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Première publication : 17 mars 2002, mise en ligne: dimanche 17 mars 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF
Lionel Jospin Nous avons fait de la réduction du fossé numérique notre première priorité. D’abord à l’école. Savez-vous que, à la fin de cette année, tous les élèves de troisième passeront le " B2I ", le Brevet informatique et internet ? Tous les résultats obtenus ne sont, à mes yeux, qu’un premier acte. Il faut aller plus loin encore. À l’école, par exemple, il faut renforcer la formation des enseignants à internet et développer l’équipement. Parti socialiste Un " programme Internet 2 " de l’école primaire à l’université Le parti socialiste souhaite que l’informatique, l’internet et les contenus multimédias soient de plus en plus intégrés au quotidien des élèves, des étudiants et de leurs professeurs. Pour cela, une série de propositions sont avancées : • l’effort doit redoubler pour atteindre, dans le primaire, un ordinateur et un accès réseau pour 5 élèves dans les classes ; la présence continue de l’enseignant, la flexibilité de la journée d’études dans le primaire et l’importance du premier contact avec les outils de la société de l’information rendent prioritaires la disponibilité du matériel dans la classe. • au collège, il s’agit d’atteindre un ordinateur et un accès réseau pour 3 élèves dans les classes pour 10 élèves dans des espaces en libre-service, de préférence accessibles aussi en dehors du temps scolaire ; • au lycée, un ordinateur et un accès réseau pour 2 élèves dans les classes, pour 5 élèves dans des espaces en libre-service, de préférence accessibles aussi en dehors du temps scolaire ; • à partir du secondaire, l’ordinateur devient progressivement un outil essentiel de réalisation de documents à la maison et d’accès à la documentation et à des offres de formation complémentaire ou de soutien scolaire à distance, depuis le domicile. Aujourd’hui, alors que plus de 40% des ménages d’enfants scolarisés seraient déjà équipés et que l’équipement dans les établissements scolaires a très fortement progressé, l’inégalité d’équipement devient un enjeu fort d’égalité. Dès lors, une mesure de soutien à l’équipement des familles d’enfants scolarisés dans le secondaire devrait être considérée, qui bénéficierait par exemple aux familles moins favorisées, titulaires de l’allocation de rentrée scolaire. • dans le supérieur, la mobilité des étudiants entre domicile, lieux d’enseignement et lieux d’étude, voire lieu de travail, doit être prise en compte. L’ordinateur devient, de plus, un outil personnel indispensable, tant pour l’élaboration des travaux demandés que pour l’accès aux sources d’information et à l’échange par l’internet. L’objectif à atteindre rapidement est donc d’équiper chaque étudiant d’un ordinateur portable en favorisant l’équipement rapide, soutenu financièrement, à partir de la première année universitaire. • Chaque étudiant doit en outre disposer d’un accès réseau à haut débit dans tous les lieux de l’établissement, en développant des accès ergonomiques tels que les accès sans fil par la mise en place de réseaux à haut débit sans fil à l’échelle de campus universitaires ou de grandes écoles. Des mesures d’accompagnement technique et humain sont indispensables : • Les technologies de réseau sans fil devront être rapidement testées dans ce but. Un tel plan devra naturellement permettre à des collectivités territoriales d’aller au delà de ces objectifs, partout où elles le souhaiteront. • En complément des investissements matériels, l’investissement dans les contenus multimédia éducatifs doit être renforcé. Jacques Chirac Mes priorités sont d’achever l’équipement, dans les établissements scolaires mais également des élèves et des étudiants et de développer l’usage qu’il en est fait dans l’enseignement. Un ordinateur pour trois élèves dans les établissements scolaires. Un ordinateur par étudiant à l’université et un ordinateur par famille, tels sont les objectifs que nous devons nous fixer d’ici 2007. Les nouvelles technologies peuvent permettre de moderniser et d’enrichir l’enseignement et les méthodes pédagogiques. Les enseignants doivent y être pleinement formés. Jean-Pierre Chevènement Mieux utiliser les nouvelles technologies dans l’enseignement et former les élèves à ces nouveaux outils Les nouvelles technologies, bien utilisées, constituent des outils indéniablement forts utiles pour l’enseignement. Elles autorisent l’accès direct des élèves à des sources documentaires, transforment et favorisent la réalisation de projets personnels. Les logiciels éducatifs de simulation et de calcul permettent aux élèves de réaliser des " expérimentations virtuelles " et d’apprendre chacun à son rythme. La mise en réseau est porteuse de nombreuses innovations pédagogiques. Les NTIC peuvent être mises à contribution de multiples manières, à la condition de ne pas en faire un gadget et toujours pour une finalité pédagogique pré-existante. Par contre, elles ne sauraient évidement remplacer les enseignants ou éviter aux élèves l’effort indispensable à l’apprentissage. Il convient de poursuivre et d’intensifier l’effort mené en faveur de l’équipement de l’ensemble des établissements scolaires en matériel informatique, leur câblage et leur raccordement à Internet, sur le réseau Renater là où c’est possible. La création de logiciels pédagogiques et de contenus multimédias éducatifs sera encouragée, en les plaçant quand c’est possible sous des licences d’exploitation " libres " pour aider à leur large diffusion, et en premier lieu auprès des élèves eux-mêmes. Cet effort sera fait en synergie avec l’action menée par les différentes institutions de coopération francophone. Former les enseignants aux nouvelles technologies est un impératif pour l’intégration de ces outils dans le champ pédagogique ; il convient donc d’amplifier les initiatives déjà existantes en ce domaine en mettant en oeuvre un effort de formation massif. La familiarité avec les nouvelles technologies de l’information est aujourd’hui indispensable à l’insertion civile et professionnelle et un enseignement spécifique est nécessaire dans le secondaire. La création d’un CAPES et d’une agrégation d’informatique permettra de disposer d’un personnel formé, au statut reconnu, qui sera chargé de l’enseignement spécifique en informatique et facilitera la mise en oeuvre des matériels et des réseaux. François Bayrou Généraliser les TIC dans les programmes officiels d’enseignement. Chaque école devra se doter d’un plan d’intégration des TIC, afin d’assurer l’accès de tous les élèves aux TIC dans le cadre d’activités disciplinaires diverses, sélectionnées par le Ministère de l’Education Nationale qui devra, en outre, seconder financièrement les communes dans leurs efforts d’équipement et former ses professeurs. Un plan e-manuel et e-cartable doit être lancé. |
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