![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
||
|
|
Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Aménagement numérique du territoire > Boucles locales .... et hauts-débits > Cable, ADSL, architecture | |
|
|
||
|
Première publication : 26 décembre 2001, mise en ligne: mercredi 26 décembre 2001 Imprimer cet article | Cet article au format PDF 8 a 10 millions de foyers francais pourraient acceder à l’internet a haut-debit Savez vous qu’en France il y a entre 8.5 et 10 Millions de prises cables pour la TV (et aussi l’internet haut-debit) d’installées et que les cablo-operateurs n’ont reussi qu’a en vendre 2% (oui 2%) pour permettre l’accès haut-debit. N’est ce pas là , un formidable gachis et une opportunité a saisir ? Hélas non... Dans le cas du téléphone, et donc de l’ADSL, un fil de cuivre dédié relie le téléphone / ordinateur au central téléphonique. Le client à l’exclusivité de fil de cuivre, et donc de la bande passante correspondante. Quand un message ou un paquet d’information est envoyé à un client, il est reçu par tous, et un logiciel de filtrage garanti (hum...) que seul le destinataire légitime le lit (naturellement, la " garantie " est très théorique, et tous les pirates en herbe s’amusent à " sniffer " les paquets qui ne leurs sont pas destinés). En conséquence, la bande passante de cet unique câble est partagée par tous, et donc interdit, sous peine de saturation, d’en faire bénéficier tous ceux disposant d’une prise. C’est en autre pour être en mesure de desservir un nombre de clients plus important que Noos (ex-pariscable, ex-lyonnaire câble), a il y a deux ans divisé par 4 la bande passante autorisée à ses clients. Même s’ils ont officiellement invoqué d’autres raisons... J’ai simplifié un peu, car dans la pratique, il y a physiquement plus d’un câble, mais l’idée générale subsiste : Dans le câble, on partage, ce qui entraîne saturation et limitation de la bande passante maximale théorique. Et donc ne permet pas d’offrir Internet à tous ceux disposant d’une prise . Le gâchis n’est pas aussi formidable qu’il n’y parait. Résultat, EDF met en place cette technologie dans ses filiales ne dépendant pas du ministère de l’Industrie, comme par exemple Électricité de Strasbourg, ou en Allemagne. Ou plus exactement le faisait activement avant l’arrivée à la tête d’EDF de Roussely, lequel ne veut pas d’ennuis supplémentaires avec sa tutelle.BD La technologie câble a considerablement evolué BD a écrit : Dans le cas du téléphone, et donc de l’ADSL, un fil de cuivre dédié relie le téléphone / ordinateur au central téléphonique. Le client à l’exclusivité de fil de cuivre, et donc de la bande passante correspondante. certes, mais elle reste limitée par le cuivre justement (on ne peut pas aller a plus de 10 Mbits actuellement sur quelques kilometres), la continuité métalique du dit fil de cuivre et la distance au central, et apres le central (en fait apres un equipement qu’on appelle DSLAM) la bande passante est mutualisée. BD a écrit : Il est va tout autrement dans le câble, initialement conçu pour diffuser des programmes de télévision identiques vers l’ensemble des non ,il est partagé par un groupe de client, pas tous les clients, et tout depent de la granularité de ce groupe. les équipementiers cable (Motorola par exemple ,ou Lucent ) proposent de plus en plus d’equipements pour reduire encore plus cette granulatité (on peut ainsi construire un réseau cablé dans une ville à cout moindre qu’il y a quelques années ). les réseaux cables ou HFC , ne sont pas aussi simples que ca , il y a des équipements un peu partout dans Paris (fibre optique, routeurs ), mais aussi dans les caves ou locaux techniques des immeubles : répéteurs, d’ou partent ensuite votre cable coaxial vers votre prise. BD a écrit : Quand un paquet d’information est envoyé à un client, il est reçu par tous, et un logiciel de filtrage garantit (hum...) que seul le destinataire légitime le lit (naturellement, la "garantie" est très théorique, et tous les pirates en herbe s’amusent à " sniffer " les paquets qui ne leurs sont pas destinés). Faux : cela a été vrai au début sur certaines implantations (en raison d’une mauvaise configuration ), mais ce ne l’est plus du tout. les paquets sont cryptés sur le cable avant d’etre décodés par le modem qui en est le destinataire unique : c’est TCP/IP qui est comme ca. C’est ainsi que cela se passe à Paris pour Noos ... Ce que vous decrivez a été fait il y a quelques années sur certains réseaux mal concus , mais maintenant (chez Noos en tout cas ) les données sont cryptées sur le réseau " cable " avant d’etre décryptés par le modem destinataire. BD a écrit : En conséquence, la bande passante de cet unique câble est partagée par tous, et donc