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Le google bombing, nouvelle arme du cyberactivisme
mercredi 28 janvier 2004

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Le principe du google bombing est simple : il consiste à se grouper et à exploiter le fonctionnement de Google pour mieux le détourner. Pour afficher ses résultats, le moteur de recherche s’appuie effectivement sur le PageRank, un classement des sites qui prend en compte leur contenu mais aussi le nombre de liens y menant.

Ces liens étant considérés comme des votes, plus un site dispose de liens, plus Google considère qu’il est populaire et digne d’intérêt pour les internautes. Mais la médaille à son revers : si un nombre suffisant d’internautes s’accordent entre eux, ils peuvent alors finir par influencer artificiellement les résultats et générer une réponse précise pour un mot-clé donné.

La méthode aurait été imaginée en 2001 par Adam Mathes, un animateur de blog qui s’était amusé à propulser le site d’un de ses amis en tête des résultats avec la phrase : ’hacker sans talent’".

-  "french military victories"

En janvier 2003 , en plein bras de fer à l’ONU entre partisans et opposants à l’intervention militaire en Irak, quelques informaticiens américains avaient également décrédibilisé la France par moteur de recherche interposé.

En tapant french military victories (victoires militaires françaises), Google renvoyait ainsi vers des sites condamnant vertement la position française...

-  ’Weapons of mass destruction’

Quelques mois après, d’autres internautes étaient parvenus à associer les mots weapons of mass destruction (armes de destruction massive) à une page indiquant que ces armes étaient impossibles à trouver, une page rédigée sous la forme typique de celles qui apparaissent pour vous dire que la page que vous demandez n’est plus disponible. Sauf que là, si on regardait attentivement, on constatait que le texte était un plagiat, avec des détails comme : ’Si tu es George Bush et que tu écris le nom d’un pays dans la case recherche, assure-toi bien que tu écris correctement le nom du pays (Irak)’."

-  Miserable failure = George W. Bush

Cette fois, la campagne relève d’une véritable opération commando, lancée le 27 octobre 2003 par George Johnson, l’auteur d’ Old Fashioned Patriot , un site clairement anti-Bush. « Notre but est de mettre "W" en tête des résultats » , annonçait alors l’auteur, qui a tenu pendant deux mois la chronique de la mise en ligne des liens jusqu’à la victoire finale.

Miserable failure" : un cas d’ecole pour le google bombing

-  Miserable failure = Michael Moore

Les républicains ont réagi et c’est maintenant le site de Michael Moore qui répond en premier aux mêmes mots clés, Bush venant en second : Miserable failure sur google

-  Député liberticide

En France, les opposants à la loi sur la conciance dans l’economie numérique ont lancé une opération du même type, visant cette fois à associer les mots "député liberticide" avec celui du député Jean Dionis du Séjour

C’est ma liberté de penser !

Et le résultat sur google

Les mots d’ordre de boycott passent avant tout par les weblogs...


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