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2007 : l’informatique pour tous (pistes).
lundi 15 mai 2006

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L’intérêt de la nation et, qui plus est, le rôle du gouvernement, n’est pas de soutenir les investissements privés, et encore moins la spoliation du peuple de ses droits fondamentaux. Nous, socialistes, ne pouvons admettre les procédés visant à induire un protectionnisme de marché pour les plus grandes sociétés de ce monde, que ce soit au travers l’extension de la couverture juridique des brevets, que de loi institutionnalisant des procédés techniques limitant les capacités de choix de nos concitoyens. Nous ne pouvons tolérer que la technique soit employée à d’autres fins que le bien être collectif tout comme il nous parait insoutenable que les moyens techniques ne soient pas utilisés afin d’améliorer l’homme, la république et la démocratie. Dans le domaine des nouvelles technologies de l’information, la liberté et l’égalité sont des bases toujours aussi essentielles et c’est alors que la fraternité pourra en être le bénéficiaire.

Nous érigeons donc en principe directeurs de nos actions : L’interropérabilité des formats d’échanges de contenu, car il est fondamental qu’une donnée que le public acquière ou saisisse puisse être par la suite consultable ou modifiable par le ou les moyens de son choix, aujourd’hui comme demain. Les formats doivent donc être ouverts et déposés publiquement pour y parvenir. Il est par conséquent impossible de breveter ou de rendre propriétaire par quelque moyen que ce soit, un format de description de contenu, ou bien tout procédé sur la base de son résultat et non sur la base des moyens techniques originaux d’y parvenir.

La garantie du respect des libertés individuelles et du droit d’expression. Ce sont là des éléments fondamentaux pour le respect de la démocratie, ce sont des enjeux qui ne doivent être sacrifiés à aucun prix . La mise en oeuvre de moyen visant à les restreindre se doit donc d’être une modification constitutionnelle ne pouvant être faite que par référendum.

L’accès aux informations individuelles et à l’administration par internet. Il est impératif qu’avant la fin du quinquennat, l’ensemble des administrations ait achevé sa conversion à l’e-administration (ou au moins 80% des procédures) et ait mis à la disposition du public les moyens d’accéder à internet.

L’utilisation de l’argent public pour la mise en oeuvre de moyens publics, car il est impensable que nos concitoyens puisse payer plusieurs fois pour le développement d’une solution identique, ou de faire payer le public pour des données qu’ils ont déjà payées. La collaboration des entités qui composent l’état dans l’élaboration en commun de logiciels libres est un facteur de croissance et d’économie considérable (chiffrer ?) que nous nous devons de mettre en oeuvre.

La concertation systématique avec le public, via un mécanisme de débat virtuel ouvert, sur tout projet de loi, de décret ou d’arrêtés. Il est impensable de nos jours que nos élus soient des experts dans l’ensemble des sujets qu’ils traitent et quel que soit le projet, la constitution d’une information se doit de prendre en compte l’ensemble des points de vues . Nous disposons aujourd’hui d’un moyen de mettre en relation constante les élus avec leur base, nous ne pouvons pas tolérer que tout ne soit pas mis en oeuvre pour le faire.

La réduction de la fracture numérique, car nous nous devons d’assurer à l’ensemble de la population les moyens de participer à la vie publique et d’accéder aux informations qu’ils souhaitent, par la mise en oeuvre d’un plan :

-  de couverture nationale des réseaux haut débit, de subvention progressive liée aux revenus pour l’accès aux moyens informatique et à l’internet,

-  de mise en oeuvre de centres de formation et d’entraide, ouverts à tous et gratuits, pour l’apprentissage des nouvelles technologies de l’information,

-  de fourniture à chaque élève, dès le cycle des apprentissages fondamentaux, de moyens informatiques et d’accès à internet individuels et collectifs,

-  de mise en oeuvre de moyens d’échange transversaux au sein de toutes les administrations afin de favoriser les développement de nouvelles méthodes et de connaissances partagées.

L’informatique pour tous, par tous et avec tous


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