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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > 1999-2005 : quelques débats de temPS réels > Wi-FI > Quelles règles pour le WIFI ? Mai 2002 | ||
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dimanche 2 juin 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF La WI-FI c’est un peu comme jeter des pochettes en plastique dans un pré Le WI-FI c’est un peu comme jeter des pochettes en plastique dans un pres. Ca ne coute pas cher mais ca pollue beaucoup. Ce qui n’est pas le cas des transmissions guidées (par des câbles), cela coute cher, mais cela pollue moins, beaucoup moins. Que direz vous quand un plus puissant que vous viendra pour satisfaire ses ambitions megalomaniques installer pres de chez vous, sur le Plateau de Bure par exemple a une portee de canon de Mane un emetteur de plusieurs Gigawatt ( deux centrales nucleaires) de 0 a 100 GHz. Plus de portables, de television de telesurveillance ... La Wi-Fi c’est pas cher, sale et puant, c’est pour les pauvres . Le haut debit tout optique c’est cher, c’est prope et confidentiel , c’est pour les riches. DP Pour l’instant il y a une règle du jeu Il y a momentanément, en France, des positions conflictuelles entre acteurs, mais à observer ce qui se passe ailleurs et ce que la technique rend possible, je pense que le paysage devrait changer et satisfaire aussi bien les partisans des avancées wi-fi que ceux qui disent l’importance de fixer les règles du jeu (l’ART, ....). Le débat n’est pas clos, mais une partie des questions que vous évoquez sont du passé ou sont transitoires. * L’ART a mené une consultation sur le sujet, preuve qu’elle ne se contente pas d’interdire : http://www.art-telecom.fr/publications/index-rlan.htm La France ne restera sans doute pas longtemps comme l’un des seuls pays à l’écart de cette nouvelle possibilité, oralement l’ART a envisagé d’autoriser des expérimentations assez larges là où ça ne pose pas trop de problèmes. * La Fing, par exemple, comme d’autres, a animé un travail de réponse à la consultation, sur les besoins, les usages, etc. : http://www.fing.org/index.php ?num=2618,1 Compte tenu des variétés d’usages possibles, de la probable complémentarité entre les scénarios de déploiement envisagés (et avec la téléphonie 3G, et avec les réseaux filaires, et entre réseaux commerciaux et réseaux sans opérateurs). * Les gens qui envisagent le wifi (hors zones privées) sont très différents les uns des autres : opérateurs commerciaux pour points chauds, réseaux alternatifs comme provence wireless et wifi paris, aménageurs de réseaux suburbains ou métropolitains et notamment beaucoup de collectivités territoriales (ville de Paris, Lille Métropole, et beaucoup d’autres) En Suède, j’ai été frappé de voir que le responsable de Homerun, le service payant de Telia, ne voyait pas de risque de conflit avec les opérateurs ou réseaux libres et gratuits qui lui font de la concurrence en apparence, et du risque de pollution : "si le cas se présente, il pose problème à mes voisins autant qu’à moi, donc on doit discuter, ce n’est pas forcément un mal". * Les difficultés actuelles de coexistence (relatives...) entre plusieurs réseaux sont dues à ce que chaque utilisateur bloque une fréquence, il n’y a pas encore d’allocation dynamique comme on la connaît dans les autres modes de communication sans fil ou filaires. Pas de panique donc, on n’en est pas à utiliser la bande d’arrêt d’urgence, mais plutôt à passer de l’ère de l’ORTF à celle de la bande FM (en espérant qu’il restera cette fois de la place pour les acteurs non-marchands...) * Des gens se sont posé la question de la pollution des ondes Comme Daniel Azuelos, de l’Institut Pasteur http://www.wireless-fr.org/medias/reseaux_sans_fil.pdfAvec des puissances de 30 à 100 mW, on est loin des 2W du GSM, des 20 à 50W des antennes GSM, des 6 MW de la Tour Eiffel. Le Wifi c’est pas cher, mais est-ce sale et puant ? Si c’est le combat, cette belle énergie serait mieux employée contre l’UMTS, cher et polluant, et même contre le GSM, dont il est prouvé qu’il rend crétins tous ces gens qui parlent tout seuls et très fort en marchant dans la rue ou en prenant le train ou dans les restaurants etc. mais c’est un autre sujet à ne pas rouvrir SVP sur cette liste. De nombreux projets et réseaux existants en France et ailleurs allient les technologies, la fibre et le wi-fi par exemple. En Suède notamment, on voit de la fibre dans l’habitat collectif et du wi-fi pour couvrir les