interdit, sous peine de saturation, d’en faire la saturation a lieu sur la voie de retour quand le réseau est mal concu. bénéficier tous ceux disposant d’une prise. C’est en autre pour être en mesure de desservir un nombre de clients plus important que Noos (ex-pariscable, ex-lyonnaire câble), a il y a deux ans divisé par 4 la bande passante autorisée à ses clients. Même s’ils ont officiellement invoqué d’autres raisons... hélas, non , si vous vous basez sur les explications de Noos au sujet de cette histoire vous arriverez aux mêmes conclusions qu’eux , j’ai quelques éléments 1/ Cybercable n’avait pas assez de bande passante en sortie : le projet etait gérée par des equipes techniques issues du monde de l’eau (lyonnaise), pas tres compétents : ils n’ont jamais reussi a couper les abonnements des soit-disant 30 personnes qui consommaient 80% des ressources : dans le petit monde de l’internet Francais , Noos ou Cybercable est la réference absolue de l’incompétence technique et marketing. 2/ au meme moment FT (actionnaire de pariscable) lancait l’ADSL a .... 512 Kbit sur Paris , il y aurait eu un pacte d’actionnaire entre Parisable et FT sur le theme : on ne se concurrence pas sur le débit. Cela m’a été affirmé par une personne qui a eu accès indirectement a un document FT prouvant cela. BD a écrit : J’ai simplifié un peu, car dans la pratique, il y a physiquement plus d’un câble, mais l’idée générale subsiste : Dans le câble, on partage, ce qui entraîne saturation et limitation de la bande passante maximale théorique. En ADSL cela revient au meme schéma : il suffit que quelques utilisateurs saturent la voie de sortie dans une zone géographique donnée pour gener d’autres utilisateurs (les utilisateurs de l’ADSL se plaingnent d’ailleurs de sous-dimensionnement locaux ). Sur un réseau cablé bien construit , on ne sature qu’une partie du réseau. Et de plus les dernieres normes apparues (Docsis ) permettent un meilleur controle de la consommation de bande passante en upload, jsutement pour réduire les risques. Globalement sur un ISP , il suffit de peu d’utilisateurs pour saturer un réseau : je me base sur mon expérience de 6 ans dans ce domaine , et je peux vous dire, qu’en gros c’est le jeu du chat et de la souris en permanence, surtout si on a un réseau sous dimensionné. La technologie câble a considerablement evolué, les conditions du marché aussi.D’ailleurs tout cela sera discuté devant un juge : Luccas va poursuivre Noos en justice ( 2ieme procès) , et tout cela sera étalé sur la place publique. L’avenir du très haut débit passe par la fibre optique jusque chez l’abonné Je ne vais donc pas répondre en rentrant trop dans les détails techniques. Ceci dit : - Haut débit par le téléphone : Il est exact qu’après le central téléphonique le prestataire Internet peut mal faire son travail, et que France Telecom peut dans certains cas laisser ses équipements dans un état de saturation. Mais quand c’est bien fait, ça marche et cette technologie à réellement la capacité faire du haut débit pour tous. Et pourra dans l’avenir monter largement au delà des limites actuelles, dans les villes du moins, en plaçant les équipements Internet de FT non plus au niveau du central téléphonique, mais dans les répartiteurs de quartier (ces plaques rectangulaires sous les trottoirs environ tous les 200m). - Haut débit par le câble pour 8 à 10 millions de personnes : Le réseau câble a été architecturé et dimensionné pour envoyer le même message (le programme de télé) à tout le monde ; seules des rustines techniques lui permettent de faire de l’Internet (sauf pour les réseaux construits très récemment, avec Internet comme but) : - Contrairement à ce que vous affirmiez, il n’est pas viable de permettre à 8 à 10 millions de français d’accéder à l’Internet haut-débit à travers les réseaux construits pour le plan câble, et c’est le point auquel je souhaitais répondre. - Confidentialité du haut débit : Câble contre ADSL (ADSL = Internet haut débit par ligne téléphonique). Dans l’ADSL, un client ne reçoit QUE les paquets qui lui sont destinés. Rien d’autre. La confidentialité est garantie par l’architecture, même si c’est vrai que la confidentialité est une chaîne, et qu’un autre maillon de la chaîne, plus en aval, peut éventuellement être mal conçu et attaquable. Néanmoins la technologie ADSL en elle-même garanti la confidentialité, pour la partie du réseau qu’elle gère. Tout au contraire, dans le câble, les paquets sont envoyés à tous les abonnés partageant le même câble. C’est une technologie intrinsèquement dangereuse en terme de confidentialité, car il suffit de savoir comment procéder pour lire les paquets destinés aux autres. C’est précisément pour cette raison que sur les modems-câble récents (et ceux là seuls...), a été mis en place un cryptage LEGER (40 ou 56 bits) des paquets, afin de rassurer les clients. Le cryptage est si léger qu’il est possible de le casser en temps réel avec un équipement que n’importe quel bidouilleur talentueux peut bricoler en quelques jours de travail. Enfin, l’avenir du très haut débit passe par la fibre optique jusque chez l’abonné. A l’heure actuelle, le réseau en fibre optique le plus proche du client est celui d’EDF (la fibre optique va jusque sur les transformateurs de quartier, soit à environ 150 mètres de chez vous, du moins dans les villes). Ce réseau est colossalement sous-exploité et là réside le vrai gâchis. Je plaide pour que : a) dans la construction de nouveaux immeubles, ou lors de rénovations, on installe de la fibre optique jusque chez le client final, raccordée : c) pour les autres immeubles, que l’on autorise EDF (ou n’importe quel autre exploitant commercial) à faire passer de l’internet sur les câbles électriques loués à EDF, entre le poste client et le transformateur de quartier, le reste du parcours étant en fibre optique. La bande passante internet offerte aujourd’hui par cette approche est de l’ordre de 3 fois celle offerte par le câble actuellement. c) enfin, que cet exploitant ou EDF fasse une offre aux immeubles anciens pour ajouter de la fibre optique entre le transformateur de quartier et le client. Avec une connectique adaptée (câble électrique et fibre optique dans la même gaine), voilà qui nous coûtera moins cher que feu le plan câble, et dotera progressivement notre pays d’une architecture moderne de communication à très haut débit pour tous. Dans la mesure ou la généralisation de cette approche permettra à EDF de faire du relevé à distance des compteurs électriques, je suppute même (à vérifier) que l’opération fibre optique chez le client final peut être financée par l’économie générée en 10-15 ans sur les coûteux et préhistoriques relevés manuels. pourquoi pas 800 000 ou un million ? Oups, je ne veux pas mettre 10 millions de personnes sur le cable, mais je m’etonne que les entreprises commerciales actuelles Noos (Suez ) / Numericable (filliale de Canal + ), et France Telecom cable n’aient pas reussi a vendre plus de 3% de ces prises pour l’internet. Alors que dans d’autres pays , ce taux atteint 10 a 20%. Comment procéder pour lire les paquets destinés aux autres. C’est précisément pour cette raison que sur les modems-câble récents (et ceux là seuls...), a été mis en place un cryptage LEGER (40 ou 56 bits) des paquets, afin de rassurer les clients. Le cryptage est si léger qu’il est possible de le casser en temps réel avec un équipement que n’importe quel bidouilleur talentueux peut bricoler en quelques jours de travail. Il faudra des equipements assez poussés au bidouilleur pour arriver a ses fins, et entre autre manier le fer a souder : c’est bien plus compliqué que de fabriquer un décodeur canal + le jeu en vaut il la chandelle ? Il est plus facile de recuperer des données sur l’ordinateur de quelqu’un en lui envoyant des " troyens " (programmes de type ’virus’, qui vont voler des informations sur le micro et les envoyer a un tiers à l’insu de leur légitime propriétaire). Et l’architecture ? Ce qui me frappe le plus dans ces échanges, c’est leur cote quantitatif (débits). Je crois cependant important de le souligner. Si le quantitatif est important (je ne veux pas minimiser), il ne peut que se resoudre a la longue. A la difference d’autres problemes qui ne peuvent qu’empirer quand on ne les traite pas ... Je me preoccupe beucoup plus, et c’est infiniment plus politique du qualitatif. Quel reseau, controlé comment, pour qui, par qui, dans quel but. Cette question de la distinction de upload et download, c.a.d. du debit descendant (chez l’usager) ou montant (vers le reseau) est importante ... Il est manifeste que le souhait de certains operateurs est de transformer l’internaute en consommateur (download) et de decourager les producteurs (upload) qui font concurrence aux fournisseurs commerciaux de ressource et gaspille le temps de internautes en les attirant vers des sites non-commerciaux. Il faut se rappeler que la denree la plus rare et demandée dans le systeme, celle qui se vend le mieux, c’est le temps et l’attention des internautes. Commentant les interventions des representant de l’industrie de l’Internet dans une grande conference (je n’ai plus les details), un internaute se plaignait de leur manque de vision et d’analyse ... ils n’avaient meme pas evoque le peer-to-peer. Excellente vision bien au contraire ... le peer-to-peer (l’echange directe entre usagers), ils n’en veulent pas, et comme ils comptent bien faire la loi, ils n’avaient aucune raison d’en parler. BL |
||
|
|
||