Temps Réels Nous contacter Qui sommes-nous ? Observatoire des usages politiques et militants de l'internet
Nous rejoindre Lettre de Temps Réels
Dossiers et débats Liens
Positions et propositions Plan du site
   
# Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Economie, technologie, croissance, logiciel, emploi > Economie(s) politique(s) du logiciel > Brevetabilité du logiciel > Le Parlement européen "bétonne" la liberté logicielle
 
 
# DANS LA MEME RUBRIQUE :
# Gilles Savary : la démocratie s’impose aux lobbies !
# Les sections internet du PS et du SPD alertent les eurodéputés avant le vote sur les brevets logiciels
# Brevets logiciels : la Commission et le Conseil ignorent le Parlement
# Brevets logiciels : pour Gilles Savary, la Pologne a évité « un véritable déni de démocratie »
# Europe : échec aux brevets logiciels
# Brevets logiciels : le gouvernement Raffarin, cheval de Troie des Etats-Unis
# Brevet logiciel : les non-réponses du Gouvernement aux questions écrites des parlementaires
# Gilles Savary : « Nous avons choisi une alternative à la foire aux brevets américaine et japonaise »
# Une controverse qui obscurcit la portée du vote du 24 septembre.
# Après le vote du Parlement européen ...
# Brevetabilité du logiciel : quelle est la position du Gouvernement français ?
# Le Parlement européen met un coup d’arrêt à la brevetabilité du logiciel
# François Hollande : La brevetabilité du logiciel favorise les comportements prédateurs 
# Septembre 2003 : Directive : ou en sommes nous ?
# Des éditeurs se prononcent contre le brevet logiciel
# Les socialistes et le brevet logiciel : liens
# Lettre ouverte aux eurodéputés du PSE (Parti des socialistes européens)
# Lettre ouverte au Parlement européen de 12 économistes
# Les euro-députés socialistes français face au brevet logiciel
# Quelques conséquences auxquelles n’ont pas pensé les partisans du brevet logiciel (ou qu’ils n’ont pas voulu voir).
# Brevet logiciel : Rappel des épisodes précédents
# Brevet logiciel : où en est le projet de directive ? (juin 2002)
# Conférence sur le projet de directive européenne sur les brevets logiciels au parlement européen : avis d’ouragan pour les PME du secteur informatique et les libertés individuelles
# "Le logiciel, une activité humaine fondamentale" : les amendements de Michel Rocard :
# Pétition de 30 scientifiques contre le brevet logiciel
# Microsoft déterminé à préserver son monopole ? (Débat)
# Les français aiment bien les logiciels libres (Débat)
# En 2002, Jacques Chirac prenait parti contre la brevetabilité du logiciel
# Présidentielles 2002 : Lionel Jospin se prononce contre la brevetabilité du logiciel
# Le W3C envisage de rendre payant l’usage de ses standards
# Chronologie des poursuites judiciaires engagées contre Microsoft
# Brevetabilité du logiciel (débat TR)
# Dossier Brevetabilité du logiciel
# Logiciel : brevet, droit d’auteur, droits du public
# Moratoire aprés la conférence de Munich
# La brevetabilité du logiciel. Ou en sommes nous ?
# Lettre ouverte de Jean Yves Le Deaut au gouvernement sur la brevetabilité des logiciels et des méthodes intellectuelles
# Brevetabilité des logiciels
Le Parlement européen "bétonne" la liberté logicielle
DÉLÉGATION SOCIALISTE FRANÇAISE AU PARLEMENT EUROPÉEN
mercredi 24 septembre 2003

Imprimer cet article | Cet article au format PDF

Strasbourg, le 24 septembre 2003

Le Parlement européen a adopté en séance plénière ce mercredi 24 septembre de nombreux amendements au rapport de la Commission juridique du Parlement européen sur le projet de Directive sur la brevetabilité des inventions mis en œuvre par ordinateurs. La position du Parlement européen sur ce texte (soumis à la procédure de codécision) est désormais très claire : il interdit toute brevetabilité des logiciels. Adopté par 361 voix pour (et 157 contre) avec le soutien de l’ensemble des socialistes européens, ce texte met le très libéral Commissaire Bolkenstein et les gouvernements des 15 devant leurs responsabilités. Les socialistes continueront à veiller à ce que la position du Parlement européen soit totalement respectée lorsque le texte reviendra devant le Parlement européen en seconde lecture.

Depuis le début de ce débat au Parlement européen, la position de la Délégation socialiste française - par les voix de Michel Rocard et Gilles Savary - a été constante : promouvoir la liberté logicielle afin d’éviter que sous prétexte de breveter des inventions industrielles obtenues à l’aide de programmes informatiques ou utilisant de tels programmes, on ne brevète les logiciels eux-mêmes par une extension abusive des brevets.

L’enjeu est majeur : économiquement le débat porte sur des dizaines de milliards de dollars. "Philosophiquement il porte sur le statut du savoir humain parmi les hommes, a insisté Michel Rocard, Président de la Commission Culture du Parlement européen . En six mille ans d’histoire l’immense savoir humain a progressé par la copie. La condition nécessaire était que les produits du savoir humain, musique, mathématiques ou tous autres soient d’accès libre et gratuit. Le droit d’auteur rémunère le créateur sans mettre en cause ces principes. Lorsque l’homme utilise de la matière ou met en œuvre les forces de la nature les coûts changent, la rémunération nécessaire est beaucoup plus forte, le brevet la rend possible en interdisant l’usage de l’invention sans rémunération."

SI la Convention Européenne des Brevets de 1972 interdit explicitement le brevetage de tout logiciel (article 52), la jurisprudence a évolué ces dernières années vers une interprétation trop extensive des concepts de nouveauté, d’application industrielle et de technicité qui sont le socle classique du droit des brevets. "Il était impératif de légiférer et de prendre une position sans ambiguïté face au dérapage incontrôlé de l’Office Européen des brevets (OEB). L’écueil était précisément d’éviter de légaliser quelques 30000 brevets logiciels abusifs, acceptés par l’OEB en contradiction avec sa convention fondatrice. Le Parlement européen a choisi une autre voie : celle de mettre de l’ordre entre ce qui peut-être brevetable et ce qui ne peut l’être. En matière de logiciels, la position du Parlement européen est à la fois protectrice des intérêts de nos industries, en particulier de nos PME, et d’un droit d’accès universel aux logiciels." se félicite Gilles Savary, membre de la Commission de l’Industrie du Parlement européen.

Le commissaire Bolkenstein nous a expliqué qu’il "allait sans dire" que l’Union Européene ne souhaitait pas breveter les logiciels. Le Parlement européen lui a clairement répondu que cela allait "mieux en le disant" et en ...l’inscrivant dans un texte de loi.

Délégation socialiste française au Parlement européen


Imprimer cet article | Cet article au format PDF

 

* *

[Retour à la page d'accueil]