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Simulations civiques pour le second tour
jeudi 25 mars 2004

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Il semble admis que la gauche peut l’emporter, dimanche 28 mars, dans un grand nombre de régions. Mais combien de régions ?

A quelles conditions la gauche peut-elle conserver l’Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur, conquérir Rhône-Alpes, la Bretagne, ou l’Auvergne ?

La presse publie des prévisions pour le second tour, mais elle n’explicite pas toujours les hypothèses sur lesquelles ces prévisions se fondent (report des voix LO-LCR vers les listes de gauche ou report de voix UDF vers UMP, par exemple). Elle évoque des "réserves", mais de quelle ampleur sont-elles ?

Nous avons voulu y voir plus clair.

-  Comme dans chaque élection, l’issue résulte d’un grand nombre de facteurs qui s’entrecroisent : mobilisation et contre-mobilisation des électeurs de gauche et de droite, qualité des reports de voix à gauche comme à droite, comportement au second tour des électeurs du Front national...

-  La perspective d’une victoire assurée dans un grand nombre de régions pour la gauche peut susciter toutes sortes d’effets.

Elle peut galvaniser les électeurs de gauche, mais aussi en démobiliser certains. Les électeurs qui avaient voté au premier tour pour les listes LO-LCR, et qui s’apprêtaient à le faire, au second, indépendamment des non-consignes de vote d’Arlette Laguiller et d’Olivier Besancenot, pourraient décider de ne pas voter, dimanche, dès lors que la victoire semble acquise...

La perspective d’un succès pour la gauche pourrait, en revanche, inciter certains électeurs du Front national à voter pour UMP pour faire « barrage » à la gauche.

-  Comme nous l’avions fait, lors du second tour des présidentielles et lors du second tour des législatives de 2002, nous avons réalisé un outil de simulation pour y voir plus clair, et évaluer les conditions à réunir pour que la gauche l’emporte, région par région.

-  Chacun peut modifier les hypothèses, prendre la mesure des déplacements de voix que chaque « réglage » des paramétres induit... Et juger, par lui-même, des conséquences du comportement de telle ou telle composante du corps électoral.

-   Un outil de simulation en ligne

Consultable à l’adresse suivante : http://62.160.32.4/region2004

-  Pour chaque région, et pour l’ensemble des régions, on peut régler deux types de paramètres :

• le comportement au second tour de ceux qui ont voté au premier : pour quelle liste voteront-ils, à moins que (pour de nombreuses raisons) ils ne décident de rejoindre les rangs des abstentionnistes...

• le comportement au second tour de ceux qui n’ont pas voté au premier : la majorité d’entre eux ne se rendra pas aux urnes, mais certains pourraient le faire, qu’il s’agisse de conforter une victoire annoncée ou jugée possible, ou qu’il s’agisse d’y faire barrage...

-  On peut, en ligne, explorer deux scénarios légérement contrastés pour le second tour : un scénario favorable à la gauche (confirmation et amplification du premier tour) et un autre, favorable à la droite.

-  On peut se fabriquer son scénario en modifiant l’un ou l’autre des 27 paramètres, pour chaque région et pour l’ensemble.

On peut recharger la simulation après modification des hypothèses.

-  A noter que les résultats de ces réglages nationaux n’ont pas grande signification pour la Corse.

-  Attention, les taux de report prennent en compte deux types de configurations :

• les triangulaires gauche-droite-Front national dans 17 régions

• les duels gauche-droite (pas de liste FN au second tour) dans les régions Limousin, Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne.

La table permet de régler les reports de voix de ceux qui ont voté FN, CNPT, divers droite et extrême-droite selon qu’il s’agit d’une triangulaire ou de duels.

Nous avons intégré les données relatives à la Corse. Attention, l’élection du Conseil Régional est soumise en Corse à d’autres règles que dans les autres régions. Une liste peut se maintenir si elle obtient 5% des voix au premier tour. Avec 19 listes au premier tour, et 7 listes au second, cet outil de simulation peut s’avérer précieux. A condition de bien connaître la vie politique corse.


Ces simulations ne sont pas des prévisions

Aucun de ces réglages de paramètres, aucun de ces scénarios, ne reflète ce qui va arriver : ils sont simplement là pour faire réfléchir.

Ce sont des outils d’aide à la décision électorale (pour les citoyens) mais aussi d’aide à la mobilisation (pour les militants).

Ces simulations nous rappellent que les électeurs restent maîtres, jusqu’à 18 ou 20 heures, de l’issue des élections.

À chacun d’entre vous de jouer... et d’aller voter dimanche !


Autres simulations réalisées par temPS réels :

Simulation pour le second tour des présidentielles

Simulation pour le second tour des législatives 2002


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