![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
||
|
|
Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Elections régionales 2004 > Surenchère autour du logiciel libre dans la campagne des régionales à Paris | |
|
|
||
|
mercredi 11 février 2004 Imprimer cet article | Cet article au format PDF André Santini lance sa net-campagne sous le signe du logiciel libre "Choisir d’ouvrir sa net-campagne au cours de la principale manifestation organisée par les acteurs du monde des logiciels libres est un signal fort adressé à l’ensemble de la communauté d’Internet. En effet, son site de campagne est entièrement réalisé sous SPIP, un système de publication pour Internet, sous licence de logiciel libre. Les développements réalisés dans le cadre de ce site seront reversés à la communauté des développeurs, qui pourront les demander auprès la société conceptrice du site de campagne, Linagora, spécialisée dans ce domaine". ZDnet rappelle, fort judicieusement qu’à Issy-les-Moulineaux, dont André Santini est le maire, "la commune et tous les services qui s’y rattachent (22 sites municipaux, 17 crèches, 28 écoles...) ont leurs services informatiques totalement infogérés par la société Euriware. Cette filiale à 100% du leader mondial de l’énergie nucléaire, le groupe Areva (pas très "développement durable"... mais passons) gère pour la municipalité plus de 1000 postes de travail, 30 serveurs et 40 applications. Quelle est la place du libre dans cette infogérance ? Proche de zéro : les postes de travail sont tous sous Windows 2000 ou XP, les serveurs sous Windows Server 2003, et les applications les plus importantes sous Unix ! Pas une once de logiciels non propriétaires, à savoir des systèmes GNU/Linux. Seul bon point, et non des moindres : un OS libre dérivé du noyau Linux équipe certains ordinateurs des écoles de la municipalité." Jean-François Copé (présent lui aussi au salon Solutions Linux) a surenchéri en annonçant son intention d’encourager les logiciels libres en Ile-de-France L’utilisation des logiciels libres est un facteur d’accélération du développement numérique de la région. En effet, le logiciel libre donne un nouveau souffle aux services informatiques, secteur dans lequel l’Ile-de-France est en pointe et qui est propice à la création de nouvelles entreprises... Fort bien. Jean-François Copé devra transmettre cette conviction à ses collègues parisiens de l’UMP. Au Conseil de Paris, René Le Goff s’était élevé, avec vigueur, contre la mise à disposition sous licence "libre" du logiciel Lutece, développé par les services de la mairie : Vous nous proposez de mettre à disposition le progiciel de portail internet en cours de déploiement dans les mairies d’arrondissement sous forme de logiciel libre. Cette licence permettrait ou permettra sans aucune contrepartie financière la libre utilisation, la libre reproduction, la libre distribution du progiciel en faveur des entreprises, des administrations et des associations. Je ne voterai pas ce projet de délibération car il est contraire à l’idée que je me fais du rôle de la Ville et de la libre concurrence. En effet, comment expliquer aux entreprises informatiques parisiennes dont certaines développent des progiciels du même type que la Ville va leur faire une concurrence déloyale en mettant sur le marché des progiciels gratuits développés avec l’argent des Parisiens ?
Nous lutterons contre la fracture numérique
|
||
|
|
||