Temps Réels Nous contacter Qui sommes-nous ? Observatoire des usages politiques et militants de l'internet
Nous rejoindre Lettre de Temps Réels
Dossiers et débats Liens
Positions et propositions Plan du site
   
# Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Le Parti socialiste : lexique, congrès, motions, contributions > Congrés de Reims Novembre 2008 > La motion C (Benoit Hamon) face aux enjeux du numérique
 
 
# DANS LA MEME RUBRIQUE :
# Les six motions face aux enjeux numériques
# La motion F (Utopia) face aux enjeux du numérique
# La motion B (Pôle écologique) face aux enjeux numériques
# La motion E (Gérard Collomb-Ségolène Royal) face aux enjeux numériques
# La motion A (Bertrand Delanoé) face aux enjeux du numérique
# La motion D (Martine Aubry) face aux enjeux numériques
# Edvige et la protection de la vie privée s’invitent dans le Congrés du PS
# Le lexique des contributios générales
# Riposte graduée et Hadopi au fil des contributions générales
# Congrés PS 2008 : La contribution du pôle écologique accorde une large place aux technologies numériques
# Congrés PS 2008 : Le théme de la "société de la connaissance ouverte" se fraye une voie dans les contributions générales
# Déclaration de principes du PS : dépassée avant même d’avoir servi
# projet d’amendement « Société de la connaissance ouverte » à la Déclaration de principes
La motion C (Benoit Hamon) face aux enjeux du numérique
samedi 27 septembre 2008 , par RM

Imprimer cet article | Cet article au format PDF

Pour ceux l’ignoreraient encore, le Congrés de Reims comme les Congrès précédents du PS, se joue en deux phases. La phase des contributions [1], puis celle des motions. [2] Comme lors des Congrés de 2003 et de 2005, temPS réels passe les contributions et les motions au crible de ses préoccupations.


De la contribution générale...

La contribution de Benoit Hamon et Henri Emmanuelli faisait l’impasse sur la révolution numérique, à part une évocation assez convenue des gains de productivité issus des nouvelles technologies.

Pas un mot non plus sur l’économie ou la société de la connaissance.

... à la motion

-  La motion dont Benoît Hamon est le premier signataire, aux côtés de Henri Emmanuelli, Gérard Filoche, Marc Dolez, Jean-Luc Mélenchon, Pierre Larrouturou et Jacques Fleury accorde, en revanche, une assez large place à la perspective d’une économie de la connaissance.

-  Elle appelle à une « transformation de l’appareil productif français et européen qui permettrait de prendre en compte l’économie de la connaissance.  »

-  Il s’agit, en premier lieu, « d’investir dans les secteurs innovants et nous engager dans la voie d’une croissance tirée par l’économie de la connaissance. »

-  La motion Hamon regrette ainsi que « l’investissement dans les secteurs innovants ne représente que 15% des investissements totaux et les 296 000 emplois vacants recensés par l’ANPE ne se situent pas dans l’économie de la connaissance, mais dans le bâtiment et la restauration... »

-  Pour Benoit Hamon et ses cosignataires, "il est temps de relancer le débat sur la stratégie industrielle de la France. (...) Devant le déclin relatif de l’économie européenne dans le monde, nous proposons, plutôt que la stratégie de Lisbonne, l’élaboration d’un « New Deal » européen financé par l’emprunt, consacré notamment à l’innovation industrielle. Cela doit s’accompagner d’une politique d’investissement massif dans les infrastructures (classiques mais aussi numériques) et l’aide aux industries existantes. Un « New Deal » qui favorise l’émergence de champions industriels européens".

-  La motion de Benoit Hamon consacre un sous-chapitre à l’impact au débat "droit d’auteur et révolution numérique". Le diagnostic est sans ambiguité et débouche sur la fameuse licence globale.

« Internet est un espace de liberté qui permet à tous d’accéder dans les mêmes conditions à des savoirs et contenus culturels. Il s’agit de reconnaître le caractère licite des échanges, à condition qu’ils soient non commerciaux et qu’ils donnent lieu à une forme de rémunération des artistes. A partir du moment où Internet génère des profits, entre autre parce que des contenus culturels sont sur la toile, il est légitime que leurs auteurs en reçoivent leur part. Dans la mesure où les modes de diffusion évoluent, il faut faire évoluer les modes de rémunération des artistes, comme cela a été fait pour le cinéma, ou pour la diffusion de la musique dans les bars avec la SACEM. C’est la raison d’être de la licence globale, que nous devons défendre.  »

-  La motion de Benoit Hamon aborde, avec netteté, la protection de la vie privée :

« Le fichier EDVIGE est la dernière invention de la droite dans sa politique globale d’offensive sécuritaire. Face à cette dérive, la gauche doit clairement promouvoir les libertés et cesser d’être sur la défensive par peur d’apparaître « laxiste » aux yeux des Français. Le premier engagement à prendre est celui de revenir sur tous les dispositifs »

-  Elle propose, enfin, au Parti socialiste à s’emparer de ce qu’elle appelle les "nouveaux outils médiatiques" :

« Nous devons aussi nous atteler à l’émergence de nouveaux outils médiatiques du PS. Nous ne pouvons plus négliger l’état de l’espace médiatique actuel dans lequel nous ne maîtrisons correctement ni nos propres débats ni la portée de notre discours. Les nouvelles technologies nous offrent la possibilité de bâtir des vecteurs de communication professionnels répondant à nos besoins d’indépendance. »



[1] La rédaction de contributions générales permet de procéder à une première forme de regroupements autour d’orientations politiques. 21 contributions dites "générales" avaient été soumises à la réflexion des socialistes début Juillet 2008.

[2] Issues de contributions générales, qui convergent dans un texte commun, les motions sont soumises au vote des militants. On sait, depuis le 23 septembre que les militants devront opter entre six motions.

Imprimer cet article | Cet article au format PDF

 

* *

[Retour à la page d'accueil]