquels il suffisait de se rallier. Tant Mitterrand (ou ses opposants internes) que Jospin ont personnalisé et dépolitisé le PS, ne laissant derrière eux qu’un marigot de crocodiles communicants (individuellement respectables, une fois encore !). On est loin de la société en réseaux, coproductrice de son destin, dont Temps Réels, malgré ses imperfections, semble souvent vouloir être un laboratoire, dont les conseils de quartiers de Paris pourraient en être un, etc. Le message reste " laissez-nous faire, vous verrez ", il y a là de quoi décourager tout vote. Sans être trop crédule à l’égard de Montebourg et Peillon, mais en appréciant le travail fait sur les tribunaux de commerce et les paradis fiscaux, il me semble que l’idée de la " sixième république " s’en prend directement à cette vision de l’homme providentiel-présidentiel qui asphyxie notre démocratie et entérine la propriété du pouvoir par quelques-uns. Il me semble aussi qu’il ne faut pas laisser le couvercle se refermer. Et que l’engagement de Christian Paul, Claude Saunier et quelques autres au sein de cette motion est signe pour moi de convergences et de débats possibles. Espérons, en tout cas, que cette année décevante ne va pas faire repartir sur la pointe des pieds les nombreux nouveaux adhérents qui venaient en politique pour se battre pour la démocratie et pour une société de progrès, aujourd’hui quotidiennement étrillée par un gouvernement indéfendable et pourtant presque inattaqué. J-F Moi je ne vote pas NPS... non pas que le PS n’ait pas besoin d’un bon coup de jeune et d’un repositionnement stratégique total mais, à mon sens, cela ne peut venir que d’une véritable réflexion sur le fonds de notre projet. Cette réflexion est aujourd’hui absente de l’ensemble des contributions et le PS ressemble au PC d’avant la Perestroïka : je voterais néanmoins Hollande et l’unité dans l’attente d’un véritable projet de gauche moderne porté par un DSK ou un Fabius ou les deux. EH Pourquoi je m’apprête a voter pour la motion A. Développement du PS Il y a une chose que j’aime bien dans la motion de françois Hollande : c’est l’objectif qu’il assigne au PS de doubler son nombre d’adherents ( relié a un autre objectif, d’ailleurs : celui de fidéliser 30 % de l’électorat). Il prend a ce sujet un certain nombre d’engagements : - rendre possible l’adhésion directe,
Pour doubler les adherents (et conserver les adherents actuels) , il a falloir diversifier les modes d’affiliation et de militantisme au PS. François Hollande en convient dans sa reponse a la question de temps reels sur les sections thematiques. Un autre point clé, c’est la refonte des processus d’adhesion et du systeme d’information du PS. François Hollande l’evoque, en filigrane, dans sa reponse a la question de temps reels sur le developpement de l’internet au PS. Les adhérents (...) sont chaque année plus nombreux à utiliser le web. Les adhésions par Internet connaissent d’ailleurs un essor sans précédent. Il fallait en tenir compte. La proposition statutaire de la Motion A, qui concerne l’adhésion directe, permettra, si elle est adoptée, la prise en compte de cette nouvelle réalité. La chaîne d’adhésion est aujourd’hui trop longue. Il faut parfois 7 à 8 mois pour qu’un nouvel adhérent reçoive sa carte ; plus encore pour l’Hebdo... Cela représente une éternité pour celui ou celle qui est impatient de formaliser son engagement. Si nous voulons être représentatifs de la société dans laquelle nous vivons, nous devons aussi nous mettre à son rythme ! Renouvellement Il y a un serieux probleme de renouvellement de la direction du PS. Generationnel. Sociologique. Intellectuel. Il y a deux manieres de l’aborder.
