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Première publication : 18 septembre 2001, mise en ligne: mardi 18 septembre 2001 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Terrorisme low tech Les moyens mis en oeuvre pour les attaques : les moyens mis en oeuvre sont, en termes matériels, très peu importants. L’avantage de disposer de bataillons de fanatiques prêts à se transformer en missiles humains est ici décisif. Il ne s’agit pas de se procurer des stingers ou une bombe atomique, deux choses qui demandent vraiment des moyens. Il " suffit " d’embarquer dans un avion de ligne civil, de s’en rendre maitre et de le diriger sur la cible. Quant aux remarques sur l’expertise et le temps nécéssaires à la formation d’un pilote, je ferais remarquer que Les points faibles de l’adversaire désigné doivent être utilisés et transformés en autant de points forts par l’attaquant. C’est une des clés du succès. C’est ce qui semble avoir été réalisé hier. Par exemple, le fait que le premier avion se soit radicalement écarté de sa route au-dessus d’Albany pour se diriger sur New York sans qu’aucune mesure directe n’ait été prise durant les 15 à 20 minutes qui s’ensuivirent. Cela en dit long sur l’organisation de la sécurité de l’espace aérien intérieur des USA. Qu’ensuite il s’écoule 18 minutes entre les deux attaques et que rien ne semble être fait durant ce temps parait aberrant ! Y compris (et surtout) avec un transpondeur débranché c’est à dire une disparition subite des codes identifiants du vol sur les écrans radar. En France, l’espace aérien est militaire. Les avions de ligne civils empruntent des routes qui leur sont allouées et dont ils ne doivent pas s’écarter. S’ils s’en écartent, après quelques questions/sommations adressées au commandant de bord par les controleurs, les militaires prennent le contrôle et il s’écoule 2 minutes au maximum entre le moment où l’ordre est donné et le moment où 2 chasseurs sont en altitude, à 1 ou 2 minutes de l’objectif. Au total environ 15 minutes. Mais il est vrai que le système français a été mis en place bien avant la chute du Mur, à quelques dizaines de minutes de vol de l’ennemi d’alors. J’ai pratiqué tout ceci pendant mon service national effectué comme controleur aérien au détachement militaire de controle d’Orly. C’était en 1976 et il ne se passait pas une semaine sans qu’un incident n’engendre le déclenchement du dispositif que je viens de décrire. JBM Limites de la surveillance technologique Le bruit court, mais comment vérifier, qu’Echelon a été utilisé pour aider certaines grandes entreprises des Etats-Unis en compétition avec des concurrents européens. Je ne crois pas que les NTIC ne servent pas à grand chose dans le domaine du renseignement. Mais elles ne peuvent vraiment servir que si elles s’appliquent sur un milieu lui-même très imbibé de NTIC. C’est aussi là l’une des plus grande faiblesse des nouvelles conceptions tactiques de l’armée américaine et de son concept de cyberguerrier : ça ne marche que si l’adversaire accepte de jouer avec leurs règles. S’il joue autrement (sans véhicules, sans armes à feu, sans radio, sans uniforme), ça ne marche plus. Comment Ben Laden communique t il ? Je ne sais pas exactement combien de liaisons téléphoniques et télex relient encore aujourd’hui l’Afghanistan au reste du monde. Ce pays étant en guerre plus ou moins ouverte avec 2 de ses voisins (Iran et Tadjikistan), il ne reste guère que le Pakistan pour le relier aux réseaux de télécommunications. On peut y ajouter les liaisons satellites mais le nombre de systèmes en activité et capables de supporter une connexion internet en est très faible. Et j’ai beau chercher, je ne trouve pas de réseau cellulaire dans ce pays. Je me demande donc comment un homme comme Ben Laden, que l’on nous présente comme changeant le lieu de résidence chaque jour dans les montagnes, peut : En tout cas, je me demande comment il peut faire cela sans que les moyens formidables dont disposent les Etats-Unis ne permettent de recueillir précisément toutes ses communications et d’identifier précisément tout ses moyens financiers. On vient de nous montrer sur M6 une cellule spéciale de la CIA chargée de traquer Ben Laden. Elle existe, parait-il, depuis 5 ans. |
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