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Première publication : 5 mars 2002, mise en ligne: mardi 5 mars 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Pistes a) Le VECAM et plusieurs organsations issues de la société civile ont formulé toute une serie de propositions lors du sommet du G8 www.vecam.org/dotforce.htm b) l y a aussi le projet de taxe sur les noms de domaine c) L’AFD finance des projets de développement. d) Voir aussi ce rapport. TIC et santé publique Il faut se poser la question de l’amélioration possible de la santé publique dans les PVD, pour laquelle internet peut avoir un rôle (en terme de rapidité de réaction lors du développement d’épidémies ou de catastrophes locales, mais aussi de façon plus générale pour l’accès aux médicaments -depuis que l’article 31 des accords ADPICs a montré son efficacité-). Le rapport Sachs/Cohen est sur ce point éclairant : Développement logiciel et développement Les pays du sud peuvent mobiliser leur intelligence sur la production de logiciels. Pourquoi ne pas proposer un grand plan d’aide et de soutien de partenariat entre la France, l’Europe et les pays du sud en matière de nouvelles technologies. Cela me gène aux entournures que l’on revendique une machine pour 5 élèves en France et que l’on ne soit pas revendicatif pour que les technologies soient au profit des plus déshérités de la planète également. (Je ne suis pas complétement naif, un brun utopiste ). Comment faire en sorte que de la richesse immatérielle soit produite dans les pays du sud ? Clairement, produire au sud pour vendre au nord. Une programmation ambitieuse de transfert de développements informatiques est nécessaire en s’appuyant sur des centres d’informatiques à créer ou développer. Malheureusement, on peut citer des amorces, mais bien faibles. Comment faire pour que les pays d’Afrique gagnent de l’argent avec des développements logiciels. Voilà une question qu’il faut peut-être se poser. AJ Le Sud paye un lourd tribut en licences logicielles Gagner de l’argent par l’informatique serait une bonne chose. Mais il faudrait surtout qu’elle commence par ne pas en perdre. A l’heure actuelle, les pays africains qui s’informatisent depensent une fortune en devises fortes pour acquerir des licences logicielles. Et plus elle developpereont une industrie informatique, plus le co^ut des licences sera eleve (en raison d’une intensification de la lutte contre le piratage). Et il faut aussi plus de bande passante Internet accessible facilement et a un prix raisonnable. J’ai des collaborations a ce sujet avec des pays africains (Tunisie et Maroc), essentiellement a leurs frais, ce qui prouve qu’ils sont tres demandeurs. Le logiciel libre est un moyen d’aider ces pays de facon significative sans que cela nous coute beaucoup ... et de nous aider nous memes par la meme occasion. A cet egard, et pour generaliser, le deploiment de la creation et de l’acces a des ressources libres, ressources pedagogiques, ressources scientifiques, logiciels, etc ... devrait etre un theme majeur d’un sommet de la Francophonie ... car c’est sans doute l’une des facons les plus efficace de defendre la francophonie en etant reellement utile a ces pays. Pillage de cerveaux... La ressource première est le cerveau. C’est lui qui produit la connaissance, ou le logiciel. Les pays ont peu de très bons cerveaux (excusez cette instrumentalisation délibéré, car ce sont en fait des êtres humains, et non de simples ressources). Les sélectionner et les éduquer coûte cher. Le fait est que - brevet ou pas brevet - il est relativement facile de les voler en les attirant avec des salaires ou des conditions de travail supérieurs. C’est par exemple beaucoup plus facile pour un pays comme les USA qui ne se donne pas la peine d’éduquer décemment sa propre population, et préfère utiliser l’argent au bénéfice des plus riches (en montant leurs salaires) et des laboratoires. Ils peuvent ainsi voler les meilleurs cerveaux dans les autres pays (notamment l’Inde). Une fois émigrés, gratuitement, ces mêmes cerveaux produisent des résultats, des techniques ou des programmes qui eux restent confinés au bénéfice de l’économie d’accueil ... et leurs pays d’origine doivent payer des licences s’ils veulent pouvoir utiliser ces connaissances dont ils ont contribué à former la source. A coté de cela, il y a ce mythe que, grâce au brevet, les petits ou les pays en développement vont développer des techniques qui leur rapporteront de l’argent et leur permettront de rattraper les grands. C’est oublier que les autres ont aussi des brevets pour les bloquer, bien plus, et qu’ils feront tout pour que le flux financier aille dans le sens habituel. Historiquement, le brevet favorise les économies les mieux installées, de même qu’il favorise généralement les grands groupes au détriment des PME (même s’il existe, bien naturellement, des contre-exemples ponctuels). Cela est confirmé par diverses études économiques, et il n’en existe pas à ma connaissance qui aient des conclusions contraires Les logiciels libres leur permettraient une indépendance technologique en leur offrant d’acquérir par la connaissance complète des outils un véritable savoir technique et une réelle maîtrise de ces outils. Ces pays ont ainsi les moyens d’offrir, au moins en ce qui concerne les logiciels informatiques, les meilleurs outils à leurs ingénieurs, et ils ont donc un peu plus de chance de les garder. Ils peuvent aussi développer une activité informatique locale, fondée sur la main d’oeuvre locale, sans se saigner au niveau du commerce extérieur pour payer des licences en devises fortes. Je sais que la Tunisie, par exemple, est extrèmement sensible à cet argument, car elle dispose de plus de compétences que de devises. TIC et microcrédit Certains opposent l’aide classique via l’aide publique au développement et le micro-crédit, réputé plus "libéral". Ce n’est pas forcément pertinent, je pense quant à moi Ci-dessous quelques chiffres sur ce qu’on me dit qu’on peut faire, via le micro-crédit (je n’ai pas vérifié), et en quoi les TIC sont un outil pertinent pour cela ; ils ne "7000 institutions de microfinance (IMF) touchent plus de 20 millions de personnes dans le monde. Au Bangladesh la Grameen Bank seule touche plus de 2,5 millions de personnes, en 20 ans, 30% de ces clients sont sortis de la pauvrete, 30 autres sont en train de sortir de la plus grande pauvrete grace a l’action de la Banque. Les TIC sont un instrument fondamental facilitant le • Le palm pilot par exemple permet a des centaines d’agents de credit de SKS Microcredit, une institution de microfinance indienne, de tenir avec precision les • Internet permet a AlAmana une IMF touchant plus de La microfinance finance de nombreux projets, deux exemples de projets lies au TIC • Grameen Bank au Bangladesh proposent des microcredits a des femmes empruntant pour louer des telephones portables que sous loue a des clientes dans leur village Limites du microcredit ... Les nouvelles technologies et l’aide aux pays du sud afin de les aider à gérer le micro-crédit, pourquoi pas. Il faut certes des projets très terre à terre et pragmatiques. Projet de taxe sur les noms de domaine. "La taxation des noms de domaines a un caractère essentiellement pragmatique, pour faire face au court terme : c’est un moyen réalisable rapidement, pourvu qu’on le veuille, d’obtenir des moyens nécessaires à aider à un développement plus équitable de l’internet dont on peut exiger qu’ils soient gérés par un organisme dans lequel le pouvoir de décision soit confié à ceux dont les besoins sont les plus grands. Les déséquilibres sont considérables et s’amplifient de jour en jour. Il me semble qu’un montant plancher très bas (moins de 5 euros) devrait être appliqué à tous les noms de domaines, pour signifier que la solidarité concerne chacun et qu’ensuite une contribution supplémentaire serait prélévée selon une grille faisant intervenir les paramètres ci-dessus. Le rendement de la taxe serait évidemment largement dépendant de cette grille. Propositions Vecam pour dotforce G8
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