LE LOGICIEL LIBRE ENTRE EN CLASSE
Force est en effet de le constater : la plupart des élèves du primaire et du secondaire sont, dans le cadre de leur initiation à l’informatique, plus accoutumés à utiliser des logiciels propriétaires (Windows, Word, Mac, etc.) que leurs équivalents " libres ".
Et, pourtant, entre l’école et le " libre ", il y a plus d’un atome crochu, plaident sans cesse les chantres du logiciel libre. Question de morale, sinon d’économie. Doit-on seulement enseigner aux enfants le maniement d’un outil dûment estampillé d’un logo commercial ou plutôt leur transmettre autonomie et polyvalence ?
Dans le système éducatif, l’intérêt que suscite le logiciel libre ne date pas d’hier. Le ministère de l’éducation nationale, de la recherche et de la technologie a ainsi signé, en octobre 1998, un accord-cadre avec l’Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres (AFUL), portant sur le " déploiement de l’informatique libre dans le système éducatif français ". L’accord prévoit, entre autres, " le soutien de l’AFUL à des projets de mise en réseau de lycées, collèges et écoles, grâce à des logiciels libres " et " l’assistance technique et pédagogique de l’AFUL à la formation des personnels de l’éducation nationale ".
La gratuité des logiciels libres, si elle peut favoriser l’égalité devant l’outil informatique, présente aussi un réel intérêt pour les établissements eux-mêmes. Les coûteuses licences d’exploitation qu’ils doivent acheter auprès des éditeurs pourraient, à l’avenir, peser lourdement en faveur du " libre ".
Le Monde :
http://interactif.lemonde.fr/article/0,5611,2894—141446-0,FF.html
MICROSOFT TO SCHOOLS : GIVE US YOUR LUNCH MONEY ! "
A lire dans Salon.com, 10 juillet 2001 http://www.salon.com/tech/feature/2001/07/10/microsoft_school/print.html
et le resume paru dans Edupage du 11 Juillet 2001 (l’article de Salon est beaucoup plus long)
En clair, Microsoft et son bras armé BSA organisent des descentes et attaquent les ecoles les plus pauvres du pays. " Give Us Your Lunch Money ! " ... je suppose que c’est une allusion direct au racket scolaire.
Une citation interessante d’un enseignant incriminé, extraite de l’article de Salon :
" It was a minor violation. We use AppleWorks for word processing but I put Office on their computers because they couldn’t read the Microsoft Word attachments they kept getting from the district’s central office...
En francais (en ajoutant un peu de contexte de l’article) :
" C’etait une infraction minime. Nous utilisons AppleWorks pour le traitement de texte, mais j’ai mis MS Office sur les machines de mes collegues pour qu’ils puissent lire les pieces jointes que l’administration centrale n’arrete pas de nous envoyer".
Peut-etre y a-t-il la matiere a reflexion ... et a un peu de dirigisme en ce qui concerne la necessite d’utiliser des standards publics dans les administrations, si on veut eviter le conservatisme du aux effets de reseau.
Toujours dans le même article :
Microsoft is inviting educators to search for other, cheaper alternatives ... educators are beginning to take a hard look at free and open-source software.
Les educateurs commencent a regarder serieusement du cote des logiciels libres. BL