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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Paris, ville numérique > Logiciel libre à la Ville de Paris > Indépendance informatique et logiciel libre à Paris : chronologie d’un débat | |
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lundi 11 octobre 2004 Imprimer cet article | Cet article au format PDF
Eric Ferrand, conseiller de Paris socialiste, demande au maire Jean Tiberi si la Mairie de Paris envisage d’utiliser les nouveaux logiciels type GNU/Linux dans les établissements scolaires .
L’audit qualifie de « déficients et porteurs de risques » les systèmes d’information. Ces systèmes auraient dû faire l’objet « d’un chantier de renouvellement » il y a « 10 ans déjà ». A titre d’exemple, les rapporteurs stigmatisent les applications informatiques liées à la réforme des marchés publics qui ne seront opérationnelles « qu’en janvier 2003 » ! Par ailleurs, le système informatique de gestion de la paie est particulièrement « obsolète ».
Le logiciel Lutece, développé par la Direction des Systèmes et Technologies de l’Information de la Mairie de Paris permet de réaliser des sites Internet et des portails dans les mairies d’arrondissement. Il est utilisé aujourd’hui par une vingtaine de sites de la Mairie.
Voir aussi : Paris met Lutece à la disposition des autres collectivités
La Ville de Paris annonce, sur son site, qu’elle travaille au développement d’un schéma directeur informatique. Celui-ci permettra une remise à niveau des systèmes d’information de la Ville, dont l’audit général budgétaire et financier de 2001 avait montré les déficiences. 15 M€ sont prévus à cet effet dès 2003 Voir aussi : "Moderniser le système d’information" : Recommandations de l’audit budgétaire et financier et Schéma directeur informatique de la Ville : rationalisation & modernisation
L’adjoint au maire en charge des questions d’éducation, Eric Ferrand (le conseiller de Paris qui recommandait GNU/Linux à Jean Tiberi en 1998), découvre les pratiques commerciales des éditeurs de logiciel. Courant 2002, la société Magnus annonce l’arrêt de la commercialisation des logiciels installés dans les caisses des écoles et l’interruption de leur maintenance à compter de janvier 2004- . Magnus propose à chaque Caisse des écoles le remplacement des outils actuels par de nouveaux produits de sa gamme. Un cas parmi tant d’autres qui nourrit peut-être la réflexion des élus parisiens sur l’intérêt de détenir le code-source des logiciels...
Un premier objectif a été fixé à l’horizon de janvier 2004 : - Mise en ligne sur le portail www.paris.fr de fiches décrivant toutes les démarches administratives à accomplir dans les services de la Ville, qu’elles concernent les particuliers, les professionnels, les entreprises ou les associations. - Mise à disposition sur le site de la plupart des formulaires de la Ville, téléchargeables en format PDF. Une étape intermédiaire sera réalisée dès l’été 2003 : un espace dédié aux démarches administratives sera ouvert sur le site Paris.fr en partenariat avec le portail service-public.fr dans une démarche de co-marquage réalisée sous l’égide de la Caisse des dépôts et consignations. Question de M. Patrick Bloche concernant le bilan de la première année du plan "PARVI"
Dans un article consacré au combat acharné que mène Microsoft pour enrayer la progression du logiciel libre, notamment dans le secteur public, l’International Herald Tribune publie le texte d’un e-mail interne émanant d’Orlando Ayala, chef des ventes de Microsoft. Ayala y autorise les commerciaux de Microsoft à pratiquer des remises importantes chez certains clients, y compris dans l’administration, et même à fournir des produits gracieusement, afin de contrer GNU/Linux.
Microsoft aurait débloqué un fonds spécial de 180 millions de dollars pour compenser les réductions et les cadeaux. L’international Herald Tribune s’interroge sur la conformité de ces pratiques avec le droit communautaire de la concurrence. « The tactics described in these documents, the two discount programs appear to be the most aggressive - and perhaps most legally questionable ».
La visite de Steve Ballmer, le numéro de 2 de Microsoft, n’y a rien fait : malgré un rabais de 90% sur les logiciels Microsoft, la ville de Munich a choisi SuSE Linux et Open Office.
Cette annonce commerciale disparaitra peu de temps aprés du site d’Unilog (à la demande de la Ville de Paris). Microsoft oder Opensource in Paris Entre temps, elle a été reprise cependant sur le site de la Commission européenne : City of Paris to investigate migration to Open Source Software Et commentée le lendemain par ZDNet Allemagne. Paris überlegt Aufsprung auf Linux-Zug
pour lui demander d’étudier de manière approfondie un recours à des solutions libres a l’occasion de la refonte de l’informatique de la Ville de Paris. • Le logiciel libre garantit mieux que les solutions propriétaires l’interopérabilité au sein d’un système d’information public soumis aux règles des marchés publics et à des exigences croissantes d’ouverture et de transparence. • La maintenance des applications : celle-ci passe par la détention des sources dans des langages stables et ouverts. • Le développement économique et l’emploi.
Voir aussi : La DSTI pilote l’informatique parisienne
Le maire confirme l’existence d’une « étude (...) menée avec le concours de la société Unilog, qui vise à construire et à évaluer divers scénarios comportant un recours accru aux solutions libres, tant pour l’exploitation des serveurs que pour la gestion des postes de travail de la Ville ». « Pour mettre en oeuvre ce schéma directeur informatique », poursuit Bertrand Delanoë, « les services compétents de la Ville (...) se doivent de recourir aux technologies les mieux adaptées, sans aucune exclusive ».
L’objectif de Microsoft est clair : au moment où un nombre croissant d’administrations dans le monde fait le choix des logiciels libres face à Windows (...), il est hors de question de perdre la Ville de Paris. Quitte à casser les prix. Selon un document auquel Libération a eu accès, la société a proposé un rabais de près de 60% à la municipalité pour l’équipement de 15 000 ordinateurs. De quoi l’inciter, dans les mois à venir, à renouveler son engagement auprès de la firme de Bill Gates.
Cette information est largement reprise dans la presse. L’Expansion : Microsoft prêt à tout pour conserver Paris contre Linux Le Monde informatique : Microsoft en ballottage à Paris respire un peu à Bruxelles ZDNet : Microsoft brade ses licences pour ne pas perdre la Ville de Paris
Voir aussi l’interview de François Dagnaud, adjoint chargé de l’administration générale, au Nouvel Observateur Mairie de Paris : Microsoft ou pas ?
(extrait 2)
Pour éviter de se faire supplanter à Paris par Linux et ses semblables, Microsoft aurait proposé à la municipalité des rabais très substantiels sur ses produits. On parle de plus de 60% ; Mme Auffray refuse de confirmer ce chiffre, tout en affirmant que, au-delà du discours officiel de Microsoft - "Les logiciels libres représentent un vrai défi pour nous" -, il y a le discours officieux, qui consiste à "proposer des rabais".(...) "Il est effectivement faux de croire que les logiciels libres sont gratuits. Au final, si cette solution se révèle plus chère que Microsoft, nous ne basculerons pas", souligne Mme Auffray.) (fin de citation)
Le Monde
La voie est libre pour l’informatique parisienne 01Net, 8 octobre
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