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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Aménagement numérique du territoire > La Télévision numérique terrestre a du plomb dans l’aile (débat) | |
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mardi 28 octobre 2003 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Le budget 2004 ne consacre pas un centime à la télévision numérique terrestre. 150 millions d’euros devaient être alloués a France Télévision pour lui permettre de développer trois (puis deux) nouvelles chaînes.
Au reste, la principale inconnue réside toujours du côté de la distribution des décodeurs et des abonnements : Canal+ et France Telecom (en temps pressenti) ont d’autres priorités. Doit on continuer à promouvoir, contre vents et marées, une TNT de plus en plus compromise ? Cheval de bataille du PS ? Je n’ai jamais vu le PS dans les 4 dernières années, y compris dans les deux dernières années du Gouvernement Jospin, faire de la TNT un cheval de bataille. Pas plus que Jacques Chirac en tout cas. Au sein du Gouvernement Jospin les avis étaient extrêmement partagés. On peut même dire que le désaccord régnait. Résultat : rien n’a avancé. De rapport en commission puis en nouveau rapport, etc, etc. Si "remettre en cause la suprématie de TF1 dans l’audiovisuel", c’est soutenir Canal +, au secours ! Je suppose que c’est ça qui a pourri le dossier. TNT : la messe est dite
Donc, pour couvrir tout le territoire, rien ne vaut le satellite.
A une condition : que l’équipement de base ne change pas ; ni le téléviseur, ni l’antenne.
Ceci serait donc valable pour les gens n’ayant pas à changer leur antenne (de plus de 10 ans d’âge en général).
Si demain Noos s’effondrait, la plupart des Parisiens ne pourraient pas basculer sur la réception hertzienne (ni sur l’hypothetique TNT, ni même sur la classique), parce qu’ils n’ont plus d’antenne !!!
Les techniques mises en oeuvre pour la diffusion de la TNT permettent par ailleurs d’allouer une partie de la ressource à l’émission de données et à un retour. Ce qui permet aux offreurs de programmes de contrôler à distance les décodeurs TNT, c’est à cela que ça sert d’abord, pour s’assurer que ceux qui profitent des chaînes à péage en ont le droit.(50% des chaînes TNT seraient à péage).
S’il y a des décodeurs, ceux qui les fabriquent utilisent des logiciels (nous y voilà !), plus ou moins propriétaires.
Bien compliqué tout ça. Le fait de mélanger les notions d’accès internet à la diffusion broadcast TV a sérieusement troublé les esprits et rendu tout le sujet bien confus. Dans la réalité, la voie de retour est en fait le réseau téléphonique. On downloade par TNT et on uploade par télécom...donc RTC...ou ADSL... Les opérateurs telecom ont tenu de beaux discours : "laissez nous gérer les plateformes de distribution (hertzienne) de la TNT, en plus, nous on sait ce que c’est que de gérer des bases d’abonnés de dizaines de millions de foyers, et puis on maîtrise bien tout ce qui est la voie montante, et puis ce serait mieux pour vous." Panique chez les TF1, M6 et Canal + !! Mais alors, s’inquiète le CSA, " qui piloterait tout ça ? L’ART ou le CSA ? " Et puis Orange (l’opérateur de téléphonie mobile) s’approche, et puis repart. Au delà de ces considérations techniques, il y a les considérations industrielles. La TNT est/était un moyen pour le Gouvernement de relancer l’industrie nationale sur le marché de l’audiovisuel : Canal+, Thomson Multimedia, Alcatel, les antennistes,etc. Je crois que c’est plié.
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