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Un impact discuté
samedi 7 juillet 2001

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Malgré l’intensité de la campagne en ligne, un article du Guardian daté du 1er juin minimisait cruellement les actions menées en ligne et leur impact.
L’article rappelait les conclusions d’une étude de l’Industrial Society, selon laquelle les internautes étaient moins disposés à voter que la moyenne des électeurs, 45 % seulement des internautes annonçant leur intention de participer à l’élection (contre une participation moyenne estimée à 55 %).
L’étude soulignait de plus la suprématie des sites de médias traditionnels sur les sites des partis politiques, 75 % des inscrits comptant visiter au moins l’un deux au cours de la campagne, 2 % seulement des électeurs connectés manifestant leur intention d’obtenir spécifiquement en ligne des éléments susceptibles d’informer leur vote.

Les responsables de sites de campagne annonceront a l’heure des bilans avoir reçu 15 % des électeurs connectés sur leurs sites...

Vendredi 15 se réunissaient autour de la Social Market Foundation et de VoxPolitics.com 120 responsables de sites politiques et " évangélistes " de la politique en ligne pour tirer les conclusions de ces dernières élections sur le Web.
Le responsable du site conservateurs a mis en avant le souci permanent du site de demeurer à l’écoute de ses visiteurs, exprimé par les nombreuses invitations à réagir par e-mail auprès des webmestres et sur l’effort réalisé sur le site pour offrir aux journalistes un accès privilégié à une dizaine de communiqués par jour.
Le conseiller travailliste à la campagne en ligne insistait, de son côté, sur l’efficacité du système de courriers personnalisés envoyés par le parti dans 617 circonscriptions, et concluait sur l’importance à venir des centres d’appel dans les prochaines campagnes.

Une récente étude de l’université de Salford, qui doit être présentée le 19 juin, qui s’est fixée pour objectifs de mesurer la corélation entre la participation des électeurs et l’effort des organisations politiques sur l’internet, pourrait établir quelques éléments clés sur l’avenir des campagnes en ligne.
On ne sera pas surpris d’y lire que, malgré le souci exprimé des responsables des campagnes en ligne, aucun des trois principaux sites n’a mis en place de forums, s’exposant ainsi aux critiques les désignant comme de simples vecteurs de propagande. On reconnaîtra que c’est dans leur effort de persuasion, et non d’échange et d’écoute, que les partis ont placé le plus de ressources.

Les auteurs de l’étude ont dénombré 400 sites locaux, signifiant ainsi que 25 % des candidats avaient franchi le pas de la campagne en ligne, le parti libéral démocrate s’illustrant comme le plus actif des grands partis, avec 150 sites.


Dans le Guardian du 1er juin
Dans le Guardian du 15 juin


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