zones résidentielles plus clairsemées. En Corse ou en Nouvelle-Calédonie (en disant "Corse" j’ai peur de susciter de nouveles hystéries de liste), l’alliance de gros câbles sous-marins, d’infrastructures en fibre ou câble et de déploiements légers en wi-fi est sans doute une bonne façon de ruser avec les impératifs de la géographie physique sans ruiner le budget de l’Etat ou des territoires. Mais pour l’instant il y a une règle du jeu. Provence Wireless la connaît et a compté sur la tolérance, une sanction bénigne est venue, dommage mais préviisible. Provence Wireless se définit comme un acteur transitoire, en attendant que les acteurs principaux organisent l’offre ; personnellement j’espère donc que cela va se faire et que les efforts de cette association comme des autres seront suivis d’effet. JF Incohérences Même si "lutter" contre WIFI me semble être une posture exagérée, il faut bien souligner les incohérences de ces projets... Juste pour mémoire :
Je vous parie que lorsque CISCO et consorts auront obtenu la levée des dernières restrictions relatives à l’usage du 802.11b (dont une bonne partie est due à leur incapacité à mettre fonctionnellement à niveau le système) en Europe, vous les trouverez partout à La Défense et pas du tout à Mane. Ceci étant, contradiction ultime et sublime, dès que je peux m’acheter ce qu’il faut aux Etats-Unis (vraiment moins cher qu’ici), je branche tous les ordinateurs de la maison en réseau sur la ligne ADSL. BM Mise au point
Ouvrons les réseaux avant de les fermer Dans les actions qui m’ont mené à rencontrer des personnes en situation d’exclusion, j’ai noté très souvent la demande d’espaces d’expression. Ne reproduisons pas les mêmes erreurs : si dans des zones enclavées des citoyens prennent des initiatives de connexion, aidons-les plutôt que de les barrer ! Qui plus est, s’ils adoptent le wifi, c’est bien parce qu’on ne leur propose RIEN D’AUTRE d’ACCESSIBLE financièrement et opérationnellement. Ce n’est pas la faute des américains si les français ne répondent pas aux besoins. Et combinons les technologies plutôt que de les opposer (avec l’optique point à point notamment) afin de résoudre le problème de dernier kilomètre qui concerne nécessairement pas mal d’utilisateurs ! Quand à parler de libéralisation à grand risque, l’exemple de Mane est particulièrement mal choisi quand il s’agit d’un potentiel de 10 à 50 habitants qui probablement disposent de très peu de relais de quelques sortes que ce soit et pour longtemps. N’oublions pas qu’encore aujourd’hui, des pme installées dans des zones éloignées des villes ne disposent MEME PAS d’une ligne RTC fonctionnant correctement ! Et cela va se dégrader encore puisque France Telecom doit résorber sa dette. Nota bene : dans le cas de Mane, cette initiative enrichit même France Telecom puisqu’il y a abonnement à une ligne spécialisée ! Nota bene 2 : un spécialiste de l’optique haut-débit à Autrans considérait que l’on pouvait descendre à 15 KF le point si la demande se développait fortement. A propos de la santé Je conçois tout à fait que le principe de précaution puisse être pris en compte à propos du wi-fi. Mais dans ce cas appliquons-le aussi à TOUTES les autres technologies. A partir de là, on commence à raisonner calmement et sans mauvaise foi : on définit des ratios acceptables entre la nécessité d’usage et les risques encourus. Et surtout, ne jugons pas dans l’absolu : le wifi est certainement une solution idéale en 2002 pour dynamiser une volonté de connexion et donc une activité citoyenne et économique, en 2005 on passera à autre chose si les puissances publiques et privées veulent bien s’en donner la peine. N’oublions pas, enfin, le mouvement d’installation dans des zones rurales de familles à haut niveau d’instruction qui sont utilisatrices du Net et qui peuvent être promotrices d’usages pertinents.... DP Cette interactivite, c’est bien le probleme des telcos Les messages contre le WiFi me rapelle beaucoup le discours sur Internet chez France Telecom et dans la majeure partie des integrateurs en 1994-1995. Utilisateur de l’Internet aux Etats-Unis en milieu universitaire depuis 1985, j’etais convaincu en 1994-1995 que la France avait le meilleur potentiel pour developper le commerce electronique grace au Minitel. Que les infrastructure telecom etaient de tres bonne qualite, ce qui est loin d’etre le cas, meme a Palo Alto aujourd’hui. Mais les religions des Telecoms n’on pas permis a la France de ce lancer dans la bataille tres vite. Le discours etait