Cette procedure réglée permet de traiter en même temps le renouvellement generationnel, la diversité sociologique, l’ouverture aux français issus de l’immigration.... Reste la diversité intellectuelle : la culture dominante du PS est litteraire, juridique et économique. Les scientifiques sont dramatiquement sous-representés dans les instances de reflexion et de direction du PS. Science et politique Le PS doit repartir a la conquete du monde du travail. Et ajuster ses propositions aux nouvelles réalités sociales ... Il doit aussi être présent dans les débats et controverses technopolitiques. La reponse de François Hollande à la question de temps reels sur les technosciences me satisfait pleinement. Trop souvent la politique est en retard sur la science. La décision est souvent prise dans les domaines complexes sous la pression de l’actualité. Je crois à la nécessité de nous orienter davantage vers une politique de l’anticipation. C’est un préalable au traitement de ces sujets. Il faut, au-delà, créer les conditions d’une véritable démocratie des choix scientifiques et techniques. Ces enjeux sont encore trop souvent cantonnés à l’expertise des " sachants ". Il faut les ouvrir au plus grand nombre. C’est l’une des conditions aussi du renouveau du débat public. Il est en effet difficile de comprendre que les questions de sécurité sanitaire par exemple occupent en permanence les esprits, que les médias en fassent leur quotidien, mais que la politique relègue au second plan ces dossiers. Il faut rendre toute leur place aux choix politiques face aux savoirs techniciens. Pour cela il faut favoriser l’accès à l’information, éclairer les décisions en les ouvrant au débat public, accepter la confrontation entre les acteurs, favoriser l’expertise indépendante. Le tournant europeen Puisque tout le monde semble juger ce Congres " morne ", je retiendrai quand même, que ce congres consacre le tournant europeen du PS. Ce n’est pas rien. Toutes les motions admettent le principe d’une Europe federale. Si les mots ont un sens, cela veut dire
Cela veut dire aussi qu’on accepte d’etre minoritaire, momentanement, au niveau europeen, comme on accepte de l’etre au niveau national. La loi de la démocratie. C’est la motion Nouveau monde qui formule le mieux l’ampleur de ce tournant : "Certains de nos camarades estiment que s’engager dans l’Europe fédérale risque de nous contraindre à accepter demain des décisions remettant en cause nos acquis sociaux. Mais n’est-ce pas ce qui se produit aujourd’hui, sans que jamais les citoyens n’aient leur mot à dire." J’espere que les socialistes qui votent l’une ou l’autre de ces cinq motions mesurent la radicalité de ce tournant. RM Guère d’idées neuves La préparation du Congrès socialiste de mai monte en fébrilité, au moins parmi les initiés, car on ne peut dire que les propositions en débat suscitent la passion de l’opinion ou même celle des militants.
Mais l’essentiel n’est pas là. Il n’y a guère d’idées neuves, de progrès pour résoudre les problèmes qui angoissent les Français : la sécurité, l’emploi, la santé, les retraites. Ce qui pèse sur notre pays, c’est le sentiment diffus que les Français ne sont pas égaux devant le malheur ou devant le risque de malheur. Et il est vrai que les inégalités se sont accrues depuis 1981 entre ceux qui sont dans le système (les " insiders " disent les Américains) et ceux qui sont à la marge ou en dehors du système (les " outsiders "). D’un côté, se trouvent les " travailleurs garantis ", comme on dit au Japon, dirigeants et salariés à durée indéterminée des grandes entreprises, et fonctionnaires. De l’autre, une foule d’employés, d’ouvriers, de techniciens qui sont ballottés par les emplois précaires ou les soubresauts de la mondialisation, et qui craignent de basculer dans l’exclusion. Il faut avouer que le PS n’a pas lésiné dans son soutien aux fonctionnaires et notamment aux enseignants, qui n’en ont été guère reconnaissants en 2002. Un an après, le remords ne semble étouffer personne, parmi