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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Le Parti socialiste : lexique, congrès, motions, contributions > Congrés de Reims Novembre 2008 > Déclaration de principes du PS : dépassée avant même d’avoir servi | |
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mercredi 18 juin 2008 , par RM Imprimer cet article | Cet article au format PDF temPS réels Section numérique du Parti socialiste Lundi 16 Juin 2008 Communiqué La Convention nationale qui a adopté hier la nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste a retenu le projet d’amendement "Société de la connaissance ouverte" proposé par la section temps réels. Elle l’a retenu, mais sous une forme tronquée, qui en dénature le sens et la portée. Jugez vous mêmes. Voici l’Amendement qui avait été proposé "Lorsque leur développement s’effectue dans un cadre démocratique et ouvert, les technologies numériques et internet ouvrent un extraordinaire espace de libertés : libertés de s’exprimer, d’accéder à l’information et au savoir, mais aussi de créer et d’innover. Les socialistes oeuvrent au développement d’une société de la connaissance ouverte." Voilà ce qu’il est devenu, incorporé dans la nouvelle rédaction de l’article 19. « Les technologies numériques peuvent y concourir à condition d’en préciser le cadre démocratique et les règles pluralistes. ». L’amendement initial visait à mettre en relief la contribution positive des technologies numériques au changement social. Il avait été adopté par le Conseil Fédéral de la Fédération de Paris et la Fédération des français de l’étranger (FFE) et avait reçu le soutien de Michel Rocard. L’amendement retenu exprime une défiance vis à vis d’internet. Pour Maurice Ronai, délégué national aux technologies de l’information, « nous avions proposé, avec la notion de « société de la connaissance ouverte », une perspective politique qui puisse servir de boussole aux socialistes quand ils abordent la politique culturelle, le systéme educatif, les questions de propriété intellectuelle. L’amendement retenu exprime les réticences frileuses des dirigeants socialistes face à Internet et aux technologies numériques. La Déclaration de principes version 2008 passe à côté de la nouveauté radicale que constituent la production collaborative de connaissances et l’émergence d’une sphère d’échanges entre personnes d’une richesse sans précédent. Le PS entre à reculons dans le XXI éme siècle." Pour Benoit Thieulin, secrétaire de la section temPS réels, « la déclaration de principes votée samedi a été élaborée comme au bon vieux temps de la SFIO. Cette déclaration solde les comptes idéologiques du passé plus qu’elle ne s’ouvre aux enjeux de demain : l’essor d’Internet et des technologies numériques, le renouveau de l’esprit coopératif, les nouvelles formes de solidarité, l’économie sociale qui change d’échelle grâce à l’internet, les nouveaux modes de vie qui reconquièrent le temps pour l’individu et la vie sociale, tous ces phénomènes qui font apparaître de nouveaux clivages politiques et même de l’innovation en politique, sont tout simplement ignorés. Cette déclaration de principes est dépassée avant même d’avoir servi. Ce n’est pas surprenant, compte tenu de son mode d’élaboration : par un petit groupe de hauts responsables, en circuit fermé. En 2008, on aurait pu s’attendre à ce que le PS associe les militants à son élaboration. Le résultat aurait été bien différent. Vue la fréquence de mise à jour de cette déclaration, il va falloir attendre 2020 pour la prochaine version." L’exposé des motifs de l’amendement « société de la connaissance ouverte » est ici :
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