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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Paris, ville numérique > Logiciel libre à la Ville de Paris > La Ville de Paris migre (trop ?) prudemment et (trop ?) progressivement vers le logiciel libre | |
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mardi 15 février 2005 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Extraits du débat au sein de la liste de discussion "interne" de temPS réels sur la portée de la délibération du Conseil de Paris du 7 février 2005. La stratégie informatique de la Ville, traduite dans le Schéma Directeur Informatique, a pour objectif majeur de moderniser le système d’information de la Ville afin de le rendre :
Dans ce cadre, l’enjeu principal pour la Ville est de réunir les conditions lui permettant de piloter ce changement, de maîtriser ses choix technologiques sur le long terme et aller vers une indépendance vis-à-vis de ses fournisseurs afin d’accéder à tout moment au meilleur service au meilleur prix. Lire
On revient de loin.(contributeur 1) Il y a dans la délibération adoptée le 7 février par le Conseil de Paris des formulations maladroites mais l’inflexion est très nette par rapport à la stratégie informatique qui était en train de s’imposer. On revient de loin. 1. Il y avait deux "entrées" dans le débat autour de l’informatique parisienne. La première entrée était la migration des postes de travail vers des solutions bureautiques libres type OpenOffice. La seconde entrée concernait plus largement la stratégie informatique de Paris : la Ville a annoncé qu’elle allait investir 160 millions d’euros dans la refonte de son système d’information : infrastructure (serveurs) et grandes applications dites "métier". 2. S’agissant de la migration des postes de travail vers OpenOffice, les annonces de la Ville sont plutot modestes. Nettement en retrait par rapport à ce qui s’observe dans les autres métropoles (de Vienne à Pékin) et par rapport aux services de l’Etat ;
3. S’agissant de la refonte de son système d’information, le texte de la délibération est prudent, mais marque une nette inflexion. Le cap est affiché : l’indépendance informatique de la Ville par rapport à des acteurs dominants et aux solutions propriétaires. Le mot-clé "indépendance" figure quatre fois dans la délibération du conseil de Paris.
En bref, pour la Ville de Paris, le recours aux logiciels libres n’est pas un objectif en soi : c’est un moyen (l’un des moyens) de reconquérir l’indépendance par rapport aux fournisseurs. A suivre. Une démarche pragmatique(contributeur 2) Cessons de penser que l’introduction du Libre est le seul changement, l’appropriation et la maîtrise par les utilisateurs et les acteurs publics en est un autre... Il semble que l’annonce de la Ville soit celle d’une démarche progressive et pragmatique, qui commence par énoncer une volonté et édicter des règles à l’attention de ses services et de ses fournisseurs (donc agir sur ce sur quoi elle a prise). A commencer par les standards ouverts. Discréditer tout ce qui n’est pas logiciel libre, c’est certainement abusif ; discréditer ce qui n’opte pas pour les standards ouverts, c’est indispensable (quand des grands du logiciel choisissent les standards ouverts, ils servent le bien commun ; quand ils s’en éloignent ou les altèrent, il ne faut pas l’accepter - or ils font tantôt de l’inacceptable tantôt de l’acceptable). Donc se fixer sur ce principe, ce n’est pas neutre du tout, c’est même curieusement encore assez rare. Une fois les principes annoncés, elle passe à des actes simples et faisables immédiatement (verser des logiciels métiers à l’Adullact) et engage le chantier du poste de travail. Ce n’est pas un chantier simple, nulle part, et la méthode présentée est convaincante : passer par le volontariat et l’expérimentation avant de généraliser, c’est du "marketing viral" intelligent. Pour des gens qui maîtrisent déjà mal leur informatique, la migration vers des outils qu’ils connaissent encore moins bien peut apparaître comme une pure contrainte, un bizutage idéologico-technique, si l’accompagnement est mal fait : tous les travaux sur l’usage des TIC dans les organisations montrent du chaos et du désarroi, avec ou sans le libre, mais celui-ci n’ajoute rien à la simplicité. Il faut parvenir à répondre à la question économique et de principe "OpenOffice" en même temps qu’aux questions concrètes de l’utilisateur (virus, meilleure maîtrise...) et aux questions de transformation des organisations : cessons de penser que l’introduction du Libre est le seul changement, l’appropriation et la maîtrise par les utilisateurs et les acteurs publics en est un autre, et il vaut mieux que les deux se renforcent au lieu de se nuire. Oui le secteur public utilise de plus en plus souvent l’argent public pour des outils mutualisés au service de tous Avec Lutèce c’est vrai, la Ville a versé au pot commun, activement, et depuis 2002 ; et c’est un outil qui tient debout et qui est exploité. Ce n’est pas le seul ni forcément le meilleur mais il bénéficie d’une expérience acquise. Est-ce que Paris est le premier ou non ? c’est presque totalement nigaud comme question (et comme déclaration, donc). Est-ce que d’autres villes ont versé d’autres genres d’outils ? oui, certes, mais pas encore beaucoup. D’autres collectivités actives(contributrice 3) Quelques information pour éclairer le débat parisien, en ébauche de réponse à la question : Est-ce que d’autres villes ont versé d’autres genres d’outils ? Restons en France. Bien sûr il y a Lyon qui comme d’habitude agit discrètement en la matière mais sûrement .... Voir
Et le Conseil Général 95 avec son outil WebCT 95 qui se répand comme une traînée de poudre depuis son "released" : plus de 12 sites de collectivités en ligne, 25 sites en cours de développement et autant en étape cahier des charges : http://www.webct95.org Des évolutions sont déjà mutualisées. Lutèce est sorti de Paris depuis plus d’un an avec 10 collectivités utilisatrices et donc contributrices dont 2 au Canada. Pour mémoire un des premiers outils libres diffusés largement dans les collectivités depuis 3 ans en silence, sans communauté d’utilisateurs constituée, et sans intervention du privé :
Et puis des tas de petits ou gros logiciels malins suggérés par des agents malins et produits par leur ville : Sélestat, la Réunion, Rueil-Malmaison etc. Oui le secteur public utilise de plus en plus souvent l’argent public pour des outils mutualisés au service de tous ! De quoi booster des services informatiques souvent poussiéreux ! Voir aussi Libération (8 février 2005
ZDNet (15 février 2005)
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