exactement du meme type et j’ai conseille a beaucoup de gens de lire, "Stacks", un livre technique sur les couches IP avec beaucoup d’hummour sur les premiers chapitre qui rajoute des couches a IP dont Religion et Politique. Je pense qu’il est en effet important d’avoir des solutions propres et si il y a des problemes de frequence il faut les regler mais pas combatre une solution qui permet de faire avancer les objectifs de connectivite a 100%. Le probleme ce pose aussi aux Etats-Unis. Le lendemain du 11 septembre, les degats materiels des reseaux de WallStreet etaient consequents et la seule solution a ete de monter un reseau Wireless a tres Haut Debit sur un standard net , une frequence non autorisée par la FCC (Organisme federal pour l’atribution des frequence). Sans cette solution, la situation des marches financiers aurait ete catastrophique pour les Etats-Unis avec des consequences dans bien d’autre pays. Fort heureusement, ils n’ont pas arrete d’en mettre et quelques mois plus tard, la frequence militaire utilisee a ete autorise pour une utilisation civile et les technogies utilisees sont en voies de standardisation et de licence FCC. Les technologies, Wireless et Satellite sont tres importantes et doivents etre developpees. Elle le seront tres certainement dans les pays en voie de developement, et nous devons y participer. Pour ce qui est de l’acces haut debit, le grand projet en 1994 c’etait la fibre a domicile, ayant travailler sur l’ADSL avec mon universite et Bellcore a l’epoque, je trouve cela ridicule. Aujourd’hui c’est l’ADSL pour tous, je trouve toujours ca ridicule car l’important c’est une bonne connection pour tous quelques qu’en soit les moyens de connections. Les problemes de fréquences reglés, le modèle de l’ISP WiFi n’est pas different d’un ISP local qui s’equipe d’une connection haut debit et partage cette connection entre ses utilisateurs. Qu’il soit gratuit ou payant, c’est son probleme et on devrait se feliciter de toute initiatives communautaires et gratuite si on defend l’acces au plus demunis. Pour ce qui est de la facturation, le WiFi peut exiger une securite et donc un abonement mais la n’est pas la question. J’utilise aujourd’hui le WiFi chez moi, dans les cafes, hotels, conferences, etc. C’est une technologie fantastique qui developpe de nouvelle application interactive. Lors du PC Forum, il y a quelque mois, la salle etait equipe de WiFi et les participant a la conference se sont mis a discuter sur un babillard de la presentation du CEO de Quest, pendant sa presentation et se sont rendus compte qu’il pleunichait de la situation de Quest Communication alors qu’il avait vendu pour plusieurs millions de dollards de stock de cette meme societe avant la chute de la valorisation. Le WiFi (article du New York Times) a permis au spectateur d’interoger ce CEO sur ce fait en creant une interactivite jusque la impossible (a cette echelle) dans une conference internationale et ceci va surement changer les comportement et le modele des conferences/debat pour toujours. Cette interactivite, c’est bien le probleme des telcos avec le WiFi. Pour ceux qui ont vecu l’avenement des modems cable et de l’acces haut debit par le cable, ils se rappelerons que le plus gros probleme pour FT etait d’eviter des liaisons haut debit locale au reseaux pour empecher la telephonie IP locale. On en est toujours au meme debat, et c’est triste. Vive le WiFi, et tout ce qui fait avancer le Net pour tous ! FC Le fiasco du dégroupage Le haut débit hertzien fait appel à des technologies extrêmement variées pour des environnements très divers : MMDS et variantes, ethernet sans fil intra bâtiment, satellites, réseaux cellulaires, FH, BLR. Je suis plus choqué par l’échec annoncé de la BLR qui n’a pas fait réagir grand monde, que les incantations actuelles sur le wifi qui sont plutôt sympathiques et ont le mérite de mettre le doigt sur ce qui fâche : le verrou sur la boucle locale. Quant au dégroupage, là, on peut vraiment parler de fiasco. C’est le coeur du problème lié au coût élevé du haut débit sur le cuivre. Et comment reprocher aux opérateurs concurrentiels de vouloir gagner de l’argent ? Le dégroupage tel qu’il est aujourd’hui organisé les conduirait à la banqueroute. Il y a peut être eu des erreurs dans la conduite de ce processus par le gouvernement et le régulateur. Un manque de fermeté, un jeu stérile entre le gouvernement actionnaire de France Telecom, un régulateur " autorité administrative indépendante " qui ne dispose peut être