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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Chroniques > Chronique de Cyril Rojinsky > Si les Majors veulent nous vendre quelque chose qui ressemble à de l’Internet mais qui n’en est pas, elles échoueront. | ||
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dimanche 28 septembre 2003 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Tout le monde s’accorde pour dire qu’un internaute qui met sans autorisation des oeuvres à disposition est un contrefacteur. Qu’en est-il de celui qui les consomme ? En droit français, selon moi, celui qui télécharge les fichiers contrefaits reste dans le champ de la copie privée. Tant qu’il le fait pour son usage exclusif, il en a le droit. Avant de s’en prendre aux utilisateurs, il y a deux cibles possibles, pour les Majors, si elles choisissent la voie des poursuites juridiques. Primo, les intermédiaires techniques d’Internet, essentiellement les fournisseurs d’accès à Internet. Le gouvernement français a décidé d’introduire dans la loi une mesure que n’exigent pas les directives européennes : les Majors pourraient demander à un juge en référé de filtrer l’accès à des sites à caractère illicite - offrant par exemple de la musique en violation du droit d’auteur. La loi devrait être votée d’ici fin 2003. Toutefois, est-ce applicable en pratique ? Secundo, les fournisseurs de solutions logicielles peer-to-peer, tels Kazaa, Morpheus, etc. Or une décision de justice américaine d’avril a conclu que ces sociétés ne portent pas atteinte au droit d’auteur, puisqu’il existe une utilisation légale de leurs logiciels. En France, on ferait probablement la même analyse.
Le peer-to-peer , à ce propos, est incontournable, car c’est le véritable Internet, un vrai retour aux sources par rapport aux évolutions récentes du réseau. Si les Majors veulent nous vendre quelque chose qui ressemble à de l’Internet mais qui n’en est pas, elles échoueront. Cyril Rojinsky Avocat membre du barreau de Paris Voir aussi : la transcription du Chat d’hier sur me site du Monde : L’industrie du disque en danger : faut-il réformer le droit ?
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