ces preux valeureux de la grande bataille des droits acquis. Les retraites des assis ont effacé la retraite du candidat debout. Comme la croissance est médiocre en Europe (2,25% par an en France, depuis trente ans, mieux que l’Allemagne mais pas terrible quand même), et comme les castes sont bien verrouillées (à cinquante ans, on demande encore à un cadre dans quelle école il a fait ses études !!), les opportunités de rattrapage sont, il faut le dire, inférieures à ce qu’elles sont aux Etats-Unis, où la croissance est plus soutenue et les possibilités de mobilité ascendante plus importantes. Une des rares façons de s’en sortir est de créer sa propre entreprise. Cela demande un rare courage mais cela marche. Imaginons que le PS fasse de la création d’entreprise une voie royale pour la croissance économique et la promotion sociale ? Quelle jolie tempête dans les sections, mais peut-être aussi quelle secousse de l’opinion ! Et puisque les idées hétérodoxes ne vont jamais seules, penchons-nous sur les stock-options, ces paris sur l’avenir des jeunes créateurs d’entreprises (j’en connais qui ont tout perdu avec l’échec de leur projet) mais aussi ces salaires, différés et exonérés de charges sociales, payés aux cadres supérieurs des grandes entreprises bien établies. Les Etats-Unis sont en train de réintégrer ces dépenses un temps virtuelles dans les comptes de l’entreprise. Savez-vous que les stock-options ne rentrent pas dans l’assiette de l’Impôt de solidarité sur la fortune, alors qu’elles constituent à l’évidence une créance sur l’entreprise ? Je ne l’ai découvert que tout récemment. Pourquoi donc ne pas réintégrer dans l’assiette de l’ISF les stock-options des entreprises de plus de quinze ans ? Les créateurs d’entreprises seraient ainsi préservés et la justice sociale confortée. Si la gauche est le parti du mouvement, voici deux idées qui vont dans le bon sens de plus de dynamisme et plus d’égalité des chances. Défendre la création d’entreprise face aux multinationales, n’est-ce pas une idée excitante ? Je voterai Utopia.... Voici pourquoi : Le PS est aujourdh’ui traversé par un débat avec en sortie deux options politiques qui je pense ont le même but, je l’espère, l’amélioration de la conditio humaine, mais choisissent voies différentes. L’une " hollando-centriste " L’autre " emanuello-gauchiste " Les guillemets ne sont pas neutres. Dans les deux cas, je le répète mais c’est important le but final est le même. Cette divergence est pour une part liée à une analyse et de la défaite et aussi du résultat concret des cinq ans Jospin.
Je crois que les deux options sont fausses. Il y a quelques années j’étais plutot rocardien, car je pensais que ce monde était amendable de l’intérieur, j’était, (honte à l’époque), social démocrate. Aujourd’hui, plus de vingt ans plus tard je n’y crois plus : on a éssayé le " plus à gauche ", et le " social réformisme ". Les deux ont échoué : Les inégalités se sont accrues, la précarité à beaucoup augmentée, pour compléter Ch Sautter : le cercle des " outsiders " c’est considérablement agrandi (les " travailleurs garantis ", comme on dit au Japon, dirigeants et salariés à durée indéterminée des grandes entreprises ne le sont plus : je travaillais au sein du groupe Alcatel en 1995 depuis 15 ans une restructuration du groupe nous a lourdés comme des malpropres (455 cadres et ingénieurs virés en 1 mois et demi) : Un sucide, plusieurs divorces, se fût horrible. 2 collègues n’ont toujours pas retrouvé de job aujourd’hui...). Je pense aujourd’hui que notre système va à moyen terme dans un mur, pour pl usieurs raisons : écologie, tiers monde, répartition des richesses dans nos sociétés occidentales, et j’en passe. Face à ce constat trois solutions :