pas des bons de moyens de pression, et des opérateurs alternatifs peu rompus à l’exercice et qui ont pris en pleine figure la crise des télécommunications. On peut toujours parler de recréer un service public des télécommunications. Dans ce domaine comme dans d’autres, les moyens existent, les ressources financières aussi, mais tout se passe comme si les autorités publiques reculaient systématiquement face à la peur des blocages de toute nature, des protections de fromage. Cela me paraît vain d’opposer protectionnisme et libéralisme dans ce domaine. Le rôle de la puissance publique est considérable, pas seulement dans le domaine réglementaire, mais aussi et surtout dans la R et D et les initiatives des collectivités locales qui ont été plutôt bridées en France, au nom d’une vision assez binaire finalement du monde des télécommunications : la fibre noire aux collectivités, le signal aux opérateurs. Nous n’avons pas vu le bout du tunnel des télécommunications, le contexte n’est pas bon, mais c’est justement le moment pour le gouvernement et surtout les collectivités locales d’essayer de tenter des expériences un peu audacieuses. N’attendons pas que tous les opérateurs soient par terre pour cela. Aidons tous les projets qui se présentent : privés, communautaires, publics et parapublics. Obtenons une révision de la loi pour permettre aux collectivités d’investir intelligemment dans les télécommunications. Je sais que tout cela est " bougiste " et j’assume : renationaliser les télécommunications ne me paraît pas la solution. Qui croyait à l’IP aux PTT ? L’exemple des collectivités locales suèdoises dans le développement des infrastructures est remarquable et illustre parfaitement ton propos. JB Le rôle des collectivités Oui, c’est aux collectivités d’être audacieuses et entreprenantes, suivant en cela une politique de la demande. " Learning by using " : s’il y a de nouveaux réseaux (à des conditions tarifaires " raisonnables ", conditions rendues possible par une logique non mercantile), réseaux utilisées qui plus est par de grosses structures (type : administration de la Ville, APHP, etc.), alors on peut supposer un effet d’entrainement, pour les particuliers et les opérateurs. La dimension psychologique est essentielle et trop souvent oubliée dans le domaine des NTIC. Les collectivités peuvent jouer ce rôle de caution psychologique et cela semble sous exploité. EL. On ne va attendre la fibre pour développer des services Ceci pourrait permettre le développement de services de proximités bien souvent ignores et essentiel a une réelle démocratisation des TIC. Toutes solutions permettant de développer des services de proximité a haut dépit sur la boucle locale semble aller dans le bon sens quelque soient les technologies utilisées. S’il faut attendre la fibre " au village " pour développer les services pour un réel déploiement dans toute les collectivités locales, on a peu de chance de réussir. Et pourtant, il faut des services pour justifier une telle infrastructure. Si le cuivre et la fibre sont de bien meilleure qualité, les services existant basculeront sur ces nouveaux investissement. J’habite a Palo Alto en Californie. La Mecque de la high tech avec un collectivité locale forte. La ville gère depuis des années par l’intermédiaire d’un société d’économie mixte unique les services tels que eaux, gaz, électricité, égouts, recyclage, ordure ménagère. Palo Alto et Los Angeles sont les seules ville de Californie avec un controle direct sur ces services et ceci leur a permis d’éviter une forte augmentation des coûts lors de la crise énergétique l’année dernier car elle avait un contrat sur 10 ans avec des producteurs La ville étant assez progressiste, il y a beaucoup de débat animes et ouvert au conseil municipal sur ces sujets et le besoin de reprendre le controle des infrastructures au niveau local et je pense que c’est la seule solution pour s’assurer un développement rapide. Pour ce faire toutes les technologies doivent être envisagées pour rendre le projet viable et bien qu’aisée la ville n’imagine pas mettre de la fibre dans toutes les maisons mais plutôt de s’assurer que chacun puisse avoir accès a la même qualité de service en utilisant toutes les technologies disponibles.Je pense que la collectivite a beaucoup de chance de réussir pour fournier a ses résidents ce que ni un opérateur national, ni les grands groupe récemment consolide dans un marche concurrentiel n’ont pu faire. CF
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