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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Propriété intellectuelle > Le PS et la copie privée (janvier 2002) | |
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Première publication : 31 janvier 2002, mise en ligne: jeudi 31 janvier 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF En janvier 2002, le Monde informatique a adressé une batterie de questions au Parti socialiste. Dont une une le piratage et la copie privée Faut-il taxer les supports vierges de stockage de données numériques (disques durs, CD-R enregistrables...) pour lutter contre la copie sauvage ? Selon quelles modalités ? N’est-ce pas plutôt donner une légitimité au piratage ? Il ne faut pas tout mélanger : il existe un système, qui a largement fait ses preuves et existe dans de nombreux Etats dans le monde, en Europe (Allemagne par exemple) mais aussi en Amérique (Canada) et qui vise à reconnaître un droit à la copie privée, par exception au principe général du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle. Le système prévoit, ce qui est la moindre des choses, une contrepartie pour les ayant-droits qui renoncent à leur pouvoir d’autoriser préalablement la copie, sous la forme d’un prélèvement forfaitaire sur les supports qui servent à effectuer ces copies. Cela fonctionne très bien depuis longtemps pour les cassettes audio, les VHS, etc., sans que les consommateurs ne s’en plaignent, ni même, d’ailleurs, sans qu’ils en soient conscients, et permet une rémunération des ayants-droits et un soutien à la création. Cela a été adapté à l’essor du numérique par l’extension du système aux supports tels que les DAT. Cette adaptation est normale et doit être envisagée au cas par cas, avec une forte concertation, de manière transparente, pour conserver des taux de prélèvement raisonnables, en tenant compte de la diversité croissante des usages pour un même support, notamment des usages professionnels. A la différence des supports d’enregistrement amovibles, les supports intégrés posent des questions nouvelles :
L’avis des acteurs doit, en ce domaine comme ailleurs, être bien mesuré : une partie de l’industrie logicielle est résolument hostile à la reconnaissance d’un droit à la copie privée s’agissant du logiciel. La lutte contre la contrefaçon reste à ce titre une ligne d’action essentielle.
Un toilettage du régime de la copie privée et du code de propriété intellectuelle fait partie des pistes à privilégier, au terme d’une consultation de toutes les parties.
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