La différence est sur le degrè du virage à prendre mais on est toujours dans la même direction (croissance, PIB, commerces et échanges). On est plus ou moins toujours dans le cadre d’une économie de marché plus ou moins régulé, avec un état plus ou moins présent... Ce modèle est faux. La troisième : Essayer et vite de trouver un modèle de substitution. La temps presse. C’est ce que propose la réflexion amorcée par la motion Utopia. La travail est à compléter, mais le cap est tracé. Il faut faire autrement, avoir d’autres valeurs de développement. C’est cette amorce, cette tentative, de mettre en place un autre système qui mérite à mon avis d’être retenu. Il y a aussi, j’y viens, la motion Montebourg. Elle n’est pas négligeable, mais comporte deux erreurs qui font sa faiblesse :
Pour ce qui est de la motion Dolez, si elle présente un interêt certain pour la réorganisation du parti est il y en besoin, elle non plus elle ne peut constituer un programme politique. Excusez moi d’avoir été un peu long, et bon vote.. BC Si j’étais adhérent Un avis de non-adhérent (donc moins frustré que d’autres) : si j’étais adhérent, je voterais NPS, en hommage au travail exceptionnel du duo Montebourg-Peillon contre le blanchiment d’argent sale et par extension les " mafias " financières internationales (Cf. Le livre de Denis Robert " La boîte noire "). C’est me semble-t-il un combat essentiel pour l’égalité, la démocratie, le socialisme, ... Les tenants de la motion A me répondront peut-être : c’est un combat sur un sujet, alors que parallèlement le gouvernement Jospin a fait un travail super sur plein de sujets. Oui mais c’est là que le bât blesse : le PS est un parti d’opposition. Pour orienter son action, je tiens plus compte de sa capacité d’opposition que de sa capacité de gouvernement. Cf. le remarquable travail d’opposant de François Mitterrand. Les adhérents me répondront peut-être : pourquoi n’adhères-tu pas, si tu as une motion préférée ... C’est peut-être une question de style : le verbiage sciences-po, bourré de " ne pas ", de " indispensable " et de " nous devons ", me semble dramatiquement à côté de la plaque. Une motion qui définit une stratégie devrait pouvoir tenir en une page - une page du Monde, d’accord. Et de ce point de vue de la longueur, le score du NPS est le plus mauvais des cinq. FL Il est plein, plein, plein de bonnes idées, François ! Comme dit Pasqua " les promesses n’engagent que ceux qui y croient ", et je ne crois plus les déclarations d’intention de Hollande, sa fausse bonhomie et ses serments la main sur le coeur. Il a bon dos le débat d’idées ! La vérité est que nous avons perdu parce que le jeu des clans personnels et la cooptation entre médiocres ont rempli les couloirs de Solférino de gens totalement incompétents. Alors on comprend pourquoi l’actuelle direction préfère se lancer dans le débat d’idées plutôt que d’analyser les raisons objectives de la défaite... C’est moins dangereux, ça mange pas de pain et une fois le vote acquis, ’on’ fera quand même comme bon nous semble... Et tout le monde marche ! C’est vrai qu’on adore le débat au PS et ré-inventer l’eau tiède en 25.000 caractères... Alors que la réalité est infiniment plus triviale : on a perdu parce que nous sommes dirigés par un tas de gens dont pas une PME ne voudrait, même pour vendre des glaces sur la plage ;-)) J’invite ceux qui en doutent à se pencher sur les pages 39/40 du rapport d’activité consacrées au bilan du département communication... Je voterai NPS parce que si les échecs de nos dirigeants ne sont jamais sanctionnés par les militants, on finira comme le PC. GA Je vais voter A Avec, moi aussi, le sentiment que ce choix - que je situe au-delà des leaders - ne saurait en aucun cas faire oublier ce que les autres textes " concurrents " peuvent apporter de positif dans le dialogue. Je voterais plus volontiers pour une motion récapitulative ou de synthèse qui tiendrait compte de ces apports et dépasserait les quelques oppositions mineures portant sur la tactique ; la stratégie socialiste étant par ailleurs respectée - c’est fondamental comme demeure fondamentale l’Utopie propre à faire voir plus loin...et à marcher vers l’Etoile sans oublier le Réel. C’est d’ailleurs grâce à l’Utopie que nous pourrions le plus aisément et le plus intelligemment faire travailler d’un même coeur les socialistes et répondre aux aspirations de notre peuple : celui des travailleurs toujours plus sensible aux aspirations humaines que les tenants de cette société " formatée " par les préjugés economiques et culturels bourgeois. Rappelons nous 1968 ; ouvrons les fenêtres de l’Utopie et changeons d’ère. Le Socialisme est né de cet espoir, ne l’oublions jamais. JH Je voterai pour Utopia. Car ce dont manque plus que tout la politique, les politiciens (et moi-même) c’est d’un vrai projet de société et je suis suffisamment proche des couches dites populaires pour savoir qu’il existe des réserves inexploitées de générosité et de sens de l’altérité qui ne demandent qu’à s’exercer pour peu qu’on démontre que cela est possible. En particulier l’idée de changer les indicateurs de richesse me séduit énormément. Le simple fait que la guerre, la pollution, la drogue, le proxénétisme, les magouilles puissent générer le principal des " richesses " occidentales me heurte profondément. Et tant pis si je suis naïve, moraliste ou rêveuse. Je ne sais pas si c’est possible de changer le monde mais rien que de pouvoir en parler me redonne de l’espoir. Je ne trouve pas dans les autres motions de dénonciations aussi claires et argumentées de ce qui rend notre époque si déprimante, la politique si fausse et les gens aussi cyniques ou désespérés. AM Le 21 avril 2002 j’ai voté Jospin. Le 6 mai au sein du PS je voterai NPS. En toute cohérence. Ne nous trompons pas d’élection : il ne s’agit pas pour Dijon de désigner un Président, un candidat à un second tour ou un candidat tout court. De ce point de vue, en temps utile ... en 2006, le PS sera amené à désigner son - sa candidat(e) pour 2007. L’enjeu du Congrès est simple : formuler une ligne politique puis (et seulement puis) désigner la nouvelle direction du PS. Cette ligne politique est l’enjeu du débat entre les motions. Je ne suis pas sûr que le nom du Premier secrétaire de sortie de Congrès, dans l’histoire du PS, ait toujours été connu avant d’entrer en Congrès. J’ai même en tête quelques exemples du contraire. Ceci n’a pas empêché le PS de gagner des élections, et de mener une majorité au pouvoir à plusieurs reprises depuis 22 ans. Restons raisonnables et ne prenons pas les adhérents du PS pour des citoyens sans repères, ce dont il est question pour Dijon c’est de définir une ligne politique (et c’est pour cela que le PS rend possible les motions et les courants) pas de " flinguer Hollande ". Dissocions la question du vote des motions et celle de la désignation des " Premiers secrétaires " (national, fédéral et de section).Nous pouvons contribuer à définir une ligne politique, ne nous trompons pas d’enjeu, il ne s’agit pas de voter pour ou contre Hollande. N’oublions pas que nous sommes rassemblés par notre appartenance commune au PS et que c’est de son avenir dont il est question ici. La question posée n’est donc " qui voudriez-vous comme gouvernant(sic) " mais bien " quelle ligne politique pour le PS dansles3 ans à venir voulez-vous ? ". Il y a un an, nombre d’entre nous, ou de nos amis, ont voté " pour donner une leçon à Jospin ", persuadés de le retrouver au second tour. Le résultat du 21 avril semble les avoir un peu surpris. Cette année, j’entend bien des amis annoncer qu’ils vont voter pour différentes motions et qui admettent pourtant que c’est Hollande qu’ils veulent comme Premier secrétaire. Ca me rappelle de mauvais souvenirs. La démocratie obéit à quelques règles très simples : dire ce que l’on pense, par exemple. Refuser le plaisir de jouer au stratège ou au politiste mais avoir la grande simplicité de répondre avec franchise à la question posée : tout bien réfléchi, qui voudriez-vous comme gouvernant ? Le système a été inventé comme cela et ne fonctionne que comme cela. Ceux qui veulent en jouer autrement peuvent tout autant mettre du diesel dans leur voiture à essence et regarder ce que ça donne. RA
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