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# Synthèse des propositions du Parti Socialiste (29 janvier 2002)
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# 2 - Développer une vie démocratique et des services publics électroniques de proximité
# 3 - Faire de la France l’économie numérique la plus dynamique d’Europe
Economie numérique, création d’entreprises, R&D
Première publication : 17 mars 2002, mise en ligne: dimanche 17 mars 2002

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Lionel Jospin
Interview au Nouvel hebdo, 20 décembre 2001

En 1997, notre pays était largement à l’écart du mouvement déjà engagé chez nos voisins, en particulier à cause de l’inertie des pouvoirs publics d’alors. La situation était d’autant plus inacceptable que la France est une nation d’excellence technologique.

La création des bons de part de créateurs d’entreprises et de fonds publics de capital-risque ou, tout récemment, la forte réduction du coût des licences UMTS, ont également permis d’épauler les acteurs de l’innovation.

Aujourd’hui, j’ai l’ambition que notre pays devienne l’économie numérique la plus dynamique d’Europe. Je suis convaincu que nous pouvons y arriver.

Parti socialiste
Décembre 2002

• La France compte parmi ses entreprises quelques-uns des fleurons de l’industrie des technologies de l’information (...)

• La France est régulièrement citée pour son attractivité, en particulier technologique, la qualité de sa recherche et de sa formation, de ses infrastructures de télécommunications, etc.

• La France est au 4ème rang mondial pour les dépenses publiques de recherche et développement dans les secteurs innovants. (...)

Pour faire de la France l’économie numérique la plus dynamique d’Europe, il faut en premier lieu être à la pointe de l’innovation et de la créativité

Propositions

• renforcer encore le soutien à la formation de compétences en informatique et la recherche publique et privée dans ces secteurs, continuer d’accompagner les créateurs d’entreprises, notamment pour leur financement.

• La circulation de chercheurs étrangers de haut niveau dans les technologies de l’information doit être facilitée.

• l’internet à haut débit sur l’ensemble du territoire décrit la partie de ce document consacrée à l’aménagement du territoire doit être considéré comme un levier déterminant pour aller plus vite et plus loin dans le développement de technologies numériques de pointe.

• Les expérimentations de technologies alternatives fixes et sans fil devront ainsi être mises en œuvre à grande échelle, en partenariat avec les acteurs privés fédérés au sein des réseaux technologiques déjà opérationnels.

• Une priorité devra être accordée à des expérimentations de très haut débit destinées à tester les services apportant plusieurs dizaines de mégabits chez l’utilisateur final.

• Les initiatives portant sur la recherche relative aux nouveaux usages des technologies de l’information devront être soutenues.

• Le recours au Conseil stratégique pour les technologies de l’information et aux consultations avec les professionnels devra être développé.

• il faut enfin poursuivre la diffusion de la culture numérique dans l’ensemble de l’économie et notamment dans les secteurs les plus traditionnels qui ne doivent pas rester au bord du chemin. Des actions complémentaires de sensibilisation et de formation dans le tissu des PME et notamment des très petites entreprises devront être engagées.

Favoriser l’essor des solutions nouvelles dans le domaine logiciel et l’indépendance stratégique de l’Europe pour les standards techniques

Les principales activités stratégiques de la vie économique comme de l’activité administrative reposent désormais sur des logiciels : gestion des organisations, production, recherche, création, etc.

C’est donc un enjeu stratégique du développement de la société de l’information. Chacun doit pouvoir utiliser les logiciels avec une parfaite confiance et une information complète sur les usages qui peuvent être faits des données personnelles que ceux-ci gèrent.

Propositions

• Dans le secteur du logiciel, il appartient aux pouvoirs publics, en France et en Europe, de faire prévaloir les principes d’interopérabilité et de droit à la compatibilité et de promouvoir les standards ouverts, notamment dans l’administration et plus largement dans le secteur public, comme dans le système éducatif.

• le libre choix par les utilisateurs des logiciels installés sur les ordinateurs, la facilité d’utilisation de ceux-ci, la capacité de les personnaliser, les standards ouverts, le droit à la compatibilité sont des éléments essentiels pour garantir la diffusion des technologies de l’information et de la communication.

