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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Economie, technologie, croissance, logiciel, emploi > Economie(s) politique(s) du logiciel > Gouvernements et collectivités publiques se tournent vers le logiciel libre > Le projet de système d’exploitation asiatique | |
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vendredi 4 juillet 2003 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Désireux de s’émanciper de leur dépendance vis a vis des éditeurs americains, la Chine, la Corée et le Japon envisagent de convertir leur administrations aux logiciels libres. Les trois gouvernements envisagent aussi de développer conjointement un système d’exploitation alternatif à Windows. "La base des logiciels ouverts représentés par Linux est solide, mais leurs logiciels périphériques pour des utilisations telles que le traitement de texte, les tableurs et l’impression ne le sont pas", a déclaré cét été le ministre japonais. Outre une alternative à Windows pour ordinateurs personnels, l’initiative viserait également à développer un OS pour serveurs. Les récentes attaques virales dont Windows a été l’objet auraient fait prendre conscience aux responsables de ces pays de l’urgence de réduire leur dépendance vis-à-vis de Microsoft. Le champ d’application du futur système d’exploitation n’a pas été précisé il semble qu’il ne sera pas cantonné aux seuls besoins des administrations des pays impliqués et qu’il sera proposé en licence de type GPL. • A la mi-août 2003, le gouvernement chinois avait édicté une règle imposant à tous les ministères de n’équiper leur parc informatique que de logiciels conçus localement, avec l’objectif affiché d’évincer totalement Windows et Office des PC et serveurs de l’Administration chinoise. • De son côté, le Japon avait également fait part de son intention de migrer tout ou partie de son Administration vers Linux à l’occasion de la prochaine refonte de son système d’information, prévue pour 2005. • En mars 2003, une centaine de développeurs des trois pays s’étaient réunis en Thaïlande pour évoquer la réalisation d’un OS commun pour serveur, basé sur le noyau Linux. Des universitaires ainsi que des ingénieurs d’entreprises locales telles que Sharp ou Toshiba étaient également présents. • Une récente estimation de l’institut IDC dans la région avance qu’environ 50% des serveurs d’Asie-Pacifique étaient administrés par Windows en 2002, alors que les machines sous Linux ne représentaient que 6% du marché (en sachant que leur nombre a plus que doublé par rapport à 2001). • Le gouvernement taiwanais, a annoncé, en juin dernier, de son côté, qu’il lancerait en 2004 un projet de développement de logiciels libres. L’économie attendue d’un tel mouvement vers le libre est d’environ 59 millions de dollars US en acquisition de licence pour le seul secteur public, et jusqu’à 295 millions en y incluant le secteur privé. (Ce dernier chiffre serait le montant estimé pour les seules licences Microsoft). Le Japon, la Chine et la Corée s’unissent pour contrer Microsoft Le Japon, la Chine et la Corée du Sud unis autour d’une alternative à Windows Le gouvernement de Taiwan favorise les logiciels ouverts
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