Temps Réels Nous contacter Qui sommes-nous ? Observatoire des usages politiques et militants de l'internet
Nous rejoindre Lettre de Temps Réels
Dossiers et débats Liens
Positions et propositions Plan du site
   
# Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Le sarkozysme numérique > Patrick Bloche et Christian Paul : La France numérique, notre devoir d’alerte
 
 
# DANS LA MEME RUBRIQUE :
# Improvisation et couac numérique autour du financement de la télévision publique
# Cafouillage en vue autour de la rémunération pour copie privée
# Taxer l’Internet pour financer la TV publique ? En Grande-Bretagne, les opérateurs télécom demandent à la BBC de financer leurs investissements ....
# Sarkozy et la barbarie numérique
# Pas de secrétariat d’Etat aux NTIC dans le Gouvernement Fillon
# La France à la traîne : bilan 2002-2007 de la Présidence Chirac en matiére numérique
Patrick Bloche et Christian Paul : La France numérique, notre devoir d’alerte
mercredi 28 mai 2008

Imprimer cet article | Cet article au format PDF

Notre société entre dans la civilisation numérique. Engagés depuis plus de dix ans pour la politique numérique de la France, nous avons décidé, après réflexion, d’être présents aux Assises qui s’ouvrent le 29 mai pour exercer vigoureusement *notre devoir d’alerte. *

Notre pays est sur une mauvaise pente, accumulant des choix critiquables, et le plus souvent, une absence de stratégie à la mesure des défis.

C’est pourquoi nous mettons en garde dans cinq domaines essentiels pour préparer l’avenir :

Haut et très haut débits

L’Etat ne met pas un euro.* Pire, il ne pilote rien. Pour la première fois, un grand réseau stratégique se déploie sans vision partagée, ni stratégie publique. Or, le marché ne peut pas tout : face au surinvestissement dans les zones denses, et à l’abandon des zones blanches, il faut additionner l’investissement privé et l’initiative publique pour aller vers la couverture numérique universelle. La loi de modernisation de l’économie, si elle crée des règles utiles, ne donne pas l’impulsion nécessaire.

L’impasse et les illusions de la loi Albanel (HADOPI) en préparation.

Une nouvelle fois, 3 ans après la loi DADVSI, le gouvernement s’égare dans la voie répressive, instituant en priorité la « chasse au pirate ». Internet n’est pas hors du droit, mais le recours à des lois archaïques bien éloignées d’un réel consensus ne rend service à personne, ni aux artistes, ni aux producteurs, ni aux internautes. Pourtant, les nouveaux financements de la création sont à construire, ils sont à portée.

La société de surveillance généralisée pour des citoyens traçables.

Passeports biométriques et fichiers échappant au contrôle de la CNIL, tentation de filtrage, fichage des élèves, surenchère sécuritaire, sont devenus le quotidien d’un pouvoir anxiogène. La fracture culturelle et sociale s’est installée dans la société numérique

Une famille française sur deux n’a pas d’accès au net. Internet pour tous reste un mirage. De l’école aux lycées, les collectivités locales sont conduites à se substituer à l’absence durable de l’Etat, pour répondre à l’exigence d’égalité.

Le sous-investissement français

Le sous-investissement français a été signalé p*ar un rapport récent...du secrétariat d’Etat à l’évaluation des politiques publiques.

L’investissement des entreprises françaises dans les TIC est de 50% moins élevé que dans les pays européens en tête du peloton. Aucune mesure nationale crédible n’est venue apporter un soutien à ces investissements stratégiques.


Imprimer cet article | Cet article au format PDF

 

* *

[Retour à la page d'accueil]