• La France doit inciter l’Europe à assurer son indépendance dans les domaines stratégiques tels que les standards, les normes et les infrastructures de réseau. En particulier, s’agissant de l’internet, pour la gestion des serveurs racines et la détermination des règles de gestion des noms de domaine.

Accélérer la concurrence et la baisse des tarifs des télécommunications

Voir Accélérer la concurrence et la baisse des tarifs des télécommunications

Voir aussi
Brevetabilité du logiciel
Logiciel libre

Jacques Chirac
Interview Journal du Net

Je suis donc plus que jamais convaincu de l’importance de libérer les initiatives afin que la créativité, l’imagination, le dynamisme de nos entrepreneurs puissent se déployer dans tous les secteurs économiques. Cela implique un allègement important des obstacles et des contraintes. Je souhaite réunir les partenaires sociaux pour organiser un "Grenelle des simplifications administratives". Je suis également favorable à la création d’un médiateur des entreprises dans chaque département. Un soutien actif à la création d’entreprise est également nécessaire.

Cela suppose, enfin et surtout, que la réussite professionnelle et financière ne soit plus suspectée et donc pénalisée, honteuse et découragée.(...)

J’ai indiqué ma volonté d’engager un effort massif en faveur de la création d’entreprises, avec comme objectif "un million d’entreprises en plus" sur cinq ans. Je compte relever le défi en appliquant le principe "Pas de taxes, ni de charges avant le premier euro de chiffre d’affaires". Il faut donner de nouveaux droits aux entrepreneurs.

Dans notre pays, plus on prend de risques, moins on est protégé. Il serait souhaitable notamment que les créateurs d’entreprises puissent bénéficier de l’assurance-chômage et qu’une distinction puisse être faite entre leur patrimoine privé et le patrimoine affecté à l’entreprise.

Des efforts importants doivent également être faits pour dégager des financements, ce sont eux qui ont permis le formidable boom que nous avons connus sous la génération start up. Je veux renforcer les incitations fiscales pour orienter l’épargne de proximité vers l’investissement dans les nouvelles entreprises. Il faut élargir le dispositif de la loi Madelin en favorisant les investisseurs providentiels, les business angels.

Je souhaite plus généralement ramener la fiscalité des entreprises françaises au niveau de la moyenne européenne et assouplir par la négociation les 35 heures pour les salariés qui le souhaitent. Ainsi nos entreprises cesseront d’être pénalisées dans la compétition internationale, et l’emploi ne se délocalisera plus à l’étranger. La fiscalité française doit être juste et non confiscatoire. Je souhaite une réforme de grande ampleur de l’impôt sur le revenu et celle des mécanismes d’intéressement au bénéfice des créateurs d’entreprises ou de leurs salariés.

Si, dans la high tech, les entreprises nouvelles bénéficieront de ce plan général, elles devront faire par ailleurs l’objet d’une attention toute particulière, en raison des enjeux colossaux de ce domaine pour le dynamisme de notre économie dans les années à venir. Seul un Plan de mobilisation nationale pour l’innovation nous permettra de le relever. Outre un effort significatif en faveur de la recherche publique et privée - l’objectif étant de consacrer dans dix ans 3 % du PIB à la recherche développement, soit un effort supplémentaire de 50 % par rapport à la situation actuelle -, ce plan devra prévoir un statut de la jeune entreprise innovante qui est avide de meilleures relations entre entreprises et chercheurs publics. (.....)

C’est ce grand plan de mobilisation nationale pour l’innovation dont j’ai parlé qui doit permettre de redynamiser les investissements technologiques. J’ai l’ambition de faire de la France le premier pays en Europe pour l’innovation. Je veux qu’on puisse venir s’installer en France pour créer de l’activité et des emplois. Je suis sûr qu’une telle ambition est partagée par les Français qui voient tous les bénéfices pour eux-mêmes et pour l’image de notre pays.

La recherche privée doit être favorisée ; le statut de la jeune entreprise innovante qui consacre la moitié de ses dépenses en recherche le permettra.

L’investissement dans la recherche publique ne doit pas pour autant être ralenti. Il peut compenser les difficultés des entreprises en période de ralentissement. Il peut et doit surtout leur profiter grâce à un resserrement des liens avec les entreprises. Il est grand temps, dans le monde de la recherche comme ailleurs, de faire tomber les murs étanches et souvent idéologiques qui séparent privé et public. Le combat pour l’innovation doit au contraire être l’occasion de voir ensemble la France en grand.

Jean-Pierre Chevènement
Propositions pour la société de l’information

Accentuer l’effort de recherche et de développement et soutenir notre industrie dans le domaine des nouvelles technologies de l’information

Renforcer nos moyens de recherche et de développement est une nécessité tant économique que pour le rayonnement international du pays. Il nous faut accroître les moyens de la recherche publique, renforcer ses interactions avec le tissu économique et encourager les entreprises à un effort accru de recherche et développement. Dans le cadre de cette politique générale, les nouvelles technologies de l’information et de la communication constitueront l’un des domaines sur lesquels les efforts devront se porter en priorité.

Actuellement, le coût souvent très élevé des revues scientifiques restreint leur diffusion, ce qui pose en particulier un réel problème aux chercheurs et étudiants des pays en voie de développement. L’essor des NTIC permet de poser le principe de l’accès gratuit en ligne à toute la littérature scientifique, bien commun de l’humanité. Pour cela, on aidera grâce à des fonds publics la création et le développement de revues scientifiques gratuites en ligne.

Au moment où les Etats-Unis s’apprêtent à subventionner massivement leurs industries dans les nouvelles technologies par l’augmentation de leur budget de défense, nous devons mener une réelle politique industrielle et aider nos entreprises.
Cet effort se traduira par des commandes publiques, y compris dans le domaine militaire, par le financement de grands projets d’infrastructures comme le système européen Galileo de géo-localisation par satellite ou le développement de réseaux à très haut débit, et par un soutien aux groupes industriels français.

François Bayrou
Accélérer l’entrée de la France dans la société de l’information

Redynamiser la Recherche publique.

Le nombre de chercheurs pour 1.000 habitants est estimé à 6,14 en France. Il est inférieur à celui des Etats-Unis (8,08). La croissance du nombre de chercheurs en France est deux fois plus faible qu’en Europe, et trois fois plus faible qu’aux Etats-Unis.
La dépense de recherche, rapportée au PIB, diminue (2,4 % en 1990, 2,2 % en 2000) alors qu’elle augmente dans tous les autres pays. En Suède, le montant annuel investi par l’Etat dans la Recherche et le développement représente 4% du PIB.
Nous avons besoin d’une politique de coordination et d’un renforcement de la coopération européenne, avec l’adoption d’un véritable statut du chercheur européen et la simplification du système européen des brevets.

Harmoniser les systèmes fiscaux européens et soutenir la nouvelle économie

Une étude réalisée par le Gartner Group pour le compte de CISCO SYSTEMS, démontre que l’économie Internet en Europe continue de croître : de 53 milliards de dollars américains en 1999, elle devrait passer à une valeur de 1200 milliards de dollars en 2004. En raison de son retard, c’est l’économie Internet française qui croîtra le plus vite, suivie de l’Italie, de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

Pour réussir l’économie de l’Internet, l’Europe doit développer les actions suivantes : sensibilisation et formation, cadre législatif et réglementaire commun, infrastructures de télécommunications et coûts d’accès raisonnables, pénétration des équipements d’accès, systèmes de paiement adaptés.

En France, les jeunes pousses doivent être exonérées d’impôt sur les sociétés et leurs charges diminuées jusqu’à ce qu’elles aient réalisé leurs premiers bénéfices. Le droit du travail doit être adapté à la nécessité de mobilité de ce secteur aussi bien dans l’intérêt des salariés que des employeurs.

Noel Mamère
Pour un internet libre, citoyen et solidaire

Aider au développement d’initiatives éthiques, solidaires et associatives dans le domaine économique, culturel et social.

Soutien spécifique à la création d’entreprises Internet utilisant le logiciel libre.



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