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La Corse, la France, les accords de Matignon (juillet 2000)
Première publication : 15 juillet 2001, mise en ligne: samedi 15 juillet 2000

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L’accord cadre vient d’être rendu public. Un message favorable aux accords de Matignon va susciter une polemique tres âpre. Le ton va monter trés vite. On découvre, à cette occasion, la vitalité des ancrages et des identités régionales. Derriére les @wanadoo.fr et les @aol.com, il ya des corses, des bretons et des basques. Cette controverse qui embrase temps reels, au coeur de l’été, prefigure celle qui va s’ouvrir, à la rentrée de septembre. Cette fois, à l’echelle du pays.

ET SI LES CORSES POSAIENT LES BONNES QUESTIONS ?

Le texte du Gouvernement est en effet équilibré : il prend en compte un ensemble de propositions objet de consensus entre les élus corses, et ne ferme pas la porte à des évolutions souhaitées par les nationalistes, bien entendu, mais également par un ensemble de forces politiques traditionnelles - dont une forte majorité de militants des deux fédérations du PS- que l’autonomie de l’Île n’effraie pas outre mesure.
De ce point de vue Lionel Jospin a, comment ne pas le reconnaître, fait preuve d’une grande responsabilité, surtout si l’on considère les oppositions à toutes évolution qui traversent la majorité, avec le MDC et le PC, mais également certains éléments au PS, comme le traduisent les positions de Jean Glavany et d’Elisabeth Guigou ; sans compter, naturellement la position en embuscade d’un Président de la République et d’un RPR à l’affût..
Je crois qu’il est important, à l’occasion de cette affaire, d’aborder la question Corse sous un angle un peu différent. Je suis depuis longtemps persuadé que les troubles qui ajoutent la Corse depuis 25 ans ne sont rien d’autre que la manifestation, violente certes car nous sommes dans le sud de la Méditerranée, de l’incapacité dans laquelle s’est trouvé, et se trouve encore notre Pays, à procéder à un certain nombre de réformes aussi urgentes qu’indispensables.
Du fait de leur position insulaire, originale dans un Pays " hexagonal jusqu’à la caricature ", et de leur forte personnalité collective, les Corses ont sans doute ressenti avant les autres le besoin de s’administrer autrement et plus librement..
Ceux qui se baptisent abusivement " Républicains " comme Jean Pierre Chevènement et quelques autres, qui ne sont en fait rien d’autres que des " souverainistes " comme leurs homologues de l’autre rive, s’approprient cavalièrement la République.
Et si les Corses posaient les bonnes questions ?
1. Doit on aujourd’hui considérer qu’une bonne administration du Territoire consiste à pérenniser l’existence de 36000 communes, dont la grande majorité n’a d’autre existence qu’institutionnelle, et d’autre vocation que d’entretenir le corps électoral d’un Sénat complètement en décalage avec la société française d’aujourd’hui ?
2. Doit on considérer que le Département soit aujourd’hui un échelon pertinent pour le développement économique et social des territoires lorsque se constituent parallèlement de vastes ensembles, souvent transfrontaliers, dans lesquelles s’élaborent les stratégies de développement de l’avenir et pendant que les Régions françaises continuent à souffrir d’une extrême faiblesse par rapport à leurs homologues voisines ?
3. Doit on considérer comme une menace pour la République et la Nation la dévolution à un territoire cohérent composé de citoyens français, et sous contrôle de l’ensemble des juridictions, de compétences visant à élaborer des textes ayant force de Loi, alors que de vastes pans de notre souveraineté ont été transféré à l’Union Européenne - ce dont je me félicite- ou nous sommes naturellement minoritaires ? D’autant que le Parlement National est notoirement débordé, légifère à tout va dans des conditions limites, et néglige sa fonction de contrôle de l’action gouvernementale..
4. Doit on considérer, lorsque la Planète devient un village, et que la rapidité des décisions est déterminante, qu’il faille se satisfaire d’un empilement de décideurs publics qui est devenu parfaitement ridicule et complètement inefficace selon les avis les plus autorisés


LE VOLET NTIC DE L’ACCORD CADRE

Question : Y a t il eu une reflexion sur le volet " internet-reseaux a haut debit " dans la programmation sur 15 ans d’investissements publics destinés à combler les retards d’équipements dont la Corse souffre encore dans plusieurs secteurs. Le texte prevoit de " grandes opérations d’infrastructures routières et ferroviaires nécessaires au désenclavement des territoires ".
Reponse : Il y a en effet un volet concernant les NTIC dans le plan de rattrapage concernant la Corse en cours d’élaboration. Un des enjeux pour la Corse consiste à offrir aux entreprises locales des liaisons à haut débit à un coût acceptable, aussi réduit que possible, en même temps qu’elles pourraient constituer un attrait pour les jeunes entreprises du secteur désireuses de s’installer dans l’île..
En même temps, dans le futur statut fiscal de l’Île il est prévu de consentir un crédit d’impôts aux entreprises des filières NTIC, Tourisme et Hôtellerie.
Parallèlement un certain nombre d’initiatives sont à l’étude sous l’égide de la Région, pour accélérer le processus : parmi celles ci le lancement d’un appel d’offres aux opérateurs pour déployer en Corse un réseau hertzien - LMDS-à haut débit dans les principales micro régions avec un financement relativement important des autorités régionales pour permettre la diffusion des NTIC et l’accès Internet aussi largement que possible.
L’initiative de la Région de financer une partie des opérations avec l’État est confortée par le récent renoncement de Siris et Completel aux licences BLR accordées par l’ART..On peut penser qu’un opérateur comme First Mark, bien qu’attributaire d’une licence BLR nationale, et donc assortie d’une obligation de services publics, ne viendra en Corse que très tardivement étant donné l’étroitesse du marché..
Pour m’en être entretenu ave Jean Noël en Juillet dernier lors d’un déplacement qu’il effectuait en Corse, je pense que l’État émet un certain nombre de réserves sur l’opportunité de cette opération, étant donné la présence en Corse de 1000 km de fibre optique détenue par l’opérateur historique..
En tout cas il y a une réelle prise de conscience : le problème, comme je l’explicitais dans mon mail précédent, c’est la lenteur des décisions dans un domaine ou il faut aller très vite, dans une région ou le mode d’administration est plus proche de celui d’une province de l’ex URSS que d’une région d’Europe étant donnée la puissance de la sphère politico- administrative calquée jusqu’à la caricature de notre bonne viellie République...Vincent


LA CORSE, LABORATOIRE INSTITUTIONNEL

Je partage l’opinion exprimée que les divisions territoriales héritées de la Révolution et du Premier Empire, elles-mêmes souvent calquées sur des divisions de l’Ancien Régime, doivent être réexaminées au regard des conséquences à attendre de la construction européenne et qu’il pourrait/devrait en résulter des évolutions institutionnelles profondes ce qui ne voudrait pas dire un renoncement aux principes de la République, une perte de l’identité française, une dislocation de la Nation mais certainement le contraire de cela c’est-à-dire un renforcement des institutions du pays tout entier.
Ce qui est en cours en Corse ne doit pas s’interpréter comme des concessions locales arrachées sous la pression de la violence dont le traitement ressort à d’autres dispositions ou encore sous l’effet de la lassitude qui ne pourraient conduire qu’à un équilibre instable qui serait remis en cause à peine décidé mais comme un processus responsable conforme à l’esprit de progrès de la République et annonciateur de réformes plus vastes sinon sur ce modèle mais au moins selon cette méthode et applicables à l’ensemble du territoire national.
De ce point de vue, la Corse apparaît comme un laboratoire institutionnel. Personnellement, je regarde ce qui se fait avec une certaine émotion tant je crois que les conséquences à long terme peuvent être importantes pour le pays. Bien sûr on ne peut oublier la perspective de l’élection présidentielle de 2002. Le Président du Sénat RPR organise des banquets républicains de 15000 couverts et entretient son fonds de commerce. A vrai dire la question des divisions territoriales est déjà posée par la droite qui a pris une longueur d’avance.
Comme le rappelle notre camarade Vincent, la position est loin d’être unanime dans les rangs de la majorité plurielle. A ce stade il faut souhaiter le succès du processus entrepris en Corse et souhaiter qu’il fournisse aux Socialistes des arguments tangibles qui alimenteront les campagnes électorales à venir et remporteront les suffrages des électeurs. Philippe Cl.


PERSONNELLEMENT JE N’AIME PAS LES NATIONALISMES

Personnellement je n’aime pas les nationalismes, il n’y a pas de bon et de mauvais nationalisme, juste un nationalisme mauvais et un nationalisme exécrable. J’ose espérer que, dans le dossier Corse, notre gouvernement n’a pas donné une prime aux bombes, mais en tout cas c’est l’impression qu’il donne et, de ce fait, la majorité de l’opinion publique le pense.
Voilà un fait avec lequel il faudra compter et qui risque d’avoir des conséquences, notamment au Pays Basque français, à cause du fascisme qui sévit au Pays Basque espagnol (par ailleurs, les fascistes basques ont failli assassiner avant hier l’un de nos camarades espagnols avec une voiture piégée dont les explosifs avaient été volés en France avec la complicité des nationalistes bretons).
Le problème corse me semble bien compliqué parce que la majorité des corses ont prouvé à maintes reprises ne pas être à la hauteur de ce que l’on demande aux citoyens de la République Française. Ils ne respectent pas les principes de la démocratie, utilisent l’assassinat politique comme méthode pour régler les conflits, semblent convaincus que les comportements mafieux ont leur raison d’être et que l’on n’a pas à les critiquer chez eux, le tout au nom de la défense de leur culture, qu’ils opposent manifestement à la culture des droits de l’homme et de la démocratie.
Je suis en principe favorable à l’indépendance de la Corse (...)
SVB


ESPOIR ET RESIGNATION

-   On ne peut pas nier qu’il y ait une prime à la bombe et plus encore aux attentats contre des représentants de l’Etat. L’acte perpétré contre le Préfet Erignac paraît bien être l’acte fondateur d’une nouvelle relation entre les nationalistes et l’Etat. La phase de négociation actuelle ne fait que répondre (comme elle l’a toujours fait) à une période de tension où chacun devait reprendre ses marques. Originaire de Bretagne et ayant fréquenté les mouvements culturels et associatifs alors que j’y habitais encore, j’imagine les futures joutes entres les différentes tendances des nationalistes bretons. Comment les modérés peuvent-ils ne pas perdre la face alors que tout concourt à donner finalement raison aux extrémistes ?

-   Cet accord s’inscrit dans une logique d’équilibre plus ou moins statique entre différentes tendances nationalistes Corses. Or, le processus engagé va certainement dessiner de nouveaux contours dans la répartition des pouvoirs, qu’ils soient institutionnels, politiques, clandestins, .... Que chacun y trouve son compte serait une gageure. Qui irait sérieusement imaginer que ces mécontentements puissent se traiter démocratiquement en Corse ? Inéluctablement les armes reparleront et il faudra à nouveau se remettre à l’ouvrage : répression puis négociation. A la différence près que cela se passera dans un nouveau cadre des relations entre l’Etat et la Corse, où les conflits de légitimité seront permanents.

-   Parce que la Corse sera toute seule avec son statut, elle va justement devoir inventer cet équilibre entre l’exercice du droit et l’action découlant de la légitimité politique. Mais quel sera donc les contrepoids d’une tendance où cette légitimité politique spécifique à la Corse pourra abriter tant d’excès. Qui osera la contester pour, de temps en temps, faire appliquer le droit, sans être assimilé au fossoyeur de la paix retrouvée ?

-  Qui paye ? Si l’autonomie contrôlée des régions peut être une bonne chose, encore faut-il en assumer les conséquences financières, tant au niveau des recettes que des dépenses. Les continentaux ne peuvent être que scandalisés par les régimes spéciaux dont bénéficie la Corse sur le plan fiscal. Non content de cela, sur ce qui reste, la fraude y est reconnue comme une réalité que le statut de zone franche n’aura fait qu’encourager. Cette différence de traitement restera le maillon faible d’un dispositif qui continuera à susciter la méfiance de la population. Le Gouvernement fait comme si le dialogue se passait uniquement entre lui et l’Assemblée de Corse (dont on remarquera au passage qu’elle ne tire pas sa position du droit mais d’une légitimité politique qui s’est imposée).
Qui plus est, les nationalistes semblent donner le ton auquel s’accordent les élus politiques Corses puis le Gouvernement - pas la partition, juste le ton -.

Or s’il n’est pas sûr que la Corse et ses problèmes intéressent les français, il est à l’inverse manifeste qu’ils se sentent complètement concernés par le fond du débat en cours. En cela, la problématique est très différente de la Nouvelle Calédonie.

Pour cela, nous restons frustrés par ce débat où se partagent espoir et résignation. < HR


LA CORSE EST MALADE DE SON DEPEUPLEMENT

Comparer la Corse à la Bretagne me semble ténu ; deux cultures, deux géographies, deux rapports au jacobinisme radicalement différents.
La Corse est malade de son dépeuplement (2 à 3 x plus d’habitants au début du siècle), la Corse est malade des taxes qui l’ont vidé de son industrie (toute marchandise produite localement était taxée pour favoriser les importations du Continent), la Corse est malade de sa classe politique (caricature d’un système de distribution de prébendes). Mais je pourrais vous faire rencontrer des femmes et des hommes corses démocrates pointilleux comme la responsable d’Ava Basta organisation antiraciste d’Ajaccio ou comme le responsable de la Chambre d’agriculture de Haute Corse. Enfin la Corse est malade de l’ignorance, de ceux qui croient savoir avec arrogance et recettes toutes faîtes alors que seule l’humilité pourrait comme à l’accoutumée nous permettre d’approcher une part de la vérité. PO.


LA QUESTION CORSE N’EST PAS QUE FRANÇAISE OU CORSE, ELLE EST PROFONDEMENT EUROPEENNE

Ayant lu la contribution de Vincent, je trouve cette affirmation manifestement erronnée : Du fait de leur position insulaire, originale dans un Pays " hexagonal jusqu’à la caricature ", et de leur forte personnalité collective, les Corses ont sans doute ressenti avant les autres le besoin de s’administrer autrement et plus librement.. Comme j’ai eu l’occasion de vous le rappeler, le breton que je suis dispose d’une histoire de l’irrédentisme bien plus ancienne et, hélas, plus meurtrière que celle de la Corse. Cela me permet de voir, dans ce qui se passe actuellement, tout ce à quoi nous sommes nombreux à vouloir échapper.
En effet, l’accord sur la Corse est un mauvais accord, même si j’ai bien bien conscience qu’il n’y en a pas d’autres vraiment possible. C’est un accord fait sous la menace, trop tard, dans la précipitation, sans réflexion de fond sur l’avenir institutionnel de notre pays.
Ce qui gagne dans cet accord est une définition restrictive, communautariste, étroite de l’identité régionale au sein de l’Europe. C’est le nationalisme, vu sous l’angle touffu et étriquée du maquis. Or qu’est ce qui ressemble le plus à un nationalisme qu’un autre nationalisme. A l’heure où nous avons tous conscience que le nationalisme a fait plus de morts en Europe en 1 siecle que dans tous les autres réunis, alors que nous nous bagarrons contre Milosevic et une vision étriquée de l’identité nationale, je m’interroge sur ce qui rend respectable le nationalisme corse en comparaison des autres. L’apprentissage obligatoire du Corse à partir de la maternelle est une provocation à l’intelligence : plutôt que d’apprendre aux enfants les langues dont ils vont avoir besoin dans une société humaine de plus en plus ouverte, voici qu’on va les confiner dans le baragouinement d’un patois toscan, qu’ils ne pratiqueront pas. Cette mesure prend en considération que seuls des corses habitent en Corse, que les corses n’ont pas vocation à voyager, que les corses restent en Corse, dans une sorte de réserve indienne.
Cette affaire montre bien l’arriération politique dans laquelle continue de fonctionner la classe politique corse, qui trouve naturel d’épouser les positions du Milosevic local, M. Talamoni.
Alors que.
Alors que l’avenir des régions européennes se jouent dans un cadre européen, et dans un esprit éminemment fédéral. C’est à cette évolution qu’il faut travailler et non à la mutiplication des Kosovo et des micros-états. Il existe en Europe une institution, le Comité des Régions, sans pouvoir réel : c’est dans ce cadre qu’il aurait fallu travailler et inviter les élus corses, commes les autres à oeuvrer. En effet, le respect des identités culturelles doit aller avec une plus grande ouverture. Dans ce sens, il semble souhaitable d’envisager des évolutions institutionnelles en Europe, pour permettre la création de régions naturelles (unification du Pays Basque, Bretagne-Irlande-Pays de Galle, Flandre française et Wallonie, Catalogne, Italie-Cote d’Azur-Corse) sachant à la fois s’ouvrir au monde, tout en retrouvant leur racine. Le développement du Comité des Régions, le développement du cadre institutionnel des régions, le développement de leur autonomie à se joindre ensemble et à former des ensembles solidaires, voici ce qui correspondrait à une véritable vision politique. En effet, régler, en jetant l’éponge, la question corse, ne règle pas la question belge, la question lombarde, la question irlandaise, la question basque, la question catalane, bref, ce n’est pas en bricolant dans son coin, en renvoyant chacun à son petit problème, que l’on pense l’espace où nous aspirons à vivre : chez nous, en Europe. La question corse n’est pas que française ou corse, elle est profondément européenne.
C’est tout le contraire qui a été fait : un machin franco-français, bientôt franco-corse, sans consultation européenne, un truc bien jacobin finalement, de Paris à Ajaccio. Avec des cadeaux fiscaux et des capacités législatives qui vont transformer cette ile en paradis pour la mafia d’ici 4 ans, une seconde sicile ou une seconde sardaigne. Gagner à Belgrade pour baisser le pantalon à Ajaccio, je ne peux pas être satisfait, sachant que, je le répète, il n’y a pour moi aucun nationalisme qui soit meilleur qu’un autre.
Traiter la question corse, en Europe, comme on traite la question calédonienne, en plein Pacifique, c’est comme la lotion Diadermine : ça enlève les boutons, mais ça ne rend pas beau. C’est pas de la politique ça, excusez moi. JDR

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A TRAVERS LA QUESTION CORSE, L’INCAPACITE DE NOTRE PAYS A ACCOMPLIR LES REFORMES QUI S’IMPOSENT

Le nationalisme ; qu’il soit corse , français ou kosovar, part toujours de bons sentiments et finit toujours par le rejet de l’autre,avec tout le cortège de violence que cela suppose.

A tout ceux qui pensent que la Corse menace la République, je serais tenté de répondre que celle ci me parait davantage en danger lorsque notre " camarade " Roland Dumas Président de la plus haute juridiction française, se permet d’en bafouer les principes les plus élémentaires ( ceux dont Clemenceau disait que comme avec les baïonettes on peut tout faire avec, sauf s’asseoir dessus..), lorsque l’affaire du Crédit Lyonnais associe les manières de haute fonction publique de notre pays à celles de la mafia calabraise, lorsque trois gradés de l’armée française, dont un officier supérieur, se permettent d’appliquer leurs loi, en lieu et place des lois de la République, lorsque le gouvernement se révèle incapable d’appliquer à son administration, en l’occurence le Trésor Public, une réforme de bon sens destiné à simplifier la vie de nos concitoyens et baisse les bras devant le corporatisme au point de sacrifier dans l’urgence un Ministre..etc..
Reste que le moment est sans doute venu d’organiser, au niveau du Bureau Exécutif, voire du Conseil National de notre Parti, un vrai débat sur la Corse, et à travers la question Corse, un vrai débat sur l’incapacité de notre Pays à accomplir les réformes qui s’imposent dans la sérénité.. Vincent


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