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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Elections : 1999-2007 > Presidentielles 2002 > Barrage au Front national > Simulations > Un outil de simulation pour le second tour des législatives | ||
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Première publication : 13 juin 2002, mise en ligne: jeudi 13 juin 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Ce n’est pas un outil de prévision. Il montre ce que rapportent, en sieges, de petits deplacements de voix. Il montre, par exemple, que si 1% des abstentionnistes du premier tour votent à gauche dimanche, cela peut rapporter (sous certaines conditions) quatre sieges. L’outil de simulation est réglé, par defaut, sur des hypotheses plutôt optimistes. Ces hypotheses peuvent etre modifées. La partie la plus interessante de l’outil de simulation concerne les 502 duels gauche-droite ( la zone jaune dans le simulateur, dans la feuille " hypotheses simplifiées "). Pour ces 502 circonscriptions, le simulateur permet de jouer, sequentiellement ou simultanement, sur six parametres : Outil de simulation : mode d’emploi.(2) Il faut commencer par batir une situation de reference. Retenons, par exemple, le jeu d’hypotheses suivant . a) Il y aura une legere mobilisation electorale au second tour : 20% des abstentionnistes du premier tour iront voter, la moitie pour la gauche, l’autre moitie pour la droite. Pour cette " situation de reference ", l’outil de simulation calcule le resultat suivant : 160 deputes de gauche et 395 de droite. 235 sieges d’ecart. C’est le scenario de la chambre bleu horizon. A quelles conditions la gauche peut elle réduire cet ecart ? 1) L’exploration des possibles par tâtonnements ... On peut utiliser l’outil de deux manieres.... • Commençons par le premier parametre : les abstentionnistes. Dans l’hypothese de reference, 10% des abstentionnistes du premier votent pour la droite, 10% pour la gauche. Pour reduire encore cet ecart, on peut jouer sur une second parametre : ceux qui ont voté pour l’extreme-droite au premier tour. Il y a, ici, deux types de " gains ". Dissuader ces electeurs de voter a droite. Convaincre, une partie d’entre eux de voter a gauche. Supposons que la gauche parvienne a dissuader 10% d’entre eux de voter pour la droite (40% votent a droite au lieu de 50%). Le nombre d’elus de gauche passe de 214 a 221. Si elle en dissuade 20% (30% votent a droite au lieu de 50%), on passe a 243 sieges pour la gauche, 312 pour la droite. Supposons, maintenant, que la gauche parvienne a convaincre 10 % de ceux qui ont voté pour l’extreme-droite au premier tour de voter pour elle. Elle gagne encore dix sieges. L’ecart gauche droite n’est plus que de 49 sieges. • Il reste une reserve a mobiliser : ceux qui ont voté pour l’extreme-gauche au premier tour. Dans la situation de reference, on avait posé que 50% d’entre eux voteraient pour la droite au second tour. Et aucun d’entre eux pour la gauche. Si la gauche parvient a convaincre 80 % de ceux qui ont voté pour l’extreme-gauche au premier tour de voter pour elle, elle gagne encore huit sieges. 261 sieges. 2) L’exploration des reserves Plutot que de proceder par tâtonnements, en reglant successivement (et cumulativement) les parametres, on peut explorer chacun des parametres, mais cette fois, isolément. (Avant chaque nouveau reglage, on revient à la situation de reference). Abstentionnistes En convaincant 20% des abstentionnistes de voter a gauche au (10% de plus que dans la situation de reference), la gauche gagne 54 deputes supplementaires. Si la gauche parvient a en convaincre encore 10%, le gain est de 58 sieges. 30% des abstenstionnistes representent 112 sieges. C’est la principale réserve. Les electeurs d’extreme-droite L’effort en direction de ceux qui ont voté pour l’extreme-droite s’avere relativement payant. • Les électeurs d’extreme-gauche Si la gauche parvient a faire voter pour elle, le 16 juin, 80% de ceux qui ont voté pour l’extreme gauche le 9 juin ( au lieu des 50% prevus), elle ne gagne que 9 sieges. Ce gain modeste tient au faible score de l’extreme-gauche au premier tour. La modestie des gains possibles en mobilisant ceux qui ont voté LO ou LCR au premier tour (9 sieges) n’implique nullement qu’on puisse s’en desinteresser. En effet, les demarches politiques, les arguments qui permettent d’emporter la conviction des electeurs LO-LCR du premier tour permettront probablement d’emporter la conviction des abstentionnistes proches de l’extreme-gauche. L’outil de simulation ne nous dit pas pas comment convaincre ou mobiliser les